Aaron Towo-Nansi, son regard sur le Cholet Mondial Basketball et ses grandes ambitions pour la fin de saison

Aaron-Towo Nansi au Cholet Mondial Basketball
À seulement 17 ans, Aaron Towo-Nansi dégage une maturité qui contraste avec la ferveur qui l’entoure à la Meilleraie. A l’occasion du tournoi du Cholet Mondial Basketball, il nous a confié que ce tournoi n’était pas qu’une simple compétition, et que celui-ci a été une étape charnière de sa jeune carrière lors de l’édition 2024. À l’époque, il n’était qu’un jeune adolescent de 15 ans plongé dans le grand bain des U19 :
« C’est un tournoi totalement différent, parce que ce sont des pays différents, mais avec des joueurs qui ne sont pas forcément du pays d’origine de leur région. Ce sont des jeux particuliers, et surtout c’est du U19, donc c’est forcément plus d’intensité (qu’en U15 ou U18). »
Cette intensité, Aaron a appris à la dompter au sein de la Pitch Académie, un choix dicté par l’excellence de la formation choletaise. « On sait que c’est le club qui a amené le plus de joueurs en NBA », confie-t-il en citant des modèles comme Tidjane Salaün ou l’époque de Jean-François Martin. Mais au-delà des parquets, c’est l’équilibre humain qui prime pour le jeune meneur originaire de Rennes.
Une garde rapprochée pour garder le cap
Face à une notoriété galopante (notamment évoqué par son coach Fabrice Lefrançois), Aaron peut compter sur un rempart solide : sa famille. Dans un monde où les réseaux sociaux peuvent griser les plus jeunes, il garde les pieds sur terre grâce à ses parents.
« Ma famille est derrière tout ça. Que ce soit sur mes réseaux, c’est eux qui gèrent, c’est eux qui font attention à ce que je peux mettre. Quand on a 16 ou 17 ans, c’est dur de voir beaucoup de médias s’approcher et de rester sur le droit chemin. Mes parents m’ont éduqué à ce sujet, donc forcément ça m’aide beaucoup. »
Cette protection lui permet de se concentrer sur l’essentiel : le jeu. Car Aaron est désormais un joueur à double visage, naviguant entre les Espoirs et le groupe professionnel. S’il vit désormais « essentiellement avec les pros » et reste très proche d’Erwan Ntsantso Djoni, il n’oublie pas ses racines et le plaisir de partager un moment avec le public.
« J’essaie de faire plaisir aux jeunes, de venir ici… je sais qu’il y aura des photos, des autographes, et je le fais avec plaisir, même si des fois ça peut être long. »
Des objectifs tournés vers l’excellence
Pour la suite, Aaron ne manque pas d’ambition. Son calendrier est celui d’un compétiteur acharné. À court terme, il veut « finir champion de France avec les Espoirs », citant des déplacements cruciaux à Dijon et Monaco, tout en gardant un œil sur les playoffs avec l’équipe première. Mais le rêve ultime se dessine aussi sous le maillot bleu, avec la génération 2009 dirigée par Tony Parker lors de la Coupe du monde U17 :
« On va essayer d’aller chercher, pourquoi pas, de marquer le monde et marquer l’histoire du basket. »
En attendant ces échéances, il garde pour le tournoi du Cholet Mondial Basketball une affection particulière et un conseil simple pour ceux qui foulent ce parquet pour la première fois :
« Il faut venir avec beaucoup d’enthousiasme et de détermination. C’est un tournoi qui est long… il ne faut pas faire de bêtises au camping ! Il faut rester concentré parce qu’il y a de vraiment bonnes équipes. Il faut profiter de ce moment parce que ce n’est pas tout le temps qu’on fait un Cholet Mondial, c’est un événement extraordinaire. »
Déterminé mais protégé, Aaron Towo-Nansi aborde la suite de sa carrière avec la mesure et la sagesse de ceux, qui savent que seul le travail et la discipline paient pour exister dans le basket mondial.

























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