Julie Tetart snobée des trophées LF2 malgré une saison hors normes à Monaco, Manaëlle Yerbé nommée MVP

Manaelle Yerbe de Montbrison a été élue MVP de LF2
Julie Tetart a beau avoir survolé la Ligue Féminine 2 sur le plan statistique, cela n’a pas suffi pour les votants. Avec 21,2 points et 20,2 rebonds pour 35,7 d’évaluation de moyenne en 31 minutes, l’intérieure de Monaco a pourtant signé l’une des saisons individuelles les plus impressionnantes vues dans la division. Mais au moment de dévoiler les trophées 2025-2026, son nom n’apparaît nulle part, pas plus que celui d’Aurore Pautou, pourtant n°3 du championnat à l’évaluation au sein du leader.
Manaëlle Yerbé (Montbrison) a été élue MVP 2026 de Ligue Féminine 2 ! 🌟
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— LFB (@basketlfb) April 9, 2026
Un palmarès qui laisse forcément des absentes de marque
À l’issue du vote organisé auprès des capitaines, des entraîneurs de chaque équipe et d’un panel de médias, la Ligue Féminine 2 a désigné Manaëlle Yerbé comme MVP de la saison régulière. L’ailière de Montbrison figure aussi dans le 5 majeur, aux côtés de Lauryn Vieira (Champagne Basket), Daniela Dibanzilua (Voiron), Samantha Peytour (Voiron) et Rose Micheaux (Feytiat).
Sur le papier, le choix de récompenser une joueuse majeure d’une équipe de haut de tableau peut s’entendre. Montbrison (3e de la saison régulière) a joué les premiers rôles toute la saison et Manaëlle Yerbé a confirmé son changement de dimension, à seulement 21 ans, avec 16 points, 5,0 rebonds, 3,4 passes décisives et 15,4 d’évaluation de moyenne pour l’ancienne joueuse du Havre (NF1).
Mais l’absence de Julie Tetart interpelle forcément au regard de son rendement individuel. La Monégasque a dominé la division comme rarement, avec des chiffres tout simplement gigantesques, notamment au rebond. Dans le même registre, la non-sélection d’Aurore Pautou, troisième meilleure joueuse du championnat à l’évaluation chez le leader, laisse aussi matière à débat.
Le classement de Monaco a pu peser dans les votes
Monaco a terminé 5e de la saison régulière, un rang qui a sans doute compté au moment des choix. Dans ce type de scrutin, la hiérarchie collective pèse souvent lourd, parfois davantage que la domination statistique pure.
À l’inverse, Montbrison, La Tronche Meylan et Voiron, tous bien installés dans le haut de tableau, ont logiquement été mis en avant dans le palmarès final. Clément Sanchez a ainsi été élu meilleur entraîneur après avoir conduit La Tronche Meylan à la première place, tandis qu’Emma Broliron (17 ans) a été sacrée meilleure jeune après sa très belle saison avec le Pôle France.
Le cas Julie Tetart dépasse le simple débat sportif
Dans le cas de Julie Tetart, le débat ne se limite toutefois pas au seul classement de Monaco. Son absence totale du palmarès, malgré une saison statistique sans équivalent, posera inévitablement question. Le fait qu’elle soit une femme transgenre nourrit forcément les interrogations autour des ressorts du vote, même s’il est impossible d’affirmer, en l’absence d’éléments explicites, que cela a directement pesé dans le scrutin.
Reste que sportivement, son omission a de quoi surprendre tant l’écart entre sa production et le palmarès final est immense. Et dans une moindre mesure, celle d’Aurore Pautou rappelle qu’un scrutin de trophées ne récompense pas toujours les joueuses les plus dominantes individuellement.

Manaëlle Yerbé confirmée, Montbrison mis à l’honneur
Le trophée de MVP revient donc à Manaëlle Yerbé, ancienne pensionnaire du centre de formation des Flammes Carolo, récompensée pour sa progression et son importance dans le collectif montbrisonnais. Très utilisée tout au long de la saison régulière, la native de Verdun a incarné l’une des meilleures équipes du championnat, candidate crédible au titre lors des playoffs.
































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