Antoine Diot va disputer sa… 20e finale en carrière professionnelle : « Potentiellement, ça peut être la dernière ! »

Antoine Diot et Roanne affrontent Orléans ce dimanche en finale de la Leaders Cup ÉLITE 2
« C’est rare de jouer une finale », nous disait mardi soir Harvey Gauthier, le meneur de la Chorale de Roanne. Ce n’est pas tout à fait vrai… À 37 ans, son coéquipier Antoine Diot va disputer ce dimanche contre Orléans sa 20e finale en carrière professionnelle (voir le décompte ci-dessous, ndlr).
Et encore, on ne compte pas celles où il est resté en civil. Ni les trois vécues avec les équipes de France juniors. Mais vingt finales, alors qu’il est engagé dans sa 18e saison professionnelle, le chiffre a de quoi marquer.
« De par ses expériences, Antoine va nous aider dimanche », poursuit Harvey Gauthier. « C’est le capitaine. Dans les moments faibles sur le terrain, il sait toujours trouver le bon mot. Il nous permet de ne jamais nous relaxer, même à neuf victoires d’affilée. Il sait ce que c’est de jouer dans une équipe qui gagne. »
Plutôt, oui, car le Bressan aura ce dimanche disputé une finale avec tous les clubs où il est passé. Et s’il la gagne, il aura récolté un trophée de partout. Alors bien sûr, la Leaders Cup d’ÉLITE 2 sera loin d’être le plus prestigieux de tous. Mais cela valait bien un petit entretien spécial finale malgré tout…

Antoine, avez-vous une idée du nombre de finales que vous avez disputé dans votre carrière professionnelle ?
Houla ! Alors là, non, je n’en ai absolument aucune idée… Je ne sais pas du tout.
« 20 finales, c’est pas mal ! »
Ce sera la vingtième ce dimanche contre Orléans…
C’est pas mal ! Vous me l’apprenez. J’espère que le pourcentage de victoires est élevé (14/19, soit 74%, ndlr), et qu’il n’y en a pas 19 de perdues (il rigole). On me demandait l’autre jour si une finale de Pro B avait la même saveur qu’une autre finale… J’ai répondu qu’une finale reste une finale. Si on en est là aujourd’hui, c’est qu’on est tous compétiteurs sur le terrain. Une finale, c’est toujours un match particulier et on a tous envie de la gagner. Il faudra se donner à fond, être prêt au bon moment et j’espère que ce sera le cas.

On ne va quand même pas croire qu’une finale de Leaders Cup ÉLITE 2 soit aussi importante que toutes celles disputées précédemment…
C’est toujours un titre ! Alors oui, remporter un trophée, c’est honorifique, c’est génial. Mais ce que j’aime personnellement, c’est le partage avec un groupe. Gagner avec mes coéquipiers, c’est ce qui y a de plus joli. Donc oui, je ne vais pas vous dire que gagner une finale d’un EuroBasket ou d’ÉLITE 2 est la même chose mais en termes de partage, c’est tout pareil. C’est toujours ce que je retiens de mes finales gagnées. J’espère faire la même chose ce dimanche avec ce groupe qui est très intéressant.
« La finale de l’EuroBasket était extraordinaire »
Quand on vous parle de finale, y en a-t-il une qui vous revient en tête instinctivement, ou un flash particulier ?
Déjà, une finale sèche, ce n’est pas la même chose qu’une série, où ça s’étire sur une semaine et demi. Bien évidemment, la finale de l’EuroBasket était quelque chose d’extraordinaire. Vous connaissez mon attachement pour le maillot bleu. Gagner avec l’équipe de France était incroyable. Mais toutes les finales sont différentes. Il y en a d’autres où je suis passé au travers et on a gagné. D’autres où j’ai été bon et on a perdu. Elles ont toutes quelque chose de particulier à leur manière.

Vous parlez de gagner… Et justement, pour l’instant, vous avez remporté un trophée dans tous les clubs où vous êtes passé, sauf Roanne…
Ce serait canon d’avoir laissé cette image de vainqueur partout où je suis passé ! À nous de faire le travail. Ce sera compliqué car Orléans est une très bonne équipe, très intense. À nous d’être prêt pour répondre à cela et rester dans l’agressivité.
C’est votre troisième saison avec Roanne. Les deux premières n’ont pas été extrêmement réjouissantes
C’est clair ! Mais l’objectif principal est encore loin d’être acquis. Ça reste la montée en Betclic ÉLITE. Cette finale de Leaders Cup serait juste la cerise sur le gâteau, c’est un vrai plus. Mais derrière, il faudra pas s’arrêter là. Il nous restera quinze matchs à jouer en championnat. On s’est mis en bonne position mais on sait que tout peut aller très vite en ÉLITE 2.
« La retraite ? Je n’ai pas encore pris ma décision »
Cela peut-il être votre dernière finale, ou plutôt votre dernière saison en carrière ?
Je n’ai pas encore pris ma décision. Potentiellement, ça peut être ma dernière finale effectivement. Je vis au jour le jour. J’avais déjà appris à le faire avec la blessure, en ne pas se projetant trop loin. C’est encore le cas. Je suis content d’être dans ce groupe qui tourne bien. Je fais les étapes les unes après les autres et on verra bien ce qui se passera après.
Justement, une vingtième finale pour quelqu’un à qui on avait dit qu’il ne pourrait peut-être pas rejouer au basket dès 2010…
C’est clair. C’est un peu le mot à la mode mais c’est une belle preuve de résilience.

Les vingt finales en pro d’Antoine Diot
- Semaine des As 2009 : Le Mans 74-64 Orléans
- Coupe de France 2009 : Le Mans 79-65 Nancy
- Coupe de France 2013 : Paris-Levallois 77-74 Nanterre
- EuroBasket 2013 : France 80-66 Lituanie
- Pro A 2014 : Strasbourg 0-3 Limoges
- Leaders Cup 2015 : Strasbourg 60-58 Le Mans
- Coupe de France 2015 : Strasbourg 87-74 Le Portel
- Pro A 2015 : Strasbourg 1-3 Limoges
- EuroCup 2017 : Valence 1-2 Malaga (présent sur la feuille de match, il n’a pas joué)
- Supercoupe d’Espagne 2017 : Valence 69-63 Gran Canaria
- Coupe du Roi 2017 : Valence 97-95 Real Madrid
- Liga Endesa 2017 : Valence 3-1 Real Madrid
- EuroCup 2019 : Valence 2-1 Berlin
- Leaders Cup 2020 : ASVEL 69-77 Dijon
- Coupe de France 2021 : ASVEL 77-61 Dijon
- Jeep ÉLITE 2021 : ASVEL 87-74 Dijon
- Betclic ÉLITE 2022 : ASVEL 3-2 Monaco
- Leaders Cup 2023 : ASVEL 83-74 Bourg-en-Bresse
- Coupe de France 2023 : ASVEL 70-90 Monaco
- Leaders Cup ÉLITE 2 : Roanne – Orléans


























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