Kevin Kokila : « La JL Bourg s’installe comme une place forte du basket européen ! »

Recruté en 2022 à LyonSO, Kevin Kokila va jouer sa deuxième finale d’EuroCup avec la JL Bourg
Kevin, que ressentez-vous à l’heure de cette qualification pour la finale de l’EuroCup ?
Énormément de joie. Beaucoup de fierté. De la fatigue, aussi (il sourit). C’était un match intense, contre une très belle équipe. On a fait preuve de beaucoup de concentration et d’application, on a respecté notre plan de jeu du début à la fin. Au vu du score (94-78), la victoire a l’air facile mais ça a été une vraie bataille. On est allé puiser dans nos dernières forces mais nous sommes très heureux d’aller en finale de l’EuroCup.
Votre intensité a fini par faire craquer Ankara dans le final…
À la maison, on est très difficiles à battre si on défend dur, qu’on impose un défi physique et qu’on attaque le panier. On savait qu’ils étaient susceptibles de lâcher à la fin si on créait un écart et qu’on le maintenait. Ils ont bien fini par craquer, c’est ce qui était prévu.
« Beaucoup plus solides défensivement qu’en 2024 »
S’est-il passé quelque chose de spécifique pour avoir une telle réaction après la gifle du premier match ?
S’il s’est passé un truc, oui et non. Honnêtement, il n’y avait pas d’affolement au sein de l’équipe. On savait juste qu’on avait fait un mauvais match, qu’on ne le ferait pas deux fois. Cette claque nous a réveillés mais on n’avait pas forcément besoin de ça pour se concentrer. On a juste joué notre basket, on s’est rappelé nos principes et ça a déroulé sur les deux derniers matchs.

Qu’est-ce qui diffère cette équipe de celle de 2024, également qualifiée pour la finale de l’EuroCup ?
Ce sont deux équipes de très haut niveau. Je dirais peut-être qu’on est beaucoup plus solides défensivement. Aujourd’hui, on a la deuxième meilleure défense de l’EuroCup, ce n’est pas pour rien. On se la donne sur chaque ballon, chaque possession. C’est ce qui fait notre force.
« Le Besiktas, un très gros morceau devant nous »
La finale de 2024 perdue 0-2 contre Paris vous avait laissé des regrets. Voici venue une deuxième chance…
Bien sûr. Perdre une finale, ce n’est jamais facile, surtout à la maison, surtout contre Paris, une autre équipe française. À l’époque, ils avaient mérité leur victoire. Donc c’est bien de retourner en finale pour tenter, entre guillemets, d’effacer tout ça. Mais on a un très gros morceau devant nous : le Besiktas Istanbul est le favori de la compétition depuis le premier jour. Ils ont un effectif sur-dimensionné, ils nous ont déjà battu deux fois. Mais les playoffs sont une autre compétition… On va jouer notre chance à fond. Donc let’s go hein !

Le Match 2 gagné à Ankara est déjà une belle préparation pour le contexte ultra-hostile qui vous attend à Istanbul en finale…
C’est sûr. Après, oui, c’était une belle ambiance à Ankara, un bon terrain hostile. Mais je connais Besiktas pour y avoir été en 2024. Je ne sais pas dans quelle salle on jouera, la petite (Akatlar, 3 200 places) ou la grande (Sinan Erdem Dome, 16 000 places), mais ce sera quelque chose (à l’heure d’écrire ses lignes, le Besiktas annonce le Match 1 à Akatlar)… Je vais essayer de préparer les gars au maximum : c’est quelque chose qu’ils n’ont jamais vécu dans leur vie, et qu’ils ne verront jamais ailleurs. Le Besiktas est connu pour avoir un public très chaud. Pendant 40 minutes, ce sera la guerre. Il faudra avoir les nerfs solides.
« C’est très fort ce que le club est en train de faire »
Ce sont presque des paroles de papa du groupe…
Je fais quand même partie des plus jeunes de l’équipe (il sourit). Mais c’est vrai qu’en termes d’expérience, j’ai déjà une finale dans mon bagage. Je vais essayer de leur donner mes conseils pour appréhender cet évènement comme il faut, ne pas être trop crispé, être concentré sur ce qu’on a à faire, les petits détails qui font la différence. On va y aller avec une certaine confiance.
Vous êtes arrivé à Bourg en 2022 en tant que joueur de Nationale 1 et vous allez désormais disputer votre deuxième finale européenne… Quand vous prenez un peu de recul, que vous inspire votre évolution ?
Que le travail paye ! Que j’ai bien bossé pendant ces dernières années, et que le club aussi. Revenir en finale, ce n’est pas que grâce à un seul joueur mais grâce au travail de toute une équipe, des gens dans les bureaux qui font un travail impressionnant, de tout un staff qui recrute les bons profils pour créer un groupe compétitif, d’un coach qui arrive à bien diriger ça pour donner une équipe du Top 2 EuroCup. C’est très fort ce que la JL Bourg est en train de faire. On est clairement en train de s’installer comme une place forte du basket européen.
Propos recueillis à Bourg-en-Bresse,
























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