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Après les huit joueuses WNBA, qui seront les quatre dernières Bleues pour la Coupe du monde ?

Alors que l'équipe de France vise sa première médaille mondiale depuis... 1953, il reste quatre places à prendre dans l'avion pour Berlin. Alors que huit joueuses WNBA ont déjà sécurisé leur spot pour la Coupe du monde, on s'est demandé qui sont les quatre dernières Bleues qui sauront convaincre le sélectionneur Jean-Aimé Toupane.
Après les huit joueuses WNBA, qui seront les quatre dernières Bleues pour la Coupe du monde ?

Marième Badiane, l’une des favorites pour Berlin ?

Crédit photo : Marie Bassery
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« C’est un peu un problème de riche », souffle Marie-Paule Dally, qui fait partie des joueuses en balance en vue des quatre derniers tickets pour la Coupe du monde, au micro de la FFBB. « Le sélectionneur a vraiment toute la latitude et le choix parmi une armada pour compléter les 12. » 

Toute la latitude, vraiment ? Pas totalement… En réalité, pour les onze filles encore présentes à l’INSEP, il vaut mieux être une joueuse intérieure afin d’espérer composter son billet pour Berlin.

« Plus un choix de projet de jeu que d’individus »

Pour cause, parmi les huit pensionnaires WNBA retenues pour le Mondial, on ne compte qu’une seule véritable intérieure (Dominique Malonga), même si Valériane Ayayi et Janelle Salaün auront inévitablement beaucoup de minutes au poste 4.

France (F) · Effectif 2026/2027

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De plus, les forfaits d’Alexia Chery, qui avait un boulevard pour Berlin, et Alicia Tournebize, qui aurait pu créer la surprise, ont considérablement réduit les options à la disposition de Jean-Aimé Toupane.

« On construit notre équipe par rapport à des complémentarités et un projet de jeu », explique l’ancien bâtisseur du Stade Clermontois. « Si l’on a sélectionné les filles WNBA plus tôt que les autres, c’est pour une question de logistique. Ce cadre-là était posé depuis le début, les autres filles le savaient. Maintenant, notre boulot est de choisir. On est beaucoup plus dans le choix d’une construction d’équipe, d’un projet de jeu, que des individus. »

Badiane et Gueye déjà presque dans l’avion pour Berlin ? 

À ce titre, pour son vécu de l’ère Toupane (dont elle n’a raté aucune grande compétition internationale) et sa mobilité, importante dans son système de jeu, Marième Badiane semble pratiquement assurée de s’emparer de l’un des quatre spots restants.

À créditer de la meilleure saison de sa carrière en Espagne, Aminata Gueye serait également en ballotage très favorable pour l’Allemagne. Pure poste 5, la pivot de Saragosse amènerait un profil de point de fixation intérieur particulièrement complémentaire de Dominique Malonga.

« Je sais qu’il y a un spot à l’intérieur à prendre », nous disait-elle cette semaine. « Je mets toutes les chances de mon côté pour le saisir et faire partie de l’effectif à la Coupe du monde. La concurrence entre nous est vraiment saine, je pense que la situation est plus difficile à vivre pour le staff que pour nous (sourire). »

Quatre tickets, dont trois intérieures ? 

Derrière, on peut imaginer que le staff voudra blinder la raquette en ajoutant une autre intérieure, vraisemblablement à choisir entre Maeva Djaldi-Tabdi, 12e joueuse de l’EuroBasket 2025, et la grosse cote Sarah Cissé, qui, du haut de ses 19 ans, espère préparer l’avenir en vivant un enchaînement inédit entre les U20 et les A en l’espace d’un été.

« On a des joueuses performantes dans le secteur intérieur mais pour l’instant, la sélection n’est pas finalisée », a insisté Jean-Aimé Toupane. « J’ai confiance en toutes ces filles-là. Tout dépendra de la configuration de l’équipe, de comment on va jouer, par rapport à nos adversaires. Il y a plein de paramètres qui entrent en compte. On part avec un plan A, un plan B, un plan C, voire même un plan D (il sourit)… »

Qui sont les outsiders majeures ?

Enfin, dans cette hypothèse de trois intérieures à choisir, il resterait une dernière place à prendre, à laquelle toutes peuvent prétendre, même si l’on dégage instinctivement trois favorites : Romane BernièsMigna Touré et Marie-Paule Dally.

La meneuse du BLMA a, pour elle, l’estime de Jean-Aimé Toupane, qui la considère comme « l’âme des Bleues », de par la hargne et la folle intensité défensive qu’elle apporte. En bout de banc, où elle est toujours à fond même quand elle ne joue pas, Romane Berniès représente une assurance humaine tous risques, elle qui fait l’unanimité dans un vestiaire dont elle est l’une des leaders naturelles.

De son côté, Migna Touré est également particulièrement appréciée du sélectionneur. Si son style de jeu n’est pas toujours aisé à inscrire dans un collectif, elle amène une étincelle offensive qui peut débloquer quelques situations mal embarquées. Cela n’avait pas suffi à Athènes, en 2025, mais elle avait été la tricolore la plus fiable du dernier carré (13,5 points de moyenne) et l’une des rares à employer des mots très forts après la désillusion née de la quatrième place…

Migna Touré et Aminata Gueye font partie des joueuses qui tentent de gagner leur place (photo : Marie Bassery)

Enfin, Marie-Paule Dally pourrait représenter la solution hybride, à mi-chemin entre les secteurs intérieurs et extérieurs, capable de jouer sur les postes 3 et 4. Vue à l’EuroBasket 2025, elle avait été l’une des joueuses de banc les plus responsabilisées au Pirée.

L’Italie en juge de paix ? 

À l’abri des regards, ce qui renforce le côté hypothétique de nos prédictions puisque le staff est le seul à voir ce qui se passe réellement lors de cette préparation, les onze prétendantes au Mondial berlinois vont abattre leurs dernières cartes ce jeudi et vendredi. Au menu, deux rencontres, à huis-clos face à l’Italie, qui pourraient décider des derniers strapontins. 

« Une équipe de France, c’est des complémentarités, pas juste les meilleures joueuses du moment : il faut trouver un équilibre, des joueuses qui adhèrent au projet de jeu aussi », rappelle cependant la GM Céline Dumerc, avant de finir sur un hommage aux filles en lice à l’INSEP. « J’ai envie de tirer mon chapeau aux joueuses présentes depuis une semaine : elles savent qu’il y a peu de places mais elles sont venues avec beaucoup d’envie et d’intention. » Celle, notamment, de provoquer quelques maux de tête chez Jean-Aimé Toupane.

Les onze joueuses en lice pour les quatre dernières places :

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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