Rudy Gobert sur Victor Wembanyama : « On représentait un gros test pour lui, et il l’a passé »

Après une rude bataille de 6 matchs, il n’y avait que de l’amour entre les deux pivots français
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À partir de 5€Essai gratuitIl fallait un gagnant et un perdant. La série entre Spurs et Timberwolves allait forcément envoyer un DPOY français en vacances. Au bout de six matchs (4-2), c’est le plus jeune des deux qui l’a emporté. À la fois sur le plan collectif comme individuel. Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) accède en effet pour la première fois de sa jeune carrière aux finales de conférence, aux dépens de Rudy Gobert (2,16 m, 33 ans), pour qui la saison est terminée.
Un duel remporté
L’élève a dépassé le maître. La relation de mentorat qui existe entre les deux tricolores en est venue à cette conclusion ces dernières semaines, lorsque Wembanyama a remporté son premier DPOY devant Gobert, et l’a maintenant éliminé en playoffs. Sur la série en elle-même, il n’y a pas eu photo entre les deux joueurs.
Comme il l’avait fait avec brio contre Nikola Jokic au tour précédent (limité à 42% aux tirs et 13 turnovers), Gobert a été envoyé en match-up direct sur son jeune compatriote. Mais ses chiffres défensifs sont bien moins glorieux (Wembanyama limité à 54% aux tirs et 3 turnovers). Si bien que sur la fin de la série, il n’était que peu utilisé, pour laisser place à des options plus offensives.
En conférence de presse de fin de saison, Gobert s’est avoué vaincu : « C’était une super bataille contre Victor, un gros challenge pour moi et notre équipe. Il a montré qu’il avait passé un nouveau cap. C’était un gros test pour lui, et il l’a passé ». L’alien français a en effet tourné à 20 points, 12 rebonds et 4 contres de moyenne en six matchs.
🇫🇷🫶🇫🇷
Ahhhh elle est belle cette image entre Victor Wembanyama et Rudy Gobert… pic.twitter.com/yHhflRMMYc
— 50 Nuances 🇺🇸🏀 (@50NuancesDeNBA) May 16, 2026
« On a été très physiques avec lui »
Mais surtout un impact au-delà des chiffres dans son impact sur l’attaque des Timberwolves, qui s’est retrouvée sans solutions. De l’autre côté du terrain, Wembanyama a dû batailler face à des joueurs physiques, agressifs et belliqueux avec lui. Ce qu’a reconnu Gobert : « On a été très physiques avec lui et ça l’a affecté, mais il a quand même réussi à impacter le jeu des deux côtés du terrain. » On l’a souvent vu prendre des coups, être au sol, être attrapé par deux ou trois joueurs… Ce qui a d’ailleurs laissé des traces sur son corps.
Son impact se voit surtout à son plus/minus : +12,6 de moyenne par match sur cette série (le meilleur de son équipe), contre seulement +2,3 pour son remplaçant Luke Kornet. Les Spurs étaient une équipe différente avec lui sur le parquet ou sur le banc. Avec sa gravité, il permettait aussi à ses coéquipiers d’exister en attaque dans les espaces : six d’entre eux ont terminé entre 9 et 20 points de moyenne sur la série.
« Je ne suis pas surpris de sa progression. De le voir briller au plus haut niveau et surmonter l’adversité comme il l’a fait sur cette série. C’est la récompense de son travail, de tous les sacrifices qu’il a fait sur son corps, son esprit, son dévouement. Je savais qu’un jour ou l’autre ça paierait » a apprécié Gobert, prouvant que leurs déclarations interposées sur la validité des contres et l’arbitrage n’étaient que des chamailleries.
Il pourra maintenant observer depuis sa télévision son coéquipier en équipe de France tenter d’aller chercher le titre. Avant de joliment conclure : « Ça va être intéressant de voir s’il va réussir à les mener en terre promise dès cette année. »
Rudy Gobert on whether he's surprised by Wemby being so good this quickly:
"I wouldn't say surprised…it's credit to his work. I'm aware of that. Sooner or later you get rewarded when you have that kind of mindset. He led his team. Now it's gonna be interesting to see how he's… pic.twitter.com/G5xRzwQDe5
— Oh No He Didn't (@ohnohedidnt24) May 16, 2026

























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