« On ne saura jamais ce que cette saison aurait pu être si tout s’était passé comme prévu » : malgré les aléas, Boulazac ne déçoit pas

Pour un promu, le bilan du BBD est très satisfaisant
« On a été mis à l’épreuve en janvier », souffle Alexandre Ménard, l’entraîneur de Boulazac. Et quand on regarde le calendrier, difficile de lui donner tort : réception du Mans, déplacement à l’ASVEL, réception de Nanterre puis déplacements à Paris et Bourg-en-Bresse.
« On a grandi, malgré les défaites », poursuit l’ancien entraîneur de Rouen. « On en sort heureusement avec une victoire qui met du baume au cœur, même si j’aurais préféré perdre contre Paris et prendre deux matchs de plus. Cela ne nous donne pas deux victoires (il sourit). On veut progresser face aux meilleurs, on est dans l’apprentissage aussi ! »
Un apprentissage qui se passe globalement bien… Actuel douzième de Betclic ÉLITE, avec trois longueurs d’avance sur le barragiste Saint-Quentin, le promu boulazacois aurait certainement signé en septembre pour un tel rendement.
« Le bilan comptable est satisfaisant »
« Le bilan comptable est satisfaisant », acquiesce Cyrille Eliezer-Vanerot. « Notre premier objectif en début de la saison était le maintien. On est sur le bon chemin mais rien n’est fini. Quand on regarde le classement, on voit bien que la 15e place n’est pas si loin. »
Reste qu’il faut aussi se souvenir des évènements de l’été pour mieux apprécier le parcours du BBD. En septembre, Alexandre Ménard ne cachait plus sa lassitude face à sa quête d’un ailier : le faux-bond d’Anthony Polite, la grave blessure de Malik Fitts et l’arrivée, enfin, de l’oiseau rare, Jacob Grandison. Un 35 d’évaluation contre Paris lors de la Supercoupe LNB pour faire saliver les fans locaux, puis la disparition mystérieuse, et enfin le départ après un feuilleton de 100 jours au cours duquel il n’avait pas le droit de s’entraîner à la suite d’une erreur médicale du docteur finlandais pendant l’Euro.
« Il faut saluer les efforts du club et du groupe »
Le tout sans même parler des autres blessures qui ont émaillé la saison du promu : les deux mois d’absence d’Hugo Robineau en fin d’été, les adducteurs grinçants de Thomas Ville en octobre puis Amit Ebo qui loupe sept semaines de compétition. Bref, une ligne arrière jamais épargnée.

« On ne saura jamais ce que cette saison aurait pu être si tout s’était passé comme prévu », en rirait presque Alexandre Ménard. « Malgré tout, il faut saluer les efforts du club et du groupe. Le club nous a donnés les moyens maximaux et s’est adapté très vite à toutes les situations qui se sont imposées à nous. Bravo aussi aux joueurs car, malgré toutes ces péripéties, il y a eu une forme de résilience assez forte. Notre continuité a été bénéfique : ça aide d’avoir gardé cinq joueurs. Et tous avaient à cœur de prouver qu’ils pouvaient reproduire en Betclic ÉLITE ce qu’ils faisaient en Pro B. Le haut-niveau, c’est de la résilience, une perpétuelle adaptation et une régulation instantanée. »
Un must-win contre Le Portel
Toujours est-il que le BBD ne se satisfera pas non plus de sa douzième place actuelle. « Vu tous les matchs qu’on a pu faire depuis le début de saison, où l’on a tenu tête à tout le monde, on aimerait regarder un peu vers le haut aussi », glisse Cyrille Eliezer-Vanerot.
À ce titre, la rencontre du soir semble capitale. Après un enchaînement de cols hors-catégorie, le BBD reçoit la lanterne rouge Le Portel, son bilan à zéro victoire et ses cinq Espoirs sur la feuille de match. Le premier must-win de l’année pour Boulazac.
« L’ESSM n’a pas dit son dernier mot, ce sera évidemment un match très important », souligne Alexandre Ménard, qui n’a cependant pas officiellement érigé un objectif play-in, se contentant du classique « match après match ». Même si une certaine ambition semble également se dessiner à travers les propos du coach périgourdin. « Avec toutes ces circonstances, on aimerait toujours faire un peu plus, un peu mieux. On n’a encore rien fait ! »

























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