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Lamine Kebe s’offre un doublé historique à la tête de l’OLB : « La finale de l’année passée nous a beaucoup aidé »

Leaders Cup ELITE 2 - Lamine Kebe, qui abordait cette finale avec sérénité, était forcément un entraîneur heureux après la finale remportée contre Roanne. Faisant de lui le seul entraîneur de l'histoire de l'Élite 2 à remporter deux fois de suite le trophée.
Lamine Kebe s’offre un doublé historique à la tête de l’OLB : « La finale de l’année passée nous a beaucoup aidé »

L’émotion de Lamine Kebé après le doublé de l’OLB (photo : Florentin Bruère)

Crédit photo : Florentin Bruere

Pour la première fois de l’histoire, un club a remporté deux années de suite la Leaders Cup ELITE : ce club c’est l’Orléans Loiret Basket. Et son coach n’a pas changé, il s’agit toujours de Lamine Kebe. L’ancien technicien du Pôle France est revenu sur la finale gagnée contre Roanne (80-73), ce dimanche 22 février à la Futuroscope Arena.

Lamine, tout d’abord, on va déjà te demander ce que tu ressens après ce back-to-back historique. Que ressens-tu quelques minutes après cette finale ?

« Beaucoup de fierté, beaucoup de joie. C’est vrai que c’était un challenge énorme qui nous attendait cet après-midi en gagnant de nouveau la Leaders Cup. Surtout face à un tel adversaire qui était sur une dynamique aussi forte et avec des joueurs de cette qualité. On pourra en parler après, mais le contenu du match qu’on a fait, je suis vraiment très fier des joueurs, très fier de cette équipe, de l’état d’esprit. On n’a vraiment rien lâché. On s’est battus ensemble du début à la fin. Et au-delà des aspects technico-tactiques, je trouve qu’on a fait un vrai match d’équipe. Et ce soir, ça nous a permis de gagner. Donc, je suis très fier pour ça. »

Gagner deux fois de suite, ce n’est pas anodin, non ?

« Gagner des titres, ce n’est jamais anodin. Évidemment, la Leaders Cup ne donne pas d’accès à la division supérieure, ne donne pas d’accès aux play-offs, mais c’est un titre. Et quand un club gagne des titres, il grandit, il s’enrichit. Alors c’est une Leaders Cup Pro B, peut-être qu’un jour il y aura une Leaders Cup de Pro A, peut-être qu’un jour il y aura un autre titre, mais il faut passer par là, passer par ces étapes et montrer qu on est capable de gagner deux fois de suite, dans une division aussi serrée, avec autant d’équipes de qualité, c’est très fort. »

 

« Je me répète mais ce sont les défenses qui font gagner les titres »

Surtout que le début de partie est compliqué pour vous, avec notamment 8 balles perdues dans le 1er acte…

« Effectivement, on n’est pas du tout bien rentré dans le match, on n’est pas dans le plan de jeu défini. Et malgré tout, on n’est qu’à 41-41. Si on tourne le bouton du bon côté, on peut leur faire mal. Souvent, dans les finales, il y a toujours une équipe, notamment les équipes offensives, qui s’appuient sur leurs armes fortes. Et Roanne a su bien le faire, notamment avec Jahvon Blair, qui a été très fort dans le premier quart-temps. Mais on a quand même résisté. Les trois autres quart-temps sont mieux défensivement. Limiter Roanne à 73 points, la meilleure attaque du championnat, c’est une performance défensive de très grande qualité. Ils ont été maladroits, mais la maladresse, elle se provoque parce qu’on les a fatigués, on les a impactés, on les a fait reculer. Et après ce premier quart-temps, on a réussi à mettre en place ce qu’on essaie de faire depuis le début de saison. Et ça justifie aussi le fait qu’à chaque fois, et je me répète, mais ce sont les défenses qui font gagner les titres. »

