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Courtside – Les Bleus avant la Slovénie : quels enseignements après la Serbie ?

Les Bleus avant la Slovénie ont achevé leur préparation par une double confrontation face à la Serbie, conclue par une défaite 90-87 à Belgrade puis une victoire 91-90 à Orléans. Dans ce nouvel épisode de Courtside, Gabriel Pantel-Jouve et Maxime Bodilis reviennent sur les premiers enseignements du rassemblement avant la reprise des qualifications à la Coupe du monde 2027.
Courtside – Les Bleus avant la Slovénie : quels enseignements après la Serbie ?

Timothé Luwawu-Cabarrot s’est montré contre la Serbie

Crédit photo : Tuan Nguyen
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Une victoire, une défaite et plusieurs pistes de réflexion pour Frédéric Fauthoux. Avant d’affronter la Slovénie à Bercy puis la Suède dans les qualifications à la Coupe du monde 2027, l’équipe de France a pu se mesurer à la Serbie de Nikola Jokic à deux reprises. Maxime Bodilis et Gabriel Pantel-Jouve reviennent sur cette double-confrontation dans le dernier épisode de Courtside.

Battus 90-87 à Belgrade, les Bleus ont pris leur revanche à Orléans (91-90), sur un panier de Jaylen Hoard dans les dernières secondes. Deux rencontres disputées après une préparation très courte et avec un groupe largement renouvelé, qui ont notamment permis au staff d’expérimenter différentes associations autour de Victor Wembanyama.

Des ajustements visibles entre Belgrade et Orléans

Sans tirer de conclusions définitives de deux rencontres amicales jouées en début de rassemblement, Gabriel Pantel-Jouve a surtout retenu l’évolution observée entre les deux matches. Les Bleus ont connu davantage de difficultés offensives à Belgrade avant de proposer un visage plus convaincant lors de la première moitié du match retour à Orléans.

La France a notamment compté jusqu’à 19 points d’avance à la mi-temps avant de laisser la Serbie revenir, au terme d’un troisième quart-temps beaucoup plus compliqué. La victoire au buzzer a donc davantage récompensé certaines bonnes séquences qu’une prestation totalement maîtrisée.

Pour Gabriel Pantel-Jouve, l’enjeu de ces rencontres était avant tout de tester des associations et d’identifier les joueurs capables de répondre aux besoins du staff. Sylvain Francisco a ainsi assumé une partie importante de la création, tandis que Jaylen Hoard et Timothé Luwawu-Cabarrot ont montré leur capacité à peser dans des rôles plus ciblés. Amine Noua s’est également illustré, notamment lors du premier match avec 14 points en seulement 15 minutes.

L’association Wembanyama – Gobert reste au centre des réflexions

Parmi les principaux sujets de cette double confrontation, l’utilisation simultanée de Victor Wembanyama et Rudy Gobert continue d’interroger. Leur association avait déjà été testée avec les Bleus en 2024 et n’a pas encore permis d’installer une réelle fluidité offensive.

Le deuxième match a offert d’autres configurations, avec davantage de minutes pour Victor Wembanyama au poste 5 et des associations jugées plus équilibrées. Amine Noua a notamment pu évoluer aux côtés de Rudy Gobert, tandis que Jaylen Hoard a également occupé le poste 4 auprès de Wembanyama.

Cette réflexion concerne aussi la répartition des minutes au poste de pivot. À Orléans, Rudy Gobert n’a joué qu’un peu moins de 13 minutes, tandis que Maxime Raynaud n’a passé que quelques instants sur le parquet. Dans un secteur intérieur particulièrement dense, les choix du staff seront l’un des dossiers à suivre jusqu’à la Coupe du monde 2027.

Les Bleus avant la Slovénie : trouver davantage de constance

Les deux matches face à la Serbie ont également rappelé les axes de progression des Tricolores. La France a encaissé 90 points lors de chacune des deux rencontres, concédé plusieurs secondes chances et perdu des ballons qui ont permis aux Serbes de courir.

Victor Wembanyama a lui-même reconnu avoir encore besoin de retrouver du rythme. Plus en vue à Orléans après un premier match moins abouti, l’intérieur français a notamment eu un impact important en défense, sans encore afficher une efficacité offensive constante sur l’ensemble de la rencontre.

À l’approche de la Slovénie, privée de Luka Doncic, l’objectif sera donc moins de chercher une performance individuelle particulière que d’étirer les bonnes séquences sur l’ensemble du match.

« J’aimerais voir du contenu qualitatif », résume Gabriel Pantel-Jouve dans Courtside. L’idée rejoint celle exprimée par Frédéric Fauthoux après le deuxième match face à la Serbie : parvenir à reproduire plus longtemps la qualité montrée durant la première mi-temps à Orléans.

Avec cinq victoires pour une défaite au moment d’aborder ce deuxième tour, la France reste dans une situation favorable dans la course à la Coupe du monde 2027. La Slovénie constituera désormais le premier véritable test de cette nouvelle séquence internationale, avant un déplacement en Suède devant près de 14 000 spectateurs.

Sylvain Sultat suit la NBA au quotidien, entre performances individuelles, dynamiques collectives et grandes histoires de la ligue. Sur BeBasket, il décrypte l’actualité américaine avec passion et régularité, toujours à l’affût des tendances qui font bouger le monde du basket.

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