Confondateur du Limoges CSP, Jean-Claude Biojout n’est plus

Jean-Claude Biojout n’est plus
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À partir de 5€Essai gratuitCe lundi est un lundi noir au Limoges CSP, et plus largement pour le basket français. Comme nous en informe Matthieu Marot du Populaire du Centre, le Cercle Saint-Pierre a perdu aujourd’hui l’un de ses cofondateurs : Jean-Claude Biojout, à l’âge de 87 ans.
Artisan de l’âge d’or du Limoges CSP
Moins présent médiatiquement que son compère de toujours Xavier Popelier, il n’en fut pas moins une pièce maîtresse de l’édifice limougeaud, dans les coulisses administratives et financières, pour transformer un simple patronage de quartier en une puissance continentale.
Né en 1939 à Limoges, Jean-Claude Biojout était avant tout enfant du quartier des Coutures. Avec le « sang vert ». Entré au club dès l’âge de 9 ans, il en fut d’abord le meneur de jeu et le capitaine durant les années 1950, avant de prendre un tournant décisif pour l’avenir du basket français. En 1961, aux côtés de Xavier Popelier, il décide de reprendre les rênes du Cercle Saint-Pierre avec une ambition alors jugée folle pour l’époque : hisser le club en Nationale 1.
Sous sa houlette, le CSP a entamé une ascension fulgurante, gravissant les échelons un à un, de la régionale jusqu’à l’élite, atteinte en 1978. Son mandat a été marqué par une réussite insolente : deux Coupes Korać (1982, 1983), une Coupe des Coupes (1988) et six titres de champion de France.
« Le Limoges CSP était ma raison de vivre »
Bien qu’il se soit retiré officiellement en 1991, il avait laissé ce qu’il appelait un « testament financier » permettant au club de rester au sommet jusqu’à la fin de la décennie. En simple spectateur, payant sa propre place, il avait assisté au sacre suprême de 1993 à Athènes, toujours dans la discrétion, au point de refuser les invitations. « Le Limoges CSP était ma raison de vivre », confiait-il encore avec émotion à nos confrères, lors des célébrations des trente ans du titre européen, lui qui ne supportait pas de voir son club de cœur malmené par les crises successives.
Jusqu’à ses derniers instants, ce passionné gardait un œil acéré sur l’actualité du club, n’hésitant pas à exprimer ses doutes sur certaines gestions passées qu’il jugeait dispendieuses. Très attaché à l’identité du CSP, il suivait avec attention les récentes restructurations et l’arrivée de nouveaux investisseurs, lui pour qui le sérieux budgétaire et l’amour du maillot devaient primer sur tout le reste. Avec sa disparition, c’est une part immense de la mémoire du basket français qui s’éteint, mais son héritage, gravé dans les fanions accrochés au plafond de Beaublanc, restera éternel.























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