Victor Wembanyama et l’équipe de France : « Mon projet se compte en dizaines d’années »

Victor Wembanyama envisage l’équipe de France « en dizaines d’années »
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À partir de 5€Essai gratuitUne semaine après sa nomination au poste de capitaine de l’équipe de France, Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) retrouvait désormais le parquet de l’Accor Arena, pour l’un des derniers entraînements avant de recevoir la Slovénie (jeudi 27 août, 20h30).
Des retrouvailles avec Bercy forcément très attendues par l’intéressé ; mais aussi par la presse française comme internationale, venue en masse assister à la fin d’une séance et à la conférence de veille de match tenu par le natif du Chesnay.
🇫🇷🫡 Le capitaine des Bleus Victor Wembanyama est en jambes, à la veille de France – Slovénie !
📰 Ses déclarations d'avant-match à retrouver très vite sur @Be_BasketFr ! pic.twitter.com/rcyFlEnHxJ
— Arthur P. 📰 (@Arthur_Puy) August 26, 2026
Visage fermé devant l’enjeu de la première des deux « vraies rencontres » de la fenêtre – après deux amicaux face à la Serbie – Victor Wembanyama a navigué avec aisance de sujet en sujet, entre son ancrage parisien et le prisme purement sportif de la sélection.
Le « plaisir avant tout » de retrouver Bercy en équipe de France
Pour Victor Wembanyama, fouler à nouveau le parquet de l’Accor Arena sous la tunique tricolore est un « plaisir avant tout. C’est ancré en moi comme LA salle de l’équipe de France, alors j’ai forcément une attache affective ». S’il attend la salle dans sa nouvelle configuration, avec du public, pour se remémorer des souvenirs des Jeux Olympiques 2024 par exemple, le Francilien y voit malgré tout l’opportunité de renforcer toujours plus ses liens avec sa région natale.
« C’est quelque chose dont je suis fier, et j’essaie de le montrer notamment à ceux qui ne connaissent pas beaucoup Paris. Dès que j’ai l’occasion, qui malheureusement ne s’est pas beaucoup présentée dernièrement, j’y retourne parce que ce sont des heures de qualité. Parce que ça se compte en heures et non en jours », déplore-t-il.
« Travailler pour le présent » face à la Slovénie puis la Suède
Jeudi soir, à 20h30, l’équipe de France fera face à une sélection slovène privée de sa superstar : Luka Doncic. Mais cette absence majeure ne doit pas inviter au relâchement. « Il y aura des discours dans ce sens, c’est sûr. Mais je pense que ce n’est pas du tout l’état d’esprit qu’on a en ce moment », assure-t-il au terme d’un entraînement au cours duquel les oppositions et jeux se sont multipliés, avec une volonté farouche de chacun de l’emporter.
Wembanyama avoue d’ailleurs un regret purement compétitif : « On prend les matchs comme ils sont. Mais la réalité fait que, en mon fort intérieur, je suis un peu dégoûté qu’il ne soit pas là. L’occasion se représentera à coup sûr ! » Un regret d’autant plus futile que l’enjeu sera grand face aux Slovènes puis en Suède, après deux matchs amicaux à Belgrade et Orléans. « Ces matchs sont totalement différents. On ne travaille plus autant pour le futur, on travaille pour le présent. Mais ça va être super fun ».
Après avoir commencé à rôder les automatismes et connexions entre des individualités rarement réunies, le sélectionneur Frédéric Fauthoux cherche encore les meilleures associations. Wembanyama seul au poste 5, une association à Rudy Gobert où il glisse au poste 4 : un rôle hybride dont se satisfait le jeune homme, qui éprouve tout de même du plaisir à jouer ailier-fort également.
« C’est un rôle un peu plus passif, mais ça me plaît évidemment de jouer avec Rudy, de jouer avec des ‘bigs’ en général. Notamment de ce niveau-là défensivement, car il n’y en a pas beaucoup ». Ce décalage lui permet également de cultiver d’autres facettes du jeu : « des situations inhabituelles comme lancer des lobs, ce que j’aime beaucoup faire avec lui. C’est quelque chose qu’il faut expérimenter car on en aura besoin dans les années à venir ».
« Plus proche chaque jour du capitaine » qu’il veut être
Devenu le plus jeune capitaine des Bleus depuis Tony Parker, Victor Wembanyama aborde cette responsabilité avec sérénité, et surtout une volonté de durer. « J’ai confiance en qui je suis, en ce que je peux apporter à un collectif sportivement et en termes de philosophie. Pour moi, c’est un projet qui se compte non pas seulement en années, mais en dizaines d’années avec l’équipe de France. C’est quelque chose qui s’installe avec le temps, il est important de ne pas sauter d’étapes et de chercher chaque jour à être le plus proche de la personne qu’on devrait être. J’essaierai à chaque fois d’être plus proche du capitaine que je veux être ».
Au-delà de ce rôle évidemment important auprès des observateurs comme dans le vestiaire, l’intérieur veut surtout corréler l’empreinte qu’il souhaite laisser sur le basket français avec la gagne : « Je pense que ce que tout le monde recherche — les fans, la Fédération, mes coéquipiers —, ce sont les titres. C’est ça avant tout. Ces dernières années, le basket français a grandi, grandi, et possède un potentiel énorme, sur l’équipe de France, les équipes de jeunes et surtout sur la formation. Ce sont des projets à long terme sur lesquels je pourrais avoir un impact ».
Conscient de la rareté des situations où lui, Rudy Gobert, Evan Fournier et les autres joueurs NBA et EuroLeague pourront être rassemblés, il tient déjà à endosser son capitanat comme un gardien du temple de la synergie. « Tout au long de l’année, il faudra que je parle souvent avec Fred, avec le staff et avec mes coéquipiers pour continuer à construire cela, car il ne faut pas perdre tout ce que l’on fait là ».
Depuis l’Accor Arena, Paris…




























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