« C’est en gagnant des titres qu’on devient un grand club » : Orléans s’offre le premier doublé de l’histoire en Leaders Cup ÉLITE 2 !

L’OLB conserve son trophée en Leaders Cup
Pendant que Lorenzo Thirouard Samson envoyait le ballon très haut dans le ciel de l’Arena Futuroscope, Lamine Kebé expédiait les poignées de main avec le staff roannais pour se précipiter dans les bras de ses joueurs, avant d’aller célébrer de façon ostensible avec son GM Philippe Pezet puis les dizaines de supporters orléanais.
C’est que l’OLB avait de nombreuses raisons d’exulter. Peut-être un besoin d’évacuer des mois de décembre et janvier particulièrement frustrants, où le club du Loiret a semblé lâcher son objectif de première place avec plusieurs déroutes à l’extérieur (Denain, Aix-Maurienne) puis des défaites coûteuses contre des mal-classés (SCABB, Quimper).
« Peut-être qu’un jour, il y aura un titre de champion de France… »
Mais c’est surtout qu’Orléans a écrit une (très) petite page de l’histoire de la Ligue Nationale de Basket, en devenant le premier club à conserver son trophée en Leaders Cup ÉLITE 2. « C’est beaucoup de fierté », souffle Lamine Kebé. « Réussir à la gagner deux fois, cela montre une très belle consistance. Un trophée, ce n’est jamais anodin. Rien ne remplace la victoire. C’est en gagnant des titres qu’on devient un grand club. Là, c’est une Leaders Cup ÉLITE 2. Peut-être qu’un jour, il y aura ensuite une vraie Leaders Cup puis un titre de champion de France. »
Avec sa salle de 10 500 places, Orléans a déjà les structures pour aller plus haut. L’engouement populaire également. Mais cela fait surtout que l’OLB se débat dans l’anonymat de la deuxième division, et ce n’est évidemment pas une Leaders Cup qui leur permettra d’accéder au niveau désiré. « Mais c’est une étape », souffle le technicien local.
Cela montre surtout que cette équipe est capable de gagner de très gros matchs. Face à une Chorale injouable ces derniers temps, forte de ses neuf victoires d’affilée, l’OLB a d’abord démarré à l’envers (33-41, 18e minute). « Ce n’était vraiment pas ce que l’on souhaitait faire », glisse le MVP, Lorenzo Thirouard Samson (21 points à 7/12), qui a longtemps permis aux siens de rester dans le coup en enchaînant les gros tirs avant la pause.
Kouadio, le facteur X
Après, tout le monde l’a vu, l’étincelle est venue du duo Ilane Fibleuil – Siriman Kanouté, qui a dynamité l’attaque orléanaise. Mais le vrai héros du match est peut-être passé beaucoup plus inaperçu : Lionel Kouadio, des stats lambda (7 points et 1 passe), mais un impact phénoménal. Après le dernier panier de Jahvon Blair dans les premières secondes de la deuxième mi-temps, l’international ivoirien a alors complètement éteint le meilleur marqueur du championnat, scotché à 0 point à 0/5 par la suite !
Le reflet d’une performance défensive collective de très grande qualité. Après son 7-0 au retour des vestiaires (41-48, 22e minute), la Chorale a ensuite été tenue à seulement 23 points, privée de solution offensive, forcée de jouer sur le rythme de l’OLB. « Ça justifie ce que je répète tout le temps, à savoir que la défense gagne des titres », clame Lamine Kebé. Et fait grandir des clubs, donc.
À l’Arena Futuroscope,































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