ITW Lorenz Sanz, revanchard après la désillusion de l’Euro : « On a tous envie de gagner une médaille, peu importe la couleur »

Lorenz Sanz revient en Bleu plus déterminé que jamais
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À partir de 5€Essai gratuitL’air est lourd, si ce n’est irrespirable sur les parquets de l’INSEP. Au point que la séance d’entraînement « à la fraîche », qui devait précéder notre discussion, a été annulée – faute de clim sur le terrain Tony Parker du Pôle France.
Avant de s’envoler pour la Turquie, pour deux jours de stage et une entrée en lice au Mondial U17 face à l’ogre étasunien avec les Bleuets de Tony Parker, Lorenz Sanz (1,86 m, 16 ans) évoque un voyage au goût de mission. Membre de cette génération 2009 qui avait vu ses rêves de titre européen s’évaporer sur un tir assassin de l’Italie l’été dernier, le meneur de la JDA Dijon ne compte pas laisser passer sa chance à l’échelle mondiale.
Recoudre la cicatrice de l’EuroBasket U16
Même si de l’eau est passé sous les ponts, la cinquième place obtenue lors du dernier Euro U16 reste une plaie ouverte pour ce groupe, qui dominait physiquement la compétition. Sanz s’en souvient bien, et en a tiré des leçons : « On est revenus plus fort collectivement. On est toujours aussi athlétiques que l’année dernière, mais il faudra qu’on impacte plus en défense. C’est ça qui nous avait causé la défaite ».
Cette volonté de corriger le tir se ressent dans chaque mot. Pour lui, l’évolution de l’équipe est flagrante, après un an de travail individuel en club. « On est revanchards. On a vraiment envie de rejouer l’Italie et de gagner le match ». Il va plus loin, affichant les ambitions du groupe : les Bleuets ne vont pas en Turquie pour faire de la figuration, mais pour « gagner une médaille, peu importe la couleur ».
L’effet Tony Parker : « C’est grave là »
Pour guider ce groupe assoiffée de victoire, la Fédération a sorti le grand jeu, en nommant Tony Parker sélectionneur. Pour un meneur de jeu comme Lorenz, difficile de rêver mieux comme mentor. « C’est grave là. Il a quand même beaucoup d’expérience, il peut nous apporter ses conseils qu’il a eu durant sa carrière ».
Loin d’être écrasé par le nom, Lorenz apprécie la liberté que lui laisse la légende tricolore : « Il nous a juste dit de jouer notre jeu et de prendre les tirs qu’on savait faire, du coup ça donne quand même de la confiance ». Dans un effectif où le trio Nathan Soliman – Aaron Towo-Nansi – Messi Yangala fait office de locomotive, Sanz sait exactement ce qu’il doit apporter. « Je me considère comme un bon défenseur. Je vais faire ce que je sais faire en défense : porter l’équipe, mettre de l’énergie avec Aaron ou Messi ».
Une dynamique de champion avec Dijon
Si Lorenz arrive avec une assurance certaine, c’est aussi parce que sa saison a été jalonnée de succès. En avril dernier, il a été l’un des artisans majeurs du premier sacre de l’histoire de la JDA Dijon en Coupe de France U18, faisant la différence en seconde mi-temps face au Mans. N’étant pas du voyage pour la victoire de son club au Trophée du Futur, son passage par la NextGen EuroLeague à Belgrade en mars a fini de l’installer parmi les prospects à suivre.
Alors que le choc face aux USA approche, il évacue la pression avec une simplicité déroutante : « C’est un match comme les autres. Si on perd, on perd. Si on gagne, on gagne. C’est les matchs de poule, on verra bien ».
Cette sérénité lui sera indispensable, car au retour de Turquie, un autre défi l’attend. Peut-être plus redoutable encore qu’une confrontation face à Team USA. « On peut me souhaiter le meilleur pour la Coupe du Monde et même pour la rentrée, parce que j’ai mon bac de français à passer, mon bac de maths et mon oral (rire) », avouant n’avoir pas encore potasser Jean Racine.
Pas de panique pour autant : Lorenz a prévu de réviser « tranquillement dans sa chambre » après la compétition. Avec, on l’espère, une médaille mondiale posée sur son bureau, et des souvenirs dorés pour oublier la tragédie européenne.
Depuis l’INSEP, Paris…


























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