« Je sais qu’il y a un spot à l’intérieur à prendre » : Aminata Gueye, un rôle à saisir pour la Coupe du monde

Aminata Gueye se tient prête à défendre le maillot Bleu à la Coupe du monde
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitSi Jean-Aimé Toupane tente tant bien que mal de brouiller les pistes, semer le doute sur les quatre derniers noms de sa liste pour la Coupe du monde 2026, une question prend de l’épaisseur au vu des profils convoqués. Beaucoup de joueuses sur les lignes arrières – de Marine Johannès à Gabby Williams en passant par Carla Leite et Leïla Lacan – mais, qui composera la raquette ? À ce jour, sans faire coulisser de joueuses, la réponse la plus probante se nomme Dominique Malonga. Et après ?
Alors à l’INSEP, où une douzaine de joueuses se prépare en vue d’une possible intégration à la sélection finale, certaines joueuses savent plus que les autres qu’elles ont encore gros à jouer. C’est le cas d’Aminata Gueye (1,90 m, 24 ans), rappelée par Jean-Aimé Toupane après sa découverte de l’EDF au TQO de Villeurbanne, et auteure d’une grande saison à Saragosse.
Préparation express à l’INSEP, mais « un stress en moins »
À quelques jours de l’annonce de la liste définitive des 12 joueuses qui s’envoleront pour Berlin, Aminata Gueye souligne la sérénité du groupe, malgré les grandes inconnues d’une sélection finale. La native de Paris ne cache pas sa détermination, forte d’une intégration entamée au printemps : « Je me sens vraiment bien. On fait le travail qu’il faut faire jusqu’à la fin, à fond, en attendant le résultat. C’est un groupe qui m’a bien intégré, dès mes premières sélections. Naturellement quand je reviens, je m’y sens bien, je commence à prendre des aises, à avoir quelques repères. C’est un stress en moins.».
Pour l’ancienne joueuse de Mondeville, cette capacité d’adaptation de doit rien au hasard. Elle sort d’une première saison à l’étranger, sous les couleurs de Saragosse, qu’elle décrit comme un formidable accélérateur de maturité. Avec 10,3 points à 50,4% aux tirs et 6,2 rebonds de moyenne en Liga Femenina Endesa, elle a prouvé son agilité. « Avoir passé le step de l’étranger, dans un environnement complètement inconnu, m’a donné cette capacité d’adaptation beaucoup plus rapide. J’ai l’impression que peu importe le groupe, avec les filles de la WNBA ou sans elles, je sais faire sans m’éparpiller. Je connais mon rôle, et sais m’y tenir. »
« On sait quel poste il manque »
De bon augure pour prétendre à une place dans les douze de Toupane, alors que l’étau s’est considérablement resserré dans la peinture tricolore au cours des dernières semaines. Entre la pause maternité d’Iliana Rupert, le forfait d’Alicia Tournebize et, tout récemment, celui d’Alexia Chery, les possibilités dans le secteur intérieur des Bleues se réduisent en quantité. Aminata Gueye sait qu’une fenêtre se présente à elle.
Les calculs sont simples : après l’annonce des huit joueuses WNBA, où Dominique Malonga est la seule véritable poste 5 de métier, Aminata Gueye, Marième Badiane, Maeva Djaldi-Tabdi ou encore la jeune Sarah Cissé ont encore toutes leurs chances pour s’adjoindre à la rotation intérieure envoyée à Berlin. « Naturellement, les calculs se font dans nos têtes. On sait quel poste, à peu près, il manque. Donc on se projette, et en même temps pas trop. Je sais qu’il y a un spot à l’intérieur à prendre. Je mets toutes les chances de mon côté pour le saisir et faire partie de l’effectif à la Coupe du monde. Mais il n’y a pas de pression à y voir. Je donne le maximum ; et au pire, si ce n’est pas pour la Coupe du monde, ça me servira pour ma saison. La concurrence entre nous est vraiment saine, je pense que la situation est plus difficile à vivre pour le staff que pour nous (sourire). »
« Bourriner dans la raquette » en Bleu
Si Aminata brille en club par sa polyvalence et s’accorde parfois la liberté de s’écarter du cercle, le cahier des charges imposé par le staff de l’équipe de France est beaucoup plus restrictif et ciblé. Pour exister dans ce collectif et équilibrer le jeu des lignes arrières, elle doit se muer en point de fixation : « Mon style de jeu a évolué en Espagne, mais je sais qu’en équipe de France, on me demande de rester dans la raquette, proche du cercle. On a un rôle prédéfini pour le bien de l’équipe, mais qui ne nous définit pas en tant que joueuse. Ce sera ‘bourriner dans la raquette’, et je garde ma liberté de jouer un peu plus extérieur en club. »
Au milieu de cette préparation intense, Aminata Gueye se réjouit également d’une excellente nouvelle : la convocation et l’intégration de Carla Leite pour sa toute première campagne internationale majeure. Les deux joueuses, qui faisaient les beaux jours de Saragosse la saison dernière, pourraient donc se retrouver en Bleu. « Je ne suis pas du tout surprise par sa sélection. Enfin, c’est la première fois, mais c’était une ‘évidence’ pour moi. Après avoir montré ce qu’elle a montré cette saison et en WNBA, on ne pouvait que la récompenser. J’espère la retrouver en Allemagne, évidemment ! »
Alors que les Bleues se frotteront à l’Italie les 27 et 28 août à l’INSEP pour leurs deux uniques rencontres de préparation à huis clos, les cartes sont entre les mains des joueuses présentes. Pour Aminata Gueye, l’appétit est là ; et le ticket pour Berlin à sa portée.
Depuis l’INSEP, Paris…
Le débat de la rédaction · À vous de trancher
Aminata Gueye ira-t-elle à la Coupe du monde ?
- Oui
- Non































Commentaires (0)