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L’AS Monaco reçoit un avis défavorable du CNOSF et demande un « réexamen en urgence de sa situation »

L’AS Monaco Basketball a reçu ce vendredi 28 août un avis défavorable du CNOSF concernant son engagement en Betclic ELITE pour la saison 2026-2027. Malgré l’arrivée récente d’un nouvel investisseur prêt à mobiliser 10 millions d’euros, le champion de France reste donc exclu à ce stade. Le club a immédiatement demandé au Bureau Fédéral de la FFBB un réexamen en urgence de son dossier.
L’AS Monaco reçoit un avis défavorable du CNOSF et demande un « réexamen en urgence de sa situation »

Après s’être battu pendant des mois, Oleksiy Yefimov va-t-il finir par lâcher prise pour l’AS Monaco ?

Crédit photo : Sébastien Grasset
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Le CNOSF n’a pas donné raison à l’AS Monaco Basketball. Après l’audience de conciliation tenue mardi 25 août, le Comité national olympique et sportif français a rendu ce vendredi un avis défavorable au club de la Principauté, comme l’a confirmé son avocat Maître Xavier Le Cerf-Galle à l’AFP. Démarché cet après-midi, ce dernier avait indiqué à BeBasket qu’il n’y aurait pas de communication pour le moment.

Cette recommandation laisse donc en l’état la décision fédérale ayant refusé l’engagement du champion de France en Betclic ELITE. Monaco ne veut cependant pas abandonné : dans un communiqué, le club de la principauté demande au Bureau Fédéral de la FFBB – sur le fondement de l’article 925 de ses règlements – de réexaminer son dossier. Le club assure que l’arrivée depuis la conciliation d’un nouvel investisseur à hauteur de 10 millions d’euros pour 2026-2027 a changé la donne.

Le CNOSF rend un avis défavorable à l’AS Monaco

La réponse était attendue depuis plusieurs jours. Elle est finalement tombée vendredi et elle est défavorable à Monaco. Le CNOSF avait examiné mardi le recours du club après le refus de son engagement dans les championnats professionnels prononcé par les instances fédérales.

Cette issue intervient alors que le dossier financier du club aurait profondément changé au cours de la semaine. Nice-Matin avait notamment révélé jeudi l’arrivée d’une importante entreprise européenne disposée à financer Monaco. L’Équipe précisait ensuite qu’il s’agirait d’un industriel international du secteur agroalimentaire susceptible de prendre 98 % du capital. Le club a depuis confirmé un point essentiel : « Le nouvel investisseur s’est engagé à mobiliser 10 millions d’euros pour l’exercice 2026-2027. »

Les nouveaux 10 millions d’euros n’ont pas suffi devant le CNOSF

La chronologie constitue l’une des clés du dossier. L’audience de conciliation s’est déroulée mardi 25 août. Or, les derniers développements concernant le nouvel investisseur se sont concrétisés après cette date. Nice-Matin indiquait jeudi qu’une première tranche du financement aurait déjà été créditée sur le compte du club.

La possibilité d’intégrer de tels éléments nouveaux dans la procédure du CNOSF faisait débat. Les instances du basket français considèrent qu’une conciliation ne doit pas permettre à un club de reconstruire a posteriori le dossier financier qui avait été soumis aux organismes de contrôle, sauf accord de la fédération. L’avis rendu vendredi n’offre donc pas à Monaco la voie qu’il espérait devant le CNOSF.

Monaco joue désormais la carte de l’article 925 devant la FFBB

Anticipant cette difficulté, l’AS Monaco demande ce vendredi au Bureau Fédéral de la FFBB un réexamen en urgence de sa situation. Le club s’appuie sur l’article 925 des règlements fédéraux. Selon l’ASM, celui-ci permet au Bureau Fédéral de demander à la Chambre d’Appel de réexaminer une affaire lorsque des éléments importants n’avaient pas été pris en compte ou lorsque de nouveaux éléments sont apparus depuis la décision initiale.

