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Il y a 30 ans à Paris, Dominique Wilkins et le Pana créaient la polémique en finale de l’EuroLeague

Dominique Wilkins a quitté la NBA en 1995 pour rejoindre le Panathinaikos, avant de mener le club grec à sa première EuroLeague quelques mois plus tard. MVP du Final Four, l’ancienne star NBA a conclu son aventure européenne par une finale contre Barcelone dont l’issue reste, trente ans plus tard, l’une des plus contestées de l’histoire de la compétition.
Il y a 30 ans à Paris, Dominique Wilkins et le Pana créaient la polémique en finale de l’EuroLeague

Superstar NBA, Dominique Wilkins a mené le Panathinaikos au titre en EuroLeague en 1996, au terme d’une finale restée très controversée.

Crédit photo : X
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Lorsqu’il débarque au Panathinaikos à l’été 1995, Dominique Wilkins (2,04) n’est pas une ancienne gloire venue terminer discrètement sa carrière en Europe. Meilleur marqueur NBA en 1986, neuf fois All-Star et figure majeure des Atlanta Hawks, « The Human Highlight Film » arrive à Athènes avec un statut rarement vu sur le continent. Quelques mois plus tard, il repart avec une EuroLeague et le trophée de MVP du Final Four en poche au terme d’une finale entrée dans l’histoire pour de tout autres raisons.

À 35 ans, Wilkins doit pourtant commencer par s’adapter. Ses premiers pas européens sont laborieux, avec notamment 9 points lors de son premier match contre le Zalgiris Kaunas. Ses relations avec l’entraîneur Bozidar Maljkovic sont également compliquées. L’Américain reprochera plus tard au technicien de l’avoir traité « comme un chien », tandis que ses nombreux voyages aux États-Unis lui valent une lourde amende du club.

Wilkins monte en puissance

Sportivement, la situation évolue rapidement. Wilkins devient le principal leader offensif du Panathinaikos et accompagne sa montée en puissance jusqu’aux quarts de finale contre le Benetton Trévise. Face aux Italiens, l’ancien Hawk répond présent sur les trois rencontres de la série. Dans le match décisif, remporté 65-64 par le Pana, il inscrit 26 points et prend 7 rebonds pour envoyer le club athénien au Final Four disputé cette année-là au Palais Omnisports de Paris Bercy.

La demi-finale face au CSKA Moscou confirme son importance. Wilkins inscrit 35 points et ajoute 8 rebonds dans la victoire grecque (81-71). Deux jours plus tard, le Panathinaikos bat Barcelone sur le fil (67-66) et décroche la première EuroLeague de son histoire. Moins prolifique mais encore déterminant, l’ex-étudiant de Georgia termine avec 16 points et 10 rebonds au compteur.

Les excuses de la FIBA

La dernière action va toutefois poursuivre cette finale pendant des décennies. Alors que le Blaugrana José Antonio Montero part inscrire le panier de la victoire, Stojko Vrankovic revient à toutes jambes effectuer un contre décisif. Les images montrent cependant que le ballon avait touché la planche avant l’intervention du pivot croate, ce qui aurait dû entraîner la validation du panier et très probablement la victoire des Catalans dans la compétition européenne. Un coup du sort des plus cruel pour le Barça, qui recevra un mois plus tard, selon le récit de Basket Rétro, les excuses de la FIBA Europe pour cette erreur d’arbitrage coûteuse.

 

La polémique n’efface pas le tournoi réalisé par Dominique Wilkins. Avec 35 points en demi-finale puis un double-double sur la dernière marche, le Parisien de naissance (oui oui) est nommé MVP du Final Four. Pour sa première saison hors NBA, l’une des plus grandes stars US de sa génération avait réussi le pari de monter sur le toit du basket européen.

Fort de ce succès, Dominique Wilkins avait alors décliné sa 2e année de contrat au Pana et opté pour un retour en NBA sous le maillot des Spurs. Dans le Texas, l’ailier continuera de produire des chiffres (18,2 points de moyenne) dans le marasme d’une équipe de San Antonio privée de David Robinson (20v-62d). Passé brièvement par l’Italie l’année suivante, « Do » achèvera son immense carrière au Magic lors de l’exercice 1998-1999. Un parcours auréolé d’un seul et unique succès collectif d’envergure : le gain de l’EuroLeague sous le maillot du Pana. Qu’importe la manière.

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