« Je n’ai pas eu le rôle que j’espérais » : Miikka Muurinen quitte déjà le Partizan Belgrade

104 minutes de jeu en tout en une demi-saison pour Miika Muurinen au Partizan
Prospect NBA surveillé de près, Miikka Muurinen ne poursuivra pas l’aventure au Partizan Belgrade. Recruté à 18 ans comme un pari sur l’avenir, l’ailier nordique, qui s’était révélé lors de l’EuroBasket, quitte la Serbie au terme d’une demi-saison compliquée, marquée par un temps de jeu limité et un changement d’entraîneur déterminant.
Un passage éclair en EuroLeague
Arrivé dans un contexte ultra-compétitif, Miikka Muurinen espérait franchir un cap en découvrant l’EuroLeague et la pression permanente d’un club habitué aux sommets. Mais le Finlandais a passé la majorité de la saison sur le banc, avec peu de minutes pour réellement s’exprimer (0,2 point de moyenne en 11 minutes au total en EuroLeague ; 4,1 points à 42%, 2,9 rebonds et 1 passe décisive en Ligue Adriatique).
En marge du rassemblement de la sélection finlandaise pour les qualifications à la Coupe du monde, il a expliqué avoir vécu « exactement » ce qu’il était venu chercher : une immersion totale dans le monde professionnel, sous la houlette d’un coach de renom, dans une salle où chaque possession compte.
« Le Partizan était un super endroit où jouer », a-t-il dit à Yle. « J’ai tellement grandi en six mois. Je n’ai pas eu le rôle que j’espérais mais j’ai vu quotidiennement ce que le monde professionnel demandait. Je suis désormais mieux préparé à d’autres challenges. »
Le départ de Zeljko Obradovic, tournant décisif
Le véritable point de bascule est intervenu avec le départ de Željko Obradović, l’entraîneur qui l’avait convaincu de rejoindre Belgrade. Le technicien serbe avait personnellement misé sur lui, incarnant la principale raison de sa signature.
« J’ai adoré travailler avec Zeljko. Il est le meilleur coach que j’ai jamais eu. Il est tellement exigeant, mais il fait aussi beaucoup attention aux joueurs. »
Après sa démission, la situation de Muurinen a évolué et il n’a plus joué depuis le 3 janvier. La relation avec son successeur, Joan Peñarroya, s’est révélée plus tendue. Fin janvier, l’entraîneur espagnol s’était montré très direct.
« Il n’est pas encore prêt pour évoluer dans une équipe comme la nôtre. Il possède de grandes qualités, mais il lui manque encore certains fondamentaux du jeu. Ce n’est pas une question d’erreurs – elles font partie de l’apprentissage – mais d’implication et de mentalité. »
Un constat que le joueur ne balaie pas. Lucide, il reconnaît avoir encore beaucoup à apprendre pour s’imposer au plus haut niveau européen.
Cap sur la NNCAA
La suite de sa trajectoire s’écrira désormais de l’autre côté de l’Atlantique. Surnommé « Slim Jesus », Miikka Muurinen rappelle qu’un accord existait dès le départ avec Obradovic : son passage au Partizan ne devait durer qu’un an, avant d’intégrer l’université. Finalement, l’aventure aura été encore plus courte.























Commentaires