La JL Bourg sur la meilleure série du moment en France : « Ce qui est excitant, c’est qu’on n’a pas encore atteint notre plénitude ! »

Adam Mokoka leader d’une JL Bourg rayonnante actuellement
Depuis la leçon administrée par le Paris Basketball mi-novembre (73-91), la JL Bourg est métamorphosée… « Je dirais plutôt depuis le match du Besiktas (60-90 le 29 octobre, ndlr) », corrige Frédéric Fauthoux. « Paris, c’était différent. À Istanbul, on a pris une vraie leçon de basket, d’intensité, d’approche des matchs de haut niveau. Ce groupe-là n’avait jamais vécu des moments très difficiles. Ça a soudé beaucoup de monde. »
Peu importe le déclic au final, même si l’entraîneur bressan est infiniment mieux placé pour le déterminer, toujours est-il que la Jeunesse Laïque ne ressemble plus en rien à sa version balbutiante de l’automne, quand elle avait perdu trois matchs sur quatre fin octobre en se faisant régulièrement bousculer (au Mans, contre Cholet et à Istanbul) ou quand elle avait violemment rechuté face à Paris quinze jours plus tard…
« L’énergie et la cohésion de ce groupe sont extraordinaires »
Désormais, c’est elle qui donne le tempo en matière d’intensité, portée par l’exceptionnel duo Gach – Mokoka à l’aile, et qui agresse son adversaire. Cela donne la meilleure série du moment en Betclic ÉLITE : six victoires consécutives, de quoi passer de la 10e place à la 2e place en championnat, et dix succès en onze rencontres.
Parmi cette séquence, un seul impair, compréhensible (-18 contre Trento lors d’un troisième match en cinq jours) et quelques vrais gros coups : à Monaco, à Ankara, les derbys victorieux contre Chalon et l’ASVEL…
« Il y a eu une bonne réaction après le Besiktas », apprécie Frédéric Fauthoux. « Une hiérarchie s’est formée, on voit mieux et on aborde mieux les choses. Les joueurs ont réussi à créer un collectif, ce qui est important quand on veut essayer de faire de belles choses. L’énergie et la cohésion de ce groupe sont extraordinaires. Ce n’est pas toujours facile à trouver. »
Un souci de blessures
Une belle dynamique, certes un peu tôt dans la saison, qui peut laisser entrevoir de belles promesses, à l’heure des choses sérieuses au printemps. Deuxième de Betclic ÉLITE et leader d’EuroCup, le club bressan court toujours après le premier trophée majeur de son histoire.
« On a encore une marge de progression avec cette équipe », clame Frédéric Fauthoux. « On voit qu’on se fait souvent rattraper quand on a plusieurs points d’avance. Ça a été le cas contre Nanterre, l’ASVEL ou le Panionios… On doit réussir à progresser là-dessus. Les adversaires ne peuvent pas remonter aussi facilement quand on tient les matchs. Ce qui est excitant, c’est qu’on n’a pas atteint notre plénitude. »
Pour cela, à court-terme, il faudra notamment digérer le départ d’un membre du staff, l’assistant Jean-Baptiste Lecrosnier, mais surtout gérer au mieux la vague de blessures. Ces derniers jours, la JL Bourg a notamment perdu Tre Mitchell, pour une durée indéterminée, et William McDowell-White, pour deux mois. Un pigiste médical est recherché, même si cela semble désormais un peu trop court pour l’enchaînement Blois – Panevezys prévu entre lundi et mercredi.
Propos recueillis à Bourg-en-Bresse,






















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