AS Monaco : L’ancien propriétaire Sergey Dyadechko désigne les responsables du « crash » et défend Oleksiy Yefimov

Sergey Dyadechko aux côtés d’Oleksiy Yefimov, en novembre 2020 lors du choc Monaco – Dijon
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À partir de 5€Essai gratuitSergey Dyadechko n’avait jamais publiquement raconté les coulisses de son passage à la tête de l’AS Monaco. Près de cinq ans après avoir cédé la présidence et la majorité du club à Aleksej Fedoricsev, au début de la saison 2021-2022, l’ancien dirigeant a décidé de prendre la parole alors que la Roca Team traverse la plus grave crise de son histoire récente.
Dans une longue lettre ouverte transmise à Nice-Matin, il apporte un soutien appuyé au manager général Oleksiy Yefimov et estime que les difficultés actuelles trouvent avant tout leur origine dans la gestion financière de Fedoricsev. Le contraste est saisissant pour un club que Dyadechko avait accompagné de la NM1 jusqu’à la victoire en EuroCup et à l’EuroLeague, et qui pourrait désormais devoir repartir au mieux en NM1 si son projet d’intégration à la Ligue adriatique n’aboutit pas.
Dyadechko vole au secours d’Oleksiy Yefimov
Une grande partie de la lettre est consacrée à Oleksiy Yefimov, présent depuis le début du projet monégasque et aujourd’hui très exposé dans la crise traversée par le club. Dyadechko, qui l’avait ramené dans ses bagages en principauté, refuse d’en faire le responsable de la situation actuelle. « Je trouve injuste que l’on fasse de cet homme le coupable idéal », écrit-il, rappelant son rôle dans la construction des effectifs et plusieurs recrutements marquants.
L’ancien président cite notamment Alpha Diallo, Matthew Strazel, Donta Hall ou encore Donatas Motiejūnas. Il assure également que Yefimov aurait refusé ces dernières années plusieurs propositions émanant d’autres clubs d’EuroLeague. « Lui n’a pas trahi le club », insiste Dyadechko, qui appelle désormais les supporters de la Roca Team à soutenir le manager général.
De la NM1 à l’EuroLeague avec des moyens limités
Sergey Dyadechko rappelle aussi le chemin parcouru sous sa présidence. Lorsqu’il prend les commandes du projet monégasque, le club évolue encore dans les divisions nationales avant de rejoindre la Betclic ELITE, puis de s’installer rapidement sur la scène européenne. Monaco dispute notamment deux Final Four de Basketball Champions League avant de remporter l’EuroCup en 2021, synonyme d’accession à l’EuroLeague.
« On a gagné l’EuroCup avec un budget de moins de sept millions d’euros, le septième ou le huitième de la compétition à l’époque », affirme-t-il.
C’est quelques mois plus tard, au début de la saison 2021-2022, qu’il transmet la présidence et la majorité du club à Aleksej Fedoricsev. Cinq ans après cette passation, l’AS Monaco se retrouve menacée d’un retour spectaculaire vers les divisions fédérales.
« M. Fedoricsev s’est trompé sur ses moyens financiers »
Sur les responsabilités, Sergey Dyadechko ne prend aucun détour. Il vise directement Aleksej Fedoricsev.
« Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule personne dont les actes, ou l’absence d’actes, ont conduit là où nous en sommes », écrit-il avant d’ajouter : « M. Fedoricsev s’est trompé sur ses moyens financiers. »
L’ancien président lui reproche notamment les engagements pris par SKWEEK envers la Ligue Nationale de Basket, l’EuroLeague et l’ASVEL, qu’il décrit comme « injustifiés et illogiques » et qui, selon lui, n’ont pas été honorés.
Dyadechko affirme également que son successeur connaissait depuis un an les difficultés financières du club mais n’aurait pas suffisamment cherché de nouveaux investisseurs ou un repreneur alors que plusieurs personnes auraient été prêtes à racheter la majorité.

L’AS Monaco pourrait repartir de très loin
Le symbole est particulièrement fort. Sergey Dyadechko avait accompagné Monaco dans son ascension depuis la NM1 jusqu’à l’EuroLeague avant de vendre le club au début de la saison 2021-2022.
Cinq ans plus tard, l’ASM pourrait – au mieux – effectuer le chemin inverse. Après les décisions prises concernant son engagement dans les compétitions françaises et l’échec de ses recours, Monaco cherche encore une solution pour poursuivre son activité à haut niveau, avec notamment la piste d’une participation à la Ligue adriatique.
Si cette solution n’aboutissait pas, un retour en NM1 constitue désormais l’un des scénarios possibles pour l’équipe première. Une perspective inimaginable il y a encore quelques mois pour un club qui évoluait parmi les meilleures équipes d’EuroLeague.
Dyadechko refuse toutefois d’enterrer le projet. « Je ne crois pas une seconde que l’histoire s’arrête là », conclut-il, appelant désormais à reconstruire « une organisation plus solide, mieux structurée ».



























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