Après son arrêt médical, Kenny Grant réintègre l’organisation du Portel pour préparer l’avenir

Kenny Grant retrouve l’organisation stelliste pour réfléchir au lendemain du club.
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À partir de 5€Essai gratuitC’est par un court communiqué publié sur ses réseaux sociaux que l’ESSM Le Portel a officialisé la nouvelle : Kenny Grant est de retour. Après plusieurs semaines d’absence, l’entraîneur réintègre la structure pour « participer aux travaux et échanges liés aux prochaines échéances du club ».
Si le texte reste sobre, il marque la fin d’une période d’incertitude personnelle pour Grant, mais souligne également l’urgence des dossiers qui attendent l’organisation porteloise.
Une situation personnelle et sportive délicate
Pour Kenny Grant, cette saison en Betclic ÉLITE aura tourné au chemin de croix. Arrivé l’été dernier pour succéder à l’emblématique Éric Girard, le coach a d’abord subi un naufrage sportif historique le 26 janvier dernier face au Paris Basketball (-63 points), entraînant sa mise à l’écart immédiate. Pourtant, faute d’accord financier pour rompre son contrat dans un club aux abois, il avait été rappelé sur le banc dès le 19 février.
Ce retour forcé, sous une pression populaire immense et dans un contexte de défaites systématiques, avait fini par user le technicien. Placé en arrêt médical pour « grande souffrance » et « décompression », il avait dû laisser les rênes de l’équipe à son adjoint, Arnaud Ricoux. Son absence, prolongée à plusieurs reprises, semblait acter la fin de son aventure sur la Côte d’Opale.
Sa réintégration actuelle, non pas nécessairement sur le banc de touche mais au sein des « travaux du club », suggère une volonté de mobiliser toutes les forces vives avant le passage devant les instances de contrôle.
L’ESSM en mode survie
Le retour de Grant s’inscrit dans un cadre bien plus large que le simple domaine sportif. L’ESSM traverse la crise la plus grave de son histoire professionnelle. Avec une dette abyssale dépassant le million d’euros, le club a été contraint de demander son placement en redressement judiciaire à la fin du mois d’avril. Cette procédure de « soins intensifs » vise à geler les dettes et à protéger les salariés tout en permettant la poursuite de l’activité.
L’enjeu est désormais double. Institutionnellement, le président Yann Rivoal, sur le départ, tente de passer la main à un nouveau pool d’investisseurs. Ces repreneurs potentiels se disent prêts à injecter des sommes importantes, mais leur engagement reste suspendu à une condition sine qua non : le maintien du club en Élite 2 la saison prochaine.
Le verdict de la DNCCG en ligne de mire
Le Portel joue désormais son avenir devant la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCCG). L’objectif est de présenter un projet de restructuration suffisamment solide pour éviter une relégation administrative au niveau amateur (NM1 ou inférieur), ce qui signerait probablement la fin du projet des repreneurs.
Dans ce contexte, le retour de Kenny Grant pour collaborer avec les « parties prenantes mobilisées » semble indiquer que le club prépare activement son dossier de candidature pour l’antichambre de l’élite. Entre la gestion d’un effectif professionnel réduit à peau de chagrin et la nécessité de rassurer les instances, l’ESSM tente, tant bien que mal, de ne pas laisser s’éteindre la flamme du Chaudron.
























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