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Knicks – Cavs : l’Est peut-il vraiment rivaliser avec l’Ouest ?

La finale de conférence Est opposant les Knicks et les Cavs démarre ce mardi au Madison Square Garden. Avec déjà une question en toile de fond : le vainqueur pourra-t-il vraiment rivaliser avec le Thunder ou les Spurs ?
Knicks – Cavs : l’Est peut-il vraiment rivaliser avec l’Ouest ?

Qui des Knicks ou des Cavs se hissera en finale NBA ?

Crédit photo : © Ken Blaze-Imagn Images
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Les Spurs et le Thunder ont livré un véritable récital lundi lors du game 1 de leur série de playoffs. Résultat : avant même le début de la série entre les Knicks et les Cavs, la comparaison avec l’autre finale de conf’ s’impose. New York arrive lancé, Cleveland sort de deux séries accrochées, mais Oklahoma City et San Antonio ont placé la barre très haut. Et il apparaît donc légitime de se demander si le champion de l’Est aura vraiment ses chances en finale NBA.

New York lancé, Cleveland doit convaincre

Les Knicks arrivent avec des certitudes face aux Cavaliers, grâce notamment à leurs sept victoires consécutives sur ces playoffs, soit la plus longue série jamais enregistrée par la franchise en postseason. Le sweep contre Philadelphie a montré une attaque en pleine confiance, capable de remporter un match grâce à son adresse extérieure et les 144 points inscrits lors du game 4 face aux Sixers, accompagnés de 25 tirs primés, traduisent cette dynamique : les new yorkais ne dépendent plus seulement d’un exploit de Jalen Brunson.

Karl-Anthony Towns, lui, apporte du spacing et de la création, ce qui ouvre des espaces autour de l’ancien de Villanova. Les hommes de Mike Brown ont donc de quoi poser de sérieux problèmes sur une série, surtout avec un effectif aussi profond et alors qu’OG Anunoby devrait être pleinement rétabli pour l’entame de la finale de conf’ ce mardi.

Cleveland, de son côté, s’avance avec plus de doutes. Les Cavaliers ont bien corrigé Detroit au Game 7 (125-94), mais leur parcours a été plus éprouvant, avec deux séries disputées en sept matchs. Donovan Mitchell et James Harden devront porter la création extérieure, tandis que le duo Evan MobleyJarrett Allen s’occupera des basses besognes dans la raquette. Le talent est là, la profondeur aussi, mais la constance reste à trouver. Les choix et les rotations de Kenny Atkinson seront aussi surveillés de près.

A l’Ouest, le Thunder et les Spurs ont placé la barre très haut

De l’autre côté du pays, le constat n’est pas le même. Oklahoma City, champion en titre, présente d’énormes garanties grâce à sa défense, la 2e de la ligue aux points encaissés en saison régulière. Mais aussi par la simple présence en son sein du double MVP en titre Shai Gilgeous-Alexander. Même battu au Game 1, le Thunder a montré qu’il pouvait tenir un match très exigeant grâce à son intensité et au talent de ses individualités.

En face, San Antonio a envoyé un message fort. Les Spurs sont allés gagner à Oklahoma City après deux prolongations (122-115) et sans De’Aaron Fox. Victor Wembanyama a signé un match monumental avec 41 points et 24 rebonds, pendant que Dylan Harper a ajouté une ligne historique pour un rookie. La franchise texane impose une taille, une protection de cercle et une activité qui changent les matchs. Ainsi qu’une profondeur sans équivalent ou presque avec notamment Dylan Harper et Keldon Johnson, fraîchement élu 6e homme de l’année, sur son banc.

Le vainqueur de l’Est devra hausser le ton

C’est là que New York et Cleveland devront répondre. Les deux franchises ont des effectifs capables de produire, mais apparaissent tout de même moins pléthoriques. Donc moins à-même de soutenir l’intensité proposée par les deux cadors de l’Ouest.

Les Knicks ont déjà prouvé cette saison qu’ils pouvaient poser des problèmes aux Texans, avec deux victoires en trois confrontations, dont la finale de NBA Cup (124-113). Mais en playoffs, leurs failles seront ciblées : Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) n’est pas un protecteur de cercle naturel, et Jalen Brunson se retrouve régulièrement ciblé par les attaquants adverses, plus puissants.

Les Cavaliers ont aussi les armes pour exister, entre Donovan Mitchell, James Harden, Evan Mobley (2,11 m, 24 ans) et Jarrett Allen. La second unit, malgré la présence de Dennis Schröder ou Sam Merrill fait tout de même moins rêver. Et après deux séries en sept matchs, les hommes de Kenny Atkinson doivent montrer autre chose qu’une simple capacité à survivre.

Enfin, fait rarissime en NBA, la jeunesse des effectifs du Thunder et des Spurs pourrait bien constituer l’argument principal en leur faveur. Au regard de la débauche d’énergie des deux écuries sur cette post season, difficile d’imaginer les Cavs, emmenés par un James Harden de bientôt 37 ans, et les Knicks, 27e équipe la plus âgée de la ligue cette année, répondre au défi physique imposé. Mais puisque tout reste possible dans le sport, espérons que NY et Cleveland nous fasse mentir. Et que les Finals 2026 soient du même tonneau que celle de l’an dernier, à la dramaturgie et au suspense exceptionnels.

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