Une mi-temps surnaturelle de Jeremiah Hill permet à l’Élan Chalon de briser l’invincibilité de Badalone !

Jeremiah Hill était sur une autre planète
1 point à 0/3 à la mi-temps. 25 points à 9/13 au buzzer final. On vous laisse faire le calcul. Oui, Jeremiah Hill a donc raté un tir en seconde période (24 points à 9/10)… Quelle infamie ! Et c’est la première chose qu’il a vu aussi en décryptant la feuille de statistiques avant la conférence de presse.
« Mais pourquoi j’ai raté un tir ?! », s’interrogeait-il, un immense sourire figé sur les lèvres. « Et une balle perdue, parce que je l’ai envoyé à Nate (Darling) », continuait-il de s’auto-flageller. « Pourquoi est-ce que je l’ai envoyé à Nate ?! »
« Quand le sourire revient, on se remet à gagner ! »
Car pour le reste, loin du fantôme qui avait visité la Catalogne le mois dernier (6 points à 1/9), le leader américano-camerounais de l’Élan Chalon a livré un bijou de deuxième acte. Sur une autre planète pendant 20 minutes. Tellement surréaliste, pour reprendre l’expression consacrée de notre voisin commentateur radio, qu’il s’est permis la coquetterie de détourner le regard du cercle après avoir armé un shoot longue distance pour fixer le public. Ficelle, évidemment (voir la photo de une, ndlr).

« J’ai appelé le premier play de la deuxième mi-temps pour lui », retraçait son coach, Elric Delord. « Je lui ai dit : Maintenant, c’est ton moment. Et c’était parti ! »
« Grant m’a posé des bons écrans et quand j’ai un peu d’espace, je peux prendre des tirs, shooter avec confiance », savoure le héros de la soirée. « Et quand je suis en confiance, que le sourire revient, je m’amuse de nouveau et on se met à gagner ! »
Jeremiah Hill helps Elan Chalon snap Joventut's unbeaten streak with 25 PTS and 6 AST 💥#BasketballCL | @ELANCHALON pic.twitter.com/YTtgA7n7Ck
— Basketball Champions League (@BasketballCL) February 10, 2026
Badalone était la dernière équipe invaincue de la saison en BCL
Si c’était aussi simple que ça… Reste qu’il fallait bien quelque chose d’aussi irrationnel que ce chef-d’œuvre de l’ancien gravelinois pour permettre à un Élan en sous-effectif (deux pivots absents) et éreinté par une succession de matchs au sommet pour s’offrir le scalp de la Joventut Badalone (85-77), dernière équipe invaincue de cette Basketball Champions League (9v-0d) et qui avait giflé les Bourguignons à l’aller (107-75).
Menés par les éternels Ricky Rubio et Ante Tomic, les Catalans n’étaient pourtant pas venus au Colisée en dilettante, arrivés en Bourgogne pour composter leur billet pour les quarts de finale. Il leur faudra attendre a minima un mois supplémentaire, le prochain match n’étant que le 10 mars, la faute à Hill, donc, mais plus globalement à une équipe bourguignonne très cohérente, à l’image du punch amené par Clarence Nadolny en première mi-temps, des bonnes minutes de Yanis Tonnellier ou de l’énergie défensive de Justyn Mutts.

« Est-ce un exploit ? », s’interroge Elric Delord. « On bat une équipe qui n’avait pas encore perdu de la saison en BCL et qui massacrait tout le monde avant de venir au Colisée. On avait besoin de faire ce grand match. On a retrouvé notre identité. Mais maintenant, je ne veux pas que ce ne soit qu’une réaction. J’aimerais qu’on sorte grandi de cette période difficile et que ce ne soit pas qu’aujourd’hui. » Mais si jamais ce n’était que l’histoire d’une soirée, quelle soirée ce fut !
À Chalon-sur-Saône,

























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