La stratégie est donc désormais différente. Monaco ne cherche plus seulement à faire reconnaître devant le CNOSF que sa situation a évolué : il demande à la FFBB elle-même de rouvrir le dossier afin d’examiner les nouvelles garanties financières.

« Nous ne demandons donc pas que les règles soient modifiées pour l’AS Monaco. Nous demandons simplement qu’elles soient appliquées à l’AS Monaco telle qu’elle se présente aujourd’hui », écrit le club.

Monaco affirme également avoir apuré son passif historique envers les fournisseurs et les tiers, obtenu des abandons de créances d’actionnaires et sécurisé le financement de sa prochaine saison. Le club reconnaît dans son communiqué que les instances ne disposaient auparavant pas de toutes les garanties nécessaires. L’ASM se dit même prête à accepter des mécanismes particuliers de suivi financier si ceux-ci sont exigés pour son engagement.

La FFBB détient désormais une partie de l’avenir de Monaco

L’avis défavorable du CNOSF constitue un nouveau coup dur, mais il ne clôt donc pas encore définitivement le dossier. Le Bureau Fédéral doit désormais décider s’il accepte d’utiliser l’article 925 et de demander un nouvel examen à la Chambre d’Appel. C’est dans cette éventuelle nouvelle procédure que Monaco espère pouvoir faire valoir son investisseur, les 10 millions d’euros annoncés et la restructuration effectuée depuis la décision du 31 juillet.

Le débat de la rédaction · À vous de trancher

La Chambre d'Appel de la FFBB doit-elle réexaminer le dossier (modifié) de l'AS Monaco ?

  • Pour
  • Contre

À quelques semaines du début de la saison 2026-2027, le champion de France reste donc sans engagement en Betclic ELITE. Après l’échec de la conciliation devant le CNOSF, son avenir immédiat dépend maintenant largement de la réponse que donnera la FFBB à sa demande de réexamen.

Saint-Quentin désormais dans l’attente d’une réintégration

Cette décision change également la donne pour Saint-Quentin. Le SQBB pourrait désormais être officiellement réintégré par la LNB en Betclic ELITE et retrouver une place dans le calendrier, avec un premier match prévu le samedi 26 septembre contre la JL Bourg.

D’ici là, le general manager Anthony Ottou et le coach Raphaël Pascual devront encore finaliser un effectif construit avec un budget réduit. Le club devra également régler rapidement les démarches administratives concernant ses nombreux joueurs étrangers, avec notamment l’obtention des visas, un dossier qui s’annonce cette année particulièrement délicat.

Quant à la place du SQBB en ELITE 2, elle pourrait être proposée à Fos Provence, pensionnaire de Nationale 1. De quoi laisser une place vacante en NM1… à moins que la FFBB n’invite l’association de l’AS Monaco ?

Des dommages collatéraux jusqu’au centre de formation monégasque

Cette hypothèse fait forcément écho à la situation du centre de formation monégasque. L’association, qui détient les droits sportifs du club, a déjà échangé avec les joueurs Espoirs pour les rassurer : en cas d’impossibilité de disputer le championnat Espoirs, la possibilité de faire évoluer les U21 en Nationale 1 leur a été présentée.

Reste à savoir si cette solution pourrait réellement être validée par la FFBB. Un précédent existe : en 2004, après la disparition du Limoges CSP professionnel, le nouveau projet limougeaud avait été admis en Nationale 1, championnat que le club a effectivement disputé lors de la saison 2004-2005.

La Fédération dispose donc d’un précédent historique pour intégrer un nouveau projet à ce niveau, mais rien ne permet encore d’affirmer qu’elle reproduira le même schéma avec Monaco. Entre les mouvements éventuels de Saint-Quentin vers la Betclic ELITE et de Fos Provence vers l’ELITE 2, une place pourrait en tout cas se libérer en Nationale 1, offrant une porte de sortie potentielle à l’association monégasque et à son groupe Espoirs.

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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