De promu à poil à gratter : Boulazac a construit bien plus qu’un maintien

Promu cette saison, Boulazac a largement dépassé les attentes en Betclic ELIT
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À partir de 5€Essai gratuitBoulazac n’était pas attendu à pareille fête pour son retour en Betclic ELITE. Champion de Pro B en 2025, le club périgourdin visait avant tout le maintien. Il a finalement bouclé sa saison à la 12e place avec 12 victoires, un maintien confortable loin de la zone rouge et plusieurs succès marquants contre des cadors du championnat. Le tout dans un contexte parfois mouvementé, entre blessures, départs et ajustements permanents.
Merci pour cette saison 🫶
Merci pour les émotions, les déplacements, les victoires, les frissons au Palio, les moments de doute comme les grands soirs 🔥
Une saison se termine, mais l’histoire continue.
À très vite, la famille BBD 👋#GoBBD pic.twitter.com/EZ7vPSoXyn
— BoulazacBasketD (@BoulazacBasketD) May 16, 2026
Une Supercoupe fondatrice avant même le début du championnat
La saison de Boulazac a peut-être réellement démarré dès la Supercoupe, fin septembre à Roland-Garros. Opposé à Monaco puis Paris, le promu a rapidement compris les exigences du très haut niveau. Après une lourde défaite contre la Roca Team, le BBD était encore largement mené par Paris dans la petite finale avant de totalement renverser le match pour s’imposer 96-80.
Ce soir-là, Alexandre Ménard a marqué les esprits dans le vestiaire avec un discours particulièrement musclé. Le coach périgourdin voulait faire comprendre à son groupe qu’il ne venait pas en Betclic ELITE pour simplement survivre. Cette victoire contre le champion de France en titre a servi de déclic à l’ensemble du groupe.
Des paris gagnants malgré les turbulences
Avec un budget limité, le staff a tenté plusieurs paris à l’image des Américains Tony Snell et K.J. Williams.
« Notre budget nous a poussés à faire des paris. Sortir de sa semi-retraite un vétéran de la NBA [NDLR: Tony Snell]. Prendre des risques avec des joueurs qui ont été blessés la saison d’avant. Relancer des joueurs qui devraient être à un niveau bien supérieur [KJ Williams]. analyse l’entraineur du BBD dans les colonnes de Sud Ouest. »
Très vite, les soucis se sont accumulés : l’affaire Jacob Grandison, les blessures d’Hugo Robineau, la suspension d’Ousman Krubally ou encore le départ d’Amit Ebo au Maccabi Tel-Aviv.
Boulazac a également dû intégrer en cours de route Théo Magrit, Antoine Eïto, Will Cherry ou Zeke Moore. Malgré ces mouvements permanents, le groupe est resté soudé.

Héritée de la saison du titre en Pro B, cette cohésion a permis au BBD de rester compétitif toute l’année.
Des tournants décisifs contre Limoges, Dijon et Paris
Après un automne compliqué marqué par cinq défaites consécutives, Boulazac a relancé sa saison mi-décembre avec une victoire importante contre Limoges (92-80). Dans la foulée, le club est allé gagner à Dijon (79-78), un succès qui a définitivement convaincu Alexandre Ménard que son équipe pouvait se maintenir.
Le véritable exploit est toutefois arrivé le 1er février sur le parquet du Paris Basketball. En pleine mauvaise série, le BBD a surpris tout le monde en s’imposant 103-87 dans la capitale grâce à un plan de jeu parfaitement exécuté. Cette victoire a totalement libéré les Périgourdins.
Dans la foulée, Boulazac a dominé l’ASVEL au Palio (72-67), puis Strasbourg (95-76) et Chalon-sur-Saône (94-90). Ce dernier succès a officiellement validé le maintien du promu.
Une fin de saison en fête et déjà des enjeux pour la suite
Le BBD a même regardé vers le play-in pendant plusieurs semaines, preuve de l’excellente dynamique du groupe. L’objectif était finalement un peu trop ambitieux, mais cette simple possibilité résume la réussite de la saison boulazacoise.
La saison s’est terminée en beauté avec une victoire contre Monaco (92-74) dans un Palio en fusion. Désormais, le club doit préparer la suite.
Last moments together 🫂#GoBBD pic.twitter.com/xKBQxTaqv3
— BoulazacBasketD (@BoulazacBasketD) May 15, 2026
« La saison prochaine sera encore plus dure »
Alexandre Ménard va devoir reconstruire une partie de son staff avec le départ de son assistant Piero Zanella vers l’Italie et tenter de conserver plusieurs cadres. Thomas Ville, Cyrille Eliezer-Vanerot, Essome Miyem et Ousman Krubally sont sous contrat et les deux premiers ont envie de rester. 2026/2027 c’est déjà demain et cet exercice sera d’après le coach du BBD » encore plus dure « …



























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