Kevin Seraphin partage les infos sur sa retraite NBA : « Pour 7 ans de cotisation, c’est incroyable ce que je peux toucher en retour »

Kevin Seraphin, ici en 2017 chez les Indiana Pacers, a joué sept saisons en NBA
Dans son émission hebdomadaire du First Day Show, First Team a profité de la présence de Kevin Seraphin pour aborder un thème peu connu du grand public : la retraite des anciens joueurs NBA. Le débat a été relancé après une révélation récente de Guerschon Yabusele, concernant les avantages sociaux offerts par la ligue à ses joueurs après leur carrière.
Comme expliqué par Guerschon Yabusele, un joueur ayant disputé au moins quatre saisons en NBA bénéficie de la prise en charge à vie de ses soins médicaux. À partir de 5 saisons, cette couverture s’étend même à la famille du joueur. Un dispositif impressionnant qui témoigne de la structuration du modèle NBA.
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Kevin Seraphin, témoin direct du système
Drafté en 17e position par les Chicago Bulls en 2010, Kevin Seraphin a disputé 7 saisons en NBA (de 2010 à 2017) entre les Washington Wizards, les New York Knicks et les Indiana Pacers.
En 423 matchs, il a compilé 5,9 points et 3,5 rebonds de moyenne en 15,2 minutes.
Comment fonctionne la retraite NBA ?
Les joueurs NBA perçoivent leur salaire toutes les deux semaines. Une partie est prélevée pour les impôts (qui varient selon l’État – les joueurs du Texas, par exemple, ne sont pas taxés comme ceux de Californie), et une autre partie est prélevée par la ligue sous forme de cotisation retraite.
Ces cotisations donnent droit à une pension versée une fois la carrière terminée, à condition d’avoir cumulé un nombre suffisant d’années dans la ligue.
Kevin Seraphin détaille :
« Lui (Yabusele) évoque les soins médicaux gratuits, tu perçois également une retraite à vie entre 30, 40, 50 et 62 ans. Moi j’ai la pension. C’est-à-dire que je reçois une pension de 30 à 50 ans. Cette retraite augmente. Après 50 ans, tout dépend de ta situation financière, tu peux décider d’activer ou non une option. La NBA a mis pas mal de variantes vis-à-vis de ça. »
« C’est incroyable »
Au moment de prendre sa retraite, l’ancien intérieur français a voulu comprendre précisément ses droits :
« Lorsque j’ai pris ma retraite, la première chose que j’ai faite, c’est d’aller à New-York pour rejoindre la NBPA (National Basketball Players Association, NDLR) pour rencontrer la plupart des gens qui sont en charge là-bas pour comprendre tous les plans de retraite que j’avais. »
La NBPA accompagne les anciens joueurs dans leurs démarches, leur reconversion et leur gestion financière.
« Même que ce soit un groupe pour les anciens joueurs, c’est-là que j’avais vu Alexis (Ajinça), Johan (Petro), Yakhouba (Diawara). Même Alexis (Ajinça), de par son rôle d’assistant, il peut bénéficier de quelque chose parce que la NBPA l’a mis en contact avec des équipes et des gens afin d’agrandir son réseau de contact… »
Et le constat est sans appel :
« Quand je suis sorti de ce rendez-vous, je me suis dit c’est incroyable !! Quand on a commencé à me sortir des chiffres. Pour 7 ans de cotisation, c’est incroyable ce que je peux toucher en retour. »
Une pension entre 5 000 et 10 000 dollars par mois
Interrogé par Erwan Abautret sur le montant perçu aujourd’hui :
« Je touche entre 5 et 10 000$ par mois », avoue-t-il.
Thomas Dufant précise :
« Ces sommes ont été prélevée sur ton salaire durant ta carrière pour rappel. C’est pour éviter les banqueroutes de joueurs, ce qui est courant. »
Un système pensé pour sécuriser l’après-carrière, dans une ligue où les revenus sont élevés… mais les carrières parfois courtes.
Des options multiples
Kevin Seraphin explique qu’il n’a pas encore activé sa retraite complète :
« Non, pas encore. Je pourrai la toucher à partir de 45 ans. Il y a un autre format qui s’appelle le lump sum: ce qui fait que ta retraite est plus basse mais que tu peux toucher une certaine somme directement. Ce système est disponible à chaque étape de la retraite. »
Côté assurance santé :
« On a une carte NBPA que l’on sort pour couvrir l’ensemble de nos soins à conditions qu’ils soient déclarés parce qu’il y a eu des fraudes comme Glen Davis il y a quelques années par exemple. J’ai regardé la liste des soins médicaux pris en charge, il y a tout, même la transition (pour changer de sexe). »
Un modèle protecteur
Pour Thomas Dufant, l’enseignement est clair :
« On revient souvent sur le sujet. Mais c’est-là que l’on voit à quel point c’est important d’aller en NBA relativement jeune parce que ça change la vie. C’est un autre monde, surtout sur l’après carrière. »
Kevin Seraphin confirme :
« La NBA a un vrai respect pour ses anciens joueurs. Dès que j’ai besoin d’aide, j’appelle un membre de la NBPA, les choses se font rapidement : pour une séance de kiné, une séance de tirs… »
Au-delà des salaires et des projecteurs, la NBA a mis en place un système de protection sociale unique dans le sport professionnel. Un modèle structuré, puissant… et souvent méconnu, qui illustre à quel point la ligue américaine ne se limite pas au spectacle du parquet.























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