
Crawford Palmer ne devrait pas conserver son poste à Limoges
Comme (trop) souvent ces dernières années, le Limoges CSP a fait sa révolution. Et le Cercle Saint-Pierre a évincé mardi son dixième entraîneur en… dix ans, avec Dario Gjergja, maître absolu du basket belge, mais bientôt renvoyé de Beaublanc, comme Kyle Milling, Alfred Julbe ou Jean-Marc Dupraz avant lui…
Toutefois, si Arnaud Tessier prendra place sur le banc limougeaud samedi contre Gravelines-Dunkerque, le grand ménage de printemps n’est pas encore complet à Limoges. Ainsi, le directeur sportif Crawford Palmer est toujours en place et devrait bien être présent ce week-end à Beaublanc. « Il n’est pas visé par la procédure », assure Thomas Jacquemier, le directeur exécutif du club, au Populaire du Centre.
Ce qui ne veut pas dire que l’ancien rookie américain de Fos-sur-Mer va s’éterniser longtemps dans son costume. Alors que nous vous annoncions mardi matin que Crawford Palmer était sur un siège éjectable, Le Populaire du Centre confirme en indiquant que le vice-champion olympique 2000 sera le prochain à partir. « Il y a une réflexion globale qui est menée », concède Thomas Jacquemier, toujours dans les colonnes du quotidien local.
Crawford Palmer paye ainsi quelques choix sportifs douteux sur les 18 derniers mois, comme le buy-out de 70 000 euros versé à Dabrowa Gornicza pour Souley Boum ou surtout la prolongation très précoce accordée à Dario Gjergja, avec une année supplémentaire (jusqu’en 2028) octroyée dès le début du mois de novembre, qui risque de gréver un peu plus les finances du club.
Pour remplacer le Franco-Américain, Le Populaire du Centre avance un peu de couleur locale, en émettant l’hypothèse d’une promotion interne pour Vincent Fontaine, actuel responsable des opérations sportives, ou en annonçant des contacts noués avec Jérémy Sarre, l’actuel directeur sportif de Boulazac.
Arrivé au BBD en 2021, le jeune dirigeant (39 ans) n’est autre que le fils de Frédéric Sarre, pur Limougeaud, champion de France Pro B en 2012 avec le CSP. Et il connait bien le club pour y avoir joué, en Nationale 1 (10 minutes de moyenne en 2005/06), puis en Nationale 3 dix ans plus tard. Derrière, c’est également au CSP qu’il a démarré sa nouvelle vie, y travaillant en alternance, en marge de ses études en ville, lui qui est détenteur d’un master 2 de droit et d’économie du sport, avant de devenir le manager général de la section associative.

« Jérémy n’a pas eu de chance avec sa carrière de joueur », nous racontait son père en 2023. « Hugues Occansey l’a vraiment fait jouer en Nationale 1 avec le CSP, il gagnait du temps de jeu avant de se blesser. Derrière, il s’est pété quatre fois le même genou. Je l’ai fait en carton celui-là (il rit). J’espère que Jéjé va être bon . Je le pense. Il a une vision du basket assez intéressante, différente de la mienne, certainement plus moderne. »







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