Jabari Parker : « Il ne me doit rien » l’ailier se confie sur son passage mitigé au Partizan

Jabari Parker a retrouvé de l’impact à la Joventut Badalone
Jabari Parker (2,03 m, 31 ans) n’a pas évité les sujets qui fâchent au micro de BasketballSphere. Dans une longue interview accordée récemment, l’ailier-fort américain est revenu avec franchise sur son début de saison au Partizan Belgrade, marquée par le départ de Zeljko Obradovic, sa mise à l’écart avant l’arrivée de Joan Peñarroya et les piques publiques du président du club. Désormais prêté à Joventut Badalone, il est aux portes du Final Four BCL avec une sérénité retrouvée.
« Il a dû faire ce qui était le mieux pour lui »
Tout commence avec le départ fracassant de Zeljko Obradovic en cours de saison, qui avait placé Jabari Parker au cœur des critiques. Arrivé comme la recrue la plus onéreuse de l’intersaison (5 millions sur deux ans), l’Américain a été perçu comme un joueur venu uniquement pour l’aspect financier. Le départ du technicien serbe l’a fragilisé dans le vestiaire et dans l’esprit des supporters. Parker témoigne du départ de Zeljko Obradovic :
« Zeljko a dû faire ce qui était le mieux pour lui. C’est un adulte et il n’est obligé de rien, il doit seulement faire ce qui est le mieux pour lui. Après ça, certaines situations sont arrivées où les aspects professionnels et économiques ont conduit à certaines décisions. »
Joan Peñarroya, son ancien entraîneur au FC Barcelone, lui a succédé, sans que cela ne relance Parker pour autant. L’ailier-fort a passé de longs moments sur le banc, surprenant au vu de ses performances sous les couleurs du Barça la saison passée (13,8 points et 4 rebonds)… sous les ordres de Peñarroya. Il est revenu dessus :
« Il ne me doit rien. Il doit faire son travail, et il l’a fait. Je ne lui reproche rien. C’est l’entraîneur et il a le droit de prendre des décisions. Moi, je suis le joueur si je dois jouer, je jouerai ; si je dois rester sur le banc pendant X matchs, je resterai. C’est mon travail. »
Le président le tacle, il répond à Badalone
Mais la pique la plus douloureuse est venue du président du club, Ostoja Mijailovic, qui avait publiquement mis en cause la forme physique de Jabari Parker et la valeur de son contrat. L’intéressé dément se « mythe » en invitant tout particulièrement son ancien président à le regarder jouer au basket, aussi bien en BCL qu’en Liga Endesa.
Prêté à Badalone pour la seconde partie de saison, Parker a rapidement trouvé ses marques dans un groupe taillé pour lui. Aux côtés de vétérans qu’il connaissait bien, comme Ricky Rubio ou Ante Zizic, l’Américain a retrouvé du rythme et un rôle clair. « Mon rôle a changé. On avait besoin de moi ici et j’ai décidé de venir. Maintenant, j’essaie de faire du mieux que je peux. »
One mistake, and Jabari Parker is gone 🚀#BasketballCL I @Penya1930 pic.twitter.com/WVMuKPvepw
— Basketball Champions League (@BasketballCL) April 7, 2026
Les blessures, sans amertume
Ancien prodige passé par l’Université de Duke et sélectionné en deuxième position de la Draft NBA à seulement 19 ans, Parker a vu sa progression en NBA freinée par deux ruptures des ligaments croisés antérieurs. Il refuse d’y voir un échec : « Il n’y a pas d’échec. C’est quelque chose qui est arrivé dans ma vie, et je ne pense pas que ma carrière ait été déraillée à cause de ça. Ça m’a rendu meilleur en tant que personne. »
Qu’en est-t-il de son contrat ?
Loin de dramatiser sa saison difficile, Parker la replace dans un contexte plus large : « Beaucoup de gens voient le basket comme tout, mais il y a des problèmes plus importants dans le monde. Des gens meurent en Israël et à Gaza. Mes problèmes sont très limités. Tant que je suis en bonne santé, que j’ai mes amis et ma famille, et que je vais bien mentalement et physiquement c’est ce qui compte le plus pour moi. »
Encore sous contrat avec le Partizan jusqu’en 2027, le Chicagoan ne sait pas encore de quoi son avenir immédiat sera fait. Ce mercredi soir, il a d’abord un objectif concret : décrocher sa qualification pour le Final Four de BCL en s’imposant face à l’AEK Athènes.






















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