Nolan Traoré éblouissant en février, les chiffres derrière son ascension

Nolan Traore survole ce mois de février en NBA
Certains joueurs subissent un “rookie wall”, Nolan Traoré (1,91 m, 19 ans) ne fait pas partie de ceux-là, au contraire. Le très jeune meneur de Brooklyn impressionne et dompte de plus en plus le rythme et le jeu NBA.
Une nette progression offensive
Sur pick-and-roll, l’indicateur roi pour un meneur moderne, le bond est spectaculaire. En novembre, Traoré évoluait dans le 35e percentile de la ligue avec environ 0,81 point par possession comme porteur de balle sur écran. En février, sur ses six derniers matchs, il grimpe au 88e percentile (1,09 PPP). Cette progression traduit une lecture bien plus mature des défenses : moins d’actions forcées, des meilleurs choix et comme l’impression que le jeu ralentit autour de lui. Lors de notre entretien avec Traoré début janvier, il résumait ce travail de fond : « On travaille ça tous les jours en vrai. Tous les jours tu travailles les lectures. »
Son agressivité contrôlée sur drive confirme ce changement de statut. Son pass-out rate après pénétration est passé de 32 % à 48 % en février. Autrement dit, Traoré n’attaque plus uniquement pour finir, mais pour déséquilibrer. Il aspire la défense et ressort vers les shooteurs, dans les coins notamment. Avec 16,2 passes décisives potentielles par match ce mois-ci, il affiche un volume digne d’un créateur All-Star, comme pouvait l’être Tyrese Haliburton l’an dernier.
Traoré profite surtout du départ de son coéquipier Cam Thomas, coupé par les Nets le 5 février. « C’est différent [par rapport à la France, ndlr] parce que j’ai moins la balle dans les mains car il y a des gros joueurs », glissait-il en janvier. Désormais, l’ancien meneur de Sain-Quentin peut évoluer avec le ballon et s’imposer comme le créateur principal de cette équipe.
Nolan Traore since Cam Thomas got waived:
17.3 PPG
8.0 APG
2.8 RPG
59.1 FG%
46.7 3P% pic.twitter.com/gQln5fbbFg— 3gor (@3gorDemin) February 17, 2026
De la confiance dans son tir
Sa progression au tir est tout aussi révélatrice. En début de saison, 60 % de ses paniers étaient assistés ; en février, 68 % de ses points sont créés par lui-même. Le step-back devient une arme régulière et, surtout, il convertit 46 % de ses tirs en situation de “tight coverage” (défenseur à moins de 60 cm), contre 34 % sur l’ensemble de la saison. Plus qu’une question de mécanique, c’est une question de confiance. « Travailler surtout mon shoot… prendre du rythme et prendre de la confiance », confiait-il à propos de son passage en G-League avec les Long Island Nets. « C’est avoir beaucoup de répétitions et puis de la confiance en vrai. »
😤 « T’as des minutes, tu fais ce que tu sais faire et ça te donne de la confiance »
🇫🇷 Nolan Traore content de son passage de G-League avec Long Island, qui lui a apporté « beaucoup de choses ».
📺 L’interview complète : https://t.co/bptmsgojkD pic.twitter.com/G1oTobzJKI
— Eliott Caillot (@eliott_caillot) January 4, 2026
La micro-progression est également défensive. Ses “deflections” (ballons déviés) sont passées de 1,8 à 3,4 par match en février, signe d’une activité accrue sur les lignes de passe. Sur la navigation d’écran, il concède 0,15 point de moins par action qu’en décembre. « Pour l’instant ça va, j’arrive à rester un peu devant les mecs », expliquait-t-il avec lucidité, tout en reconnaissant le choc physique initial ressenti à son arrivée dans la Grande Ligue : « Au début tu le sens mais après tu t’habitues. »
Derrière les chiffres, il y a une réalité claire : plus de maîtrise, plus d’assurance. Au retour du All-Star Break, Traoré va devoir continuer sur sa lancée. Si vous voulez écoutez l’interview complète du meneur tricolore, la vidéo est disponible juste en dessous.

























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