À venir, la première Draft NBA sans joueur français depuis… 11 ans ?

Joan Beringer, Noa Essengue et Nolan Traoré : les 3 Français sélectionnés au premier tour l’année dernière
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À partir de 5€Essai gratuitCette nuit, au Barclays Center de Brooklyn, les projecteurs de la NBA s’allumeront sur la cuvée 2026. À Washington, qui possède le premier choix, on hésite encore entre les phénomènes AJ Dybantsa et Darryn Peterson. Mais en France, l’atmosphère est plus calme.
Un premier raté depuis 11 ans ?
Sauf grosse surprise de dernière minute, ces deux nuits (le premier tour se déroule dans la nuit de mardi 23 juin à mercredi 24, le deuxième tour dans la nuit de mercredi à jeudi) devraient marquer un coup d’arrêt historique : pour la première fois depuis 11 ans, aucun joueur français ne devrait entendre son nom appelé par Adam Silver ou Mark Tatum. Un retour à la réalité après les Drafts hautes en émotions des dernières années.
Un record à six français draftés en 2025, cinq en 2024, quatre en 2023, quatre en 2022, et au moins chaque année depuis… 2015. À l’époque, Vincent Poirier et William Howard s’étaient présentés mais sans succès, avant de finalement rejoindre la grande ligue américaine quelques années plus tard. La jeunesse française a fait des émules aux États-Unis ces dernières années.
🇫🇷 6 FRANÇAIS SÉLECTIONNÉS À LA DRAFT 2025 !!
6/6 pour les cracks bleus !! 💪
🔹 Noa Essengue > Bulls (12)
🔹 Joan Beringer > Wolves (17)
🔹 Nolan Traoré > Nets (19)
🔹 Noah Penda > Magic (32)
🔹 Maxime Raynaud > Kings (42)
🔹 Mohamed Diawara > Knicks (51)C’EST LA FRANCE ! ❤️ pic.twitter.com/YYBFzawkyS
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 27, 2025
On parle d’une décennie dorée qui a vu défiler Frank Ntilikina, Killian Hayes, Bilal Coulibaly, Ousmane Dieng en lottery picks (Top 14) sans oublier l’apothéose absolue : le choix historique de Victor Wembanyama en n°1 en 2023, suivi du doublé irréel de Zaccharie Risacher et Alexandre Sarr en 2024.
Mais la cuvée 2026 est une année creuse pour la France, celle de la génération 2007. Ce qui était prévisible de longue date. Le seul candidat crédible à une sélection au premier tour, Adam Atamna, ne s’est pas présenté afin d’aller se préparer une année supplémentaire du côté d’Ulm en Allemagne. Noa Kouakou-Heugue était annoncé il y a quelques mois, mais son calvaire vécu en Australie a refroidi les choses.
Un seul représentant de Betclic ÉLITE, peu d’européens
Dans la génération 2006 qui s’est présentée avec un an de formation de plus, le seul tricolore Marc-Owen Fodzo Dada s’est retiré avec la deadline en mai. Il n’y a donc pas le moindre candidat français chez les plus jeunes, et il est peu probable de voir l’un des auto-éligibles (ceux nés en 2004 cette année) drafté, sauf surprise de fin de second tour.
Ce qui laisse donc un grand vide comblé en immense partie par des Américains. Les joueurs européens ont en effet délaissé la Draft, notamment pour privilégier la voie alléchante de la NCAA. Le seul représentant du championnat de France officiellement candidat est l’Iranien Mohammad Amini.
Reculer pour mieux repartir
Mais que l’on se rassure : cette disette ne durera vraisemblablement qu’une année. Si l’année 2026 fait office de transition, les yeux des directeurs généraux de la NBA sont déjà rivés sur les étés suivants. La génération des joueurs nés en 2008 et 2009 s’annonce d’ores et déjà comme l’une des plus excitantes pour le basket français.
Avec son énorme saison rookie avec Nanterre, Hugo Yimga-Moukouri s’installe déjà comme une tête de file, avant une saison 2026/27 qui pourrait bien lui ouvrir les portes des tout premiers choix de la Draft 2027. Même chose pour Nathan Soliman dans la génération suivante, dont la précocité n’est plus à prouver, et qui a encore deux saisons à jouer à la JL Bourg avant d’être éligible à la Draft.
Derrière ces têtes de gondoles, on compte aussi des noms qui font déjà saliver les scouts et sont déjà invités à de nombreux camps de détection, comme Cameron Houindo, Swann Penda, Matthys Mahop chez les 2008, ou Messi Yangala voire Aaron-Towo-Nansi chez les 2009. Il faudra donc faire le dos rond le temps d’une nuit, apprécier le spectacle américain à Brooklyn, et se dire que ce probable « zéro » pointé n’est que le point de départ d’un nouveau cycle pour le basket français.
Les draftés français depuis 2016
- 2025 : Essengue, Traoré, Beringer, Penda, Raynaud et Diawara
- 2024 : Risacher, Sarr, Salaün, Dadiet et Ajinça
- 2023 : Wembanyama, Coulibaly, Rupert et Cissoko
- 2022 : Dieng, Diabaté, Kamagaté et Besson
- 2021 : Begarin
- 2020 : Hayes et Maledon
- 2019 : Doumbouya
- 2018 : Okobo
- 2017 : Ntilikina, Lessort et Kaba
- 2016 : Yabusele, Luwawu-Cabarrot, Cornelie, Michineau et Cordinier
Nathan Soliman 🇨🇵 (2009) à Bourg-en-Bresse
Hugo Yimga-Moukouri 🇨🇵 (2008) à Nanterre
Aaron Towo-Nansi 🇨🇵 (2009) à Cholet
Profitons, nos 3 plus gros prospects ont choisi de rester en France. La saison prochaine ça va envoyer du bois en Betclic ÉLITE pic.twitter.com/8gwPndyT7T
— Tom Compayrot (@Tom_Cprt) May 25, 2026


























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