Certaines individualités roannaises ont, en effet, été en difficulté

« Le passage de Timothée Crusol en fin de première mi-temps, sur Blair, est précieux. Et ça lui a un peu descendu son niveau de confiance. Maxime Ross, on ne l’a pas beaucoup vu. Javon Masters aussi, sauf à la fin. On a plutôt bien maitrisé leur secteur intérieur. Je n’oublie pas non plus le deuxième quart-temps exceptionnel de Lionel Kouadio toujours sur le plan défensif. Depuis l’arrivée du coach T.J. Parker, Roanne a perdu que deux matchs. Et sur ces deux matchs, Blair est limité à 11 et 12 points. Cet après-midi, il finit à 12 points. Alors, Roanne ne se résume pas à Blair, attention, car c’est une grande équipe. »

Décembre et janvier ont été deux mois difficiles pour ton équipe. Comment tu as su renverser la dynamique ?

« C’est vrai que décembre et janvier ont été très durs pour nous. On a connu des blessures, des défaites, des moments difficiles. Mais dans cette période-là, on a été aussi chercher la qualification à Blois et là, l’équipe a montré beaucoup de caractère. Et si on en est là aujourd’hui, c’est parce que depuis le début de l’année, on est quand même top 3, on possède la meilleure défense, on fait beaucoup d’efforts au quotidien et on devait se récompenser en faisant un grand match. Et l ‘émotion est forte parce qu’on se donne tellement tous, les coachs, les joueurs, pour réussir nos objectifs. Maintenant, il faut rester les pieds sur terre. On va profiter un peu, mais très vite, il va falloir repartir sur le chemin du championnat. »

« En terme de sérénité, la finale de l’an passé nous a beaucoup aidé »

Si Thirouard-Samson lance idéalement Orléans (15 points à la pause), Siriman Kanouté réalise une belle deuxième période. Parle-nous un peu de ton meneur.

« C’est un joueur qui a des qualités offensives extraordinaires de franchissement, de prise de vitesse, de prise d’initiative. En première mi-temps, il prend deux tirs un peu rapide. Et je dis à mon staff qu’il a besoin de ces tirs-là, il faut lui laisser. Il va nous les mettre dans le match. Mais j’ai bien aimé ce qu’il a fait défensivement, ce qu’il a fait dans le contrôle. Ce sont des chemins sur lesquels on travaille beaucoup avec lui pour en faire plus qu’un energizer, plus qu’un joueur qui a du talent offensif. Et je trouve qu’aujourd’hui, il a fait preuve de maturité, notamment sur l’attaque des switchs. Il a pris son temps, il a mis la balle à l’intérieur. Et ça, c ‘est des choses qu’on ne voit pas dans les stats, mais qui montrent qu il est vraiment en progression. Après, ce qu’il a fait balle en main, nous, on le voit tous les jours à l ‘entraînement. Alors c’est sûr que parfois ça manque un peu de constance encore. Mais j étais sûr qu’il allait être bon en finale parce que c’est un joueur qui aime les grands matchs. »

L’expérience de la finale de l’an passé contre Boulazac a-t-elle servi pour ce rendez-vous ?

« En terme de sérénité, oui. J’étais moins inquiet que je ne pouvais l’être l’année dernière, parce que je connais maintenant la capacité de cette équipe à rebondir et à revenir. Et dans la construction du match aussi, on apprend à tenir les matchs un peu plus sérieusement. L’année dernière, on était tout le temps dans l’euphorie. Aujourd’hui, je trouve qu’on a réussi à calmer le jeu à des périodes importantes. Aussi bien le staff, que les joueurs sur le terrain comme sur le banc. Les joueurs qui ont vécu la finale l’année dernière étaient très actifs sur le banc, ils parlaient beaucoup. Et je pense que oui, la finale de l’an passé nous a aidé. C’est pour ça que rien ne remplace la victoire pour progresser et prendre de l’expérience. »

À l’Arena Futuroscope,

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Image Alexandre Sanson
Alexandre Sanson observe le basket avec curiosité et enthousiasme. Sur BeBasket, il aime raconter le jeu sous tous ses angles, entre actu chaude, coups de cœur et découvertes au fil des saisons.