Un Opalico au goût amer : Gravelines-Dunkerque enfonce un Portel à l’agonie

Edon Maxhuni et les Gravelinois ont disposé, dans le respect, du Portel.
Ce dimanche, le traditionnel et non moins légendaire Opalico entre Gravelines-Dunkerque et Le Portel n’avait de derby que le nom. Loin de la ferveur habituelle et de la passion incandescente qui caractérise cet affrontement du Nord, la rencontre s’est déroulée dans une ambiance funèbre et sans saveur, qui a vu les Maritimes infliger un lourd 100-78 aux Stellistes.
Un contraste saisissant pour une affiche qui, par le passé, galvanisait les foules et qui aujourd’hui, les peine…
✅ Le @bcmbasketball en patron à domicile face à @essmbasketofficiel et se replace dans la course au maintien !#basketball #betclicelite pic.twitter.com/uikpxg1Xfo
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Trois joueurs pros désormais au Portel…
Pour l’ESSM Le Portel, la situation dépasse largement le cadre sportif. Aux abois financièrement et interdite de recrutement, la lanterne rouge se demande comment elle pourra simplement terminer l’exercice en cours. Le climat était d’autant plus lourd que le vainqueur du jour, le BCM, est arrivé le visage fermé, conscient de la détresse de son voisin.
Sur le parquet, le calvaire portelois s’est poursuivi. Dès la 7e minute, l’équipe a dû composer avec la blessure de Christopher Ebunangombe (1,96 m, 18 ans), laissant l’ensemble portelois avec seulement trois joueurs professionnels valides pour terminer la rencontre. Le staff craint d’ailleurs une fracture du péroné pour son joueur, symbole d’un sort qui s’acharne.
Arnaud Ricoux, l’entraîneur de l’ESSM en l’absence de Kenny Grant, n’a pu que constater les dégâts en conférence de presse, dans des propos rapportés par nos confrères de La Voix du Nord, pointant du doigt l’isolement de son club. « On ne peut pas remplacer les joueurs, on n’a pas le droit de recruter. Je ne sais pas comment on va finir la saison, concrètement ». Il a également souligné l’impasse concernant les jeunes joueurs espoirs qui, arrivant au bout de leur convention de cinq matchs, ne pourront bientôt plus venir en aide au groupe professionnel.
Gravelines sans pitié mais avec classe
Malgré ce contexte mortifère, le BCM Gravelines-Dunkerque a fait preuve de professionnalisme en assurant une victoire nette. Emmenés par un Edon Maxhuni chirurgical (19 points, dont 5/7 à 3-points), les Gravelinois ont rapidement pris les commandes (53-39 à la mi-temps). Ancien de la maison porteloise, le serial shooteur a tenu à rendre hommage à ses adversaires du soir : « J’ai envie de donner du crédit au Portel. C’est une saison dure pour eux. Ils se sont battus, ils jouent avec leurs jeunes ».
L’Opalico est pour 𝒏𝒐𝒖𝒔 🫡
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Si Le Portel a tenté de résister courageusement en frôlant la barre des 40 points à la pause, la profondeur de banc du BCM a fini par faire la différence. En s’envolant au score (74-50, 29e) pour finalement atteindre la barre symbolique des 100 points, Gravelines a soigné ses statistiques offensives grâce notamment aux 18 points de Valentin Chery et aux 12 unités de Jacob Gilyard et Mike Lewis II.
𝗟𝗘 𝗖𝗛𝗔𝗡𝗧𝗜𝗘𝗥 🤯@ValentinChery42 était absolument partout aujourd'hui face au Portel 🫡#MoreThanTheNorth pic.twitter.com/RDJI9ygOF6
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Avec ce succès (100-78), le BCM fait un grand pas vers le maintien, même si celui-ci n’est pas encore mathématiquement effectif. Le club devra rester vigilant face à la menace de Saint-Quentin lors des cinq dernières journées pour éviter les barrages. Pour Le Portel, en revanche, le score final, bien que lourd, n’est que le reflet d’une agonie lente pour un club qui semble avoir été abandonné par les instances.





























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