Paolo Banchero, Derrick White, Brandon Ingram… : Ces pointures en souffrance dans ces playoffs NBA 2026

Paolo Banchero et Derrick White souffrent sur ces Playoffs NBA 2026.
Les playoffs NBA révèlent souvent des écarts importants entre les performances de saison régulière et celles de la postseason. Cette année encore, plusieurs joueurs majeurs voient leur efficacité chuter, que ce soit dans l’adresse, l’impact global ou la constance. Au point de ternir leur image, ou, pire encore, nuire aux résultats de leur franchise. BeBasket revient sur le Top 5 des joueurs qui ont déçu jusqu’ici au regard de leur production en saison régulière.
1. Derrick White, la panne qui inquiète Boston
Derrick White est sans doute le cas le plus préoccupant. Auteur d’une saison régulière solide avec 16,5 points, 5,4 passes et 4,4 rebonds de moyenne, l’arrière des Celtics est tombé à 8,2 points, 3,2 rebonds et 3,4 passes en playoffs. Le tout avec une efficacité pour le moins désastreuse.
Derrick White in the 2026 playoffs:
8.2 PPG
29.8% FG
21.2% 3PT pic.twitter.com/FbJJa3ZEFm— NBACentral (@TheDunkCentral) April 29, 2026
Ainsi le médaillé d’or aux jeux de Paris 2024 sous le maillot de Team USA, pourtant auteur de son meilleur exercice au scoring en carrière cette année, est passé de 32,7% à 21,2% derrière l’arc en post season. Des chiffres inquiétants qui ne manquent pas de mettre à mal le collectif du Massachussetts, largement tourné vers le tir longue distance.
Son Game 5 de mercredi face à Philadelphie illustre parfaitement ses difficultés. Avec 6 points (comme au match 4) seulement à 2 sur 8 au tir, Derrick White (1,96 m, 31 ans) est l’ombre de lui-même en attaque. L’ancien Spur vit une crise de confiance qui explique en partie les difficultés de Boston jusqu’ici (3-2) alors que les 76ers auront la possibilité d’égaliser sur leur parquet jeudi dans le match 6.
2. Brandon Ingram dévisse, les Raptors s’accrochent
Brandon Ingram tournait à 21,5 points, 5,6 rebonds et 3,7 passes en saison régulière. Des stats qui lui ont permis de ravir une deuxième sélection au All-Star Game en carrière et qui promettait de voir l’ancien Laker occuper les avant postes en playoffs. Mais face aux Cavs, le 2e choix de la Draft 2016 reste incapable de mettre un pied devant l’autre. Au point de se voir largement moqué sur les réseaux sociaux.
Son Game 2 à Cleveland, terminé avec 7 points à 3 sur 15 au compteur, a marqué les esprits. Sans même que ses 23 points du match 4 à 6 sur 23 au shoot ne puisse redorer son blason. Si le volume est là, et que le joueur continue d’affirmer garder foi en son tir, les stats parlent d’elles-mêmes. Depuis le coup d’envoi des playoffs, BI tourne ainsi à 14,8 points à 33,9% au shoot.
Brandon Ingram tossed from kicked off plane /// reaction meme pic.twitter.com/26opcpCumg
— bbreact reaction videos (@burnerbwoireact) April 21, 2026
Une indigence qui n’empêche pas les Canadiens d’accrocher Cleveland dans la série alors que les deux équipes se retrouvent ce mercredi dans l’Ohio pour un game 5 décisif. le moment parfait pour rebondir dans la série pour Brandon Ingram ?
3. Nickeil Alexander-Walker, un MIP à la peine en Géorgie
Révélation de la saison avec 20,8 points de moyenne à Atlanta, Nickeil Alexander-Walker était logiquement attendu au tournant en playoffs. Un stade de la saison bien connu du cousin de Shai Gilgeous-Alexander, qualifié ces deux dernières années pour les finales de conf avec les Wolves dans un rpole de remplaçant.
Opposé à New York au premier tour, son rendement a hélas lourdement chuté. Le coéquipier de Zaccharie Risacher aligne ainsi 14,2 points seulement à 38,1% au tir en dépit d’un joli 43,6% derrière l’arc depuis le début de la série face aux Knicks.
Au-delà de son adresse générale, Nickeil Alexander-Walker semble surtout peiner face à la défense de Gotham City, comme en atteste son faible ration de 2,4 pertes de balles pour 2,8 offrandes. Les Hawks auront besoin d’un NAW à son meilleur niveau pour espérer forcer un match 7 jeudi devant leurs fans.
4. Toumani Camara porté disparu à Portland
Toumani Camara a franchi un cap cette année en signant 13,4 points à 44% au tir dont 37% à 3-points et 5,1 rebonds de moyenne en 82 matchs. Starter indiscutable sous la coupe de Tiago Splitter, le Belge a livré rien de moins que la meilleure saison de sa jeune carrière. Des productions et un nouveau statut qui laissaient augurer du meilleur en post season.
Malheureusement pour lui, le natif de Bruxelles a traversé la série contre Portland tel un fantôme. En proie au doute, à l’image d’un game 6 décisif bouclé avec 7 points à 2 sur 10 (mais aussi 8 rebonds), Toumani Camara a pris de plein fouet l’intensité des playoffs NBA. Et celle de Victor Wembanyama la nuit dernière lors du match 5 !
DENIED AGAIN ‼️ pic.twitter.com/PPCtO8fHCU
— San Antonio Spurs (@spurs) April 29, 2026
Bloqué à 7,0 unités de moyenne à 28,9% au global dans la confrontation avec les Texans malgré une présence défensive toujours impeccable, l’ancien de Dayton nous doit déjà une revanche.
5. Paolo Banchero, l’énigme du Magic
Malgré une production brute toujours aussi impressionnante, Paolo Banchero traverse une série contrastée face aux Pistons. Leader offensif du Magic, l’intérieur compile ainsi 21,0 points, 8,8 rebonds et 6,3 assists de moyenne sur la série, preuve de son rôle central dans la création offensive floridienne. Et permet à Orlando de mener 3 manches à 1 à la surprise générale contre les Pistons.
Mais cette polyvalence s’accompagne aussi d’un déchet important : son adresse globale peine à dépasser les 37% (37,3%), avec une sélection de tirs souvent forcée et un trop grand nombre de pertes de balles (3,0). A l’image de ses 18 points à 4 sur 22 au tir lors du game 4, toutefois remporté par les Floridiens.
Fort heureusement, son impact ne se limite pas à sa capacité à scorer. Sa propension à provoquer des fautes (plus de 8 lancers tentés par match, dont 27 cumulés sur les game 3 et 4) et à mobiliser les aides libère des espaces pour ses coéquipiers, dans une série où Orlando impose un rythme lent et physique.
Résultat, même dans l’irrégularité, Banchero reste un moteur indispensable pour une équipe en passe de réaliser un upset retentissant. Un paradoxe qui laisse entrevoir l’incroyable potentiel du Magic dans le cas où son franchise player viendrait à se muer en véritable superstar. Le statut attendu pour un 1er choix de Draft NBA (en 2022).




























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