Le recours d’Aix-Maurienne rejeté par le CNOSF, le club saisit le Tribunal administratif

À cause de la participation irrégulière de Lucas Demahis-Ballou, la victoire d’Aix-Maurienne à Quimper est en suspens
Alors qu’Aix-Maurienne se débat dans le vide pour tenter de récupérer sa victoire contre Quimper, annulée par la LNB et le FFBB en raison de la participation irrégulière de Lucas Demahis-Ballou (qui avait déjà participé à la 3e journée d’ÉLITE 2 avec un autre club, ce qui est interdit par l’article 218 des règlements de la LNB), le Comité national olympique et sportif français lui a infligé un nouveau coup dur.
Si le club savoyard se réjouissait de pouvoir « pleinement exposer et débattre des éléments juridiques, tant sur la forme que sur le fond du dossier » en exerçant un recours devant le CNOSF, préalable indispensable avant d’éventuellement emmener l’affaire sur le terrain judiciaire, l’instance a rejeté sa demande de conciliation, au motif que la décision initiale n’a pas de caractère strictement disciplinaire, mais règlementaire.
Alors qu’AMSB avait annoncé dès le début de l’affaire son intention « d’user de l’ensemble des voies de recours pour faire valoir ses droits et défendre le résultat obtenu sportivement », son avocat, maître Xavier Le Cerf-Galle, a, sans surprise, saisi le Tribunal administratif de Paris.
Le Tribunal administratif a refusé de suspendre la décision
Pour l’instant, Aix-Maurienne ne dispose pas de calendrier procédural. De plus, le président du tribunal administratif a refusé de suspendre la décision en raison d’une urgence non caractérisée, l’équipe de Julien Cros n’étant pas en position de relégable.
« Cette histoire nous a fait beaucoup de mal », retrace Corentin Falcoz, auteur de son record de points en pro lors de ce fameux déplacement à Quimper (26 unités). « On était sur une série de défaites à l’époque. On a appris ça dans le bus du retour vers l’hôtel. Le soir, au dîner, il n’y avait pas un bruit, une ambiance bizarre, alors qu’il y a normalement une euphorie collective après une victoire. On voyait plein de choses sur les réseaux sociaux, on lisait les articles, les gens nous envoyaient des messages. À ce moment-là, on n’était pas bien : on aurait aimé un soutien de nos dirigeants, qu’ils nous expliquent clairement la situation. On avait le sentiment d’être un peu abandonnés au fin fond de Quimper et Caen, seuls face à ça. Mais je pense aussi que ça a soudés le groupe. »
Le tribunal administratif est désormais l’ultime possibilité légale pour le club savoyard, avant la perte définitive de sa victoire. Toutefois, malgré le défaut d’alerte de la LNB, ses chances de succès y semblent assez réduites, au regard du règlement de la ligue qui prévoit explicitement, à l’article 244, la perte de la rencontre par pénalité en cas de participation d’un joueur non-qualifié.





















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