« Faire du HTV la référence du basket dans le Sud » : l’investissement américain prend enfin un visage à Hyères-Toulon

Le HTV a dévoilé l’identité et l’ambition de ses investisseurs
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À partir de 5€Essai gratuitC’était le « serpent de mer » du printemps varois. En février dernier, alors que le club vivait une épopée historique en Coupe de France, le président Mathieu Perrymond lançait un pavé dans la mare : Hyères-Toulon attirait des investisseurs étrangers pendant que « le local regardait ailleurs ». Trois mois plus tard, mercredi 10 juin, ce qui était une piste sérieuse est devenue une réalité concrète.
À travers un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le club d’ÉLITE 2 a levé le voile sur l’identité de ses nouveaux actionnaires : Scott Rupp et Vincent Tortorella.
Des profils venus de la finance et de l’entertainment
Le duo d’investisseurs arrive avec un bagage solide. Scott Rupp est le cofondateur de Bitkraft Ventures, un fonds spécialisé dans le sport et le gaming, gérant près d’un milliard de dollars. À ses côtés, Vincent Tortorella officie comme directeur général de Point72, une société de gestion d’actifs supervisant plus de 50 milliards de dollars.
S’ils investissent à titre personnel, les deux hommes ont tenu à remettre un intérêt collectif et général à l’origine de leur démarche. « Nous avons été séduits par l’histoire du HTV… Notre ambition est de construire un projet durable, créateur de valeur sur le terrain comme en dehors », a déclaré Scott Rupp. Vincent Tortorella a, quant à lui, insisté sur l’apport de « méthodes d’innovation qui caractérisent les meilleures organisations sportives professionnelles ». Un terme assez flou, qui n’attend qu’à être matérialisé et concrétisé.
L’arrivée de Scott Rupp et Vincent Tortorella au HTV confirme une tendance de fond : le basket français attire de plus en plus les investisseurs américains, et à toutes ses strates. En l’espace d’un an, Hyères-Toulon devient ainsi le quatrième club à ouvrir son capital à des investisseurs venus des États-Unis après Levallois (NM1), Orléans (ELITE 2) et l’ASVEL (Betclic ELITE).
Une transition structurelle et budgétaire
Pour Mathieu Perrymond, qui reste à la tête du club, cette arrivée marque la fin d’une ère, et surtout le début d’une autre. Le HTV va abandonner son statut purement associatif pour se structurer en Société par Actions Simplifiée (SAS). Dans un premier temps, Rupp et Tortorella détiendront une participation minoritaire, avant une montée en puissance progressive.
Sur le plan financier, l’impact sera immédiat dès la saison 2026-2027 : une augmentation du budget est prévue, à hauteur de 15 à 20 %. Par ailleurs, la SAS devrait démarrer avec un budget propre de 2,4 millions d’euros, dédié uniquement au secteur professionnel. Evidemment, ce plan de croissance vise un but précis, le retour au plus haut niveau national d’ici trois ans.
Un ancrage local préservé
Malgré cette « américanisation » du capital, la volonté affichée est de respecter l’identité varoise. Le club continuera de s’appuyer sur ses deux bases : l’Espace 3000 rénové à Hyères pour le quotidien, et le Palais des Sports de Toulon pour les grandes affiches devant 4 500 spectateurs. La maire de Hyères, Véronique Bernardini, a d’ailleurs salué cette « nouvelle dynamique » qui doit faire rayonner le territoire « bien au-delà de nos frontières ».
Les nouveaux actionnaires seront officiellement présentés à Hyères ce jeudi 11 juin, l’occasion de détailler davantage les contours sportifs de ce HTV version 2.0. Après avoir frôlé la disparition il y a quelques années, le club varois semble désormais plus proche de retrouver son lustre d’antan.




















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