Nathan De Sousa, à la veille de son départ pour la NCAA : « Cette étape américaine, c’est un accélérateur »

Nathan De Sousa s’apprête à traverser l’Atlantique
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À partir de 5€Essai gratuitAprès un parcours fait d’exigence et de persévérance, entre une formation en Picardie puis dans les Mauges, un prêt formateur à l’ASA et un retour victorieux où il a fini par s’imposer comme une pièce maîtresse de l’effectif, le meneur tricolore de 23 ans, Nathan De Sousa, fait le choix de partir de l’autre côté de l’Atlantique. S’il obtient bien éligibilité, direction la NCAA et la mythique université de Gonzaga. Alors que son départ est programmé ce samedi pour le Nord-Ouest des Etats-Unis, il nous a parlé de son actualité ce jeudi.
Sortir d’un cocon pour continuer de grandir et de progresser
Quitter Cholet n’a pourtant pas été un choix évident pour celui qui est arrivé dans les Mauges à l’adolescence. Mais si le confort et la familiarité du club auraient pu l’inciter à la stabilité, c’est précisément le désir d’échapper à une forme de routine qui a dicté sa démarche.
« C’était dur parce que Cholet est un endroit où on se sent bien, où j’aime jouer et être. Mais j’avais besoin de voir autre chose, de sortir de ma zone de confort », nous confiait le Picard. Fort d’une saison accomplie, le meneur estimait avoir fait le tour de son chapitre local. « Je voulais me prouver à moi-même que j’étais capable de repartir de zéro, dans un nouvel environnement, avec une nouvelle langue et d’autres codes. »
Gonzaga et la culture du travail : l’évidence sportive et humaine
Quand l’opportunité américaine s’est matérialisée (assez tôt dans la saison), Nathan De Sousa n’envisageait pas un départ à l’aveugle. La prise de contact avec le staff de Gonzaga, mené par l’emblématique entraîneur Mark Few, s’est avérée décisive.
Au-delà de la renommée sportive du programme, c’est l’atmosphère familiale de la fac et après avoir échanger avec deux anciens pensionnaires français, Killian Tillie (2,08 m, 28 ans) et Joël Ayayi (1,93 m, 26 ans), qui a fini de le convaincre. « Leur discours m’a beaucoup plu dès le début. C’est une très grosse fac de basket, un programme majeur, mais ça reste extrêmement familial. C’est exactement ce que je recherchais », explique-t-il. L’aspect académique qui est obligatoire a également pesé dans la balance : « Sur le plan des études, je vais suivre des cours d’anglais et me diriger vers le management du sport. C’est une vraie valeur ajoutée pour moi, au-delà du terrain. »
Une éligibilité en suspens, mais un esprit parfaitement serein
Le passage du monde professionnel vers le circuit universitaire américain s’accompagne d’une complexité administrative majeure : la validation de son éligibilité par la NCAA. Alors que son envol pour le campus de Gonzaga est fixé dès ce samedi, le feu vert officiel n’a pas encore été accordé. Une situation d’incertitude qu’il aborde pourtant avec une certaine philosophie. C’était la dernière année possible en terme d’éligibilité, pour celui qui a connu sa première sélection (face à la Hongrie) avec l’équipe de France A, lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2027.
« J’attends encore mon éligibilité, mais je peux y aller en attendant. On n’a pas de réponse négative, juste pas de réponse pour l’instant », détaille-t-il avec pragmatisme. « Si c’est oui, je fais mon année à fond. Si c’est non, assumer la décision fait partie du jeu. Je ne regrette rien, personne ne m’a forcé à prendre cette décision. »
D’autant que les garanties financières sont bien réelles : « Financièrement, Gonzaga prend l’intégralité de ma prise en charge sur le campus en attendant la décision. Je ne prends aucun risque financier. Au pire des cas, je rentre en Europe avec une préparation physique au top et une super expérience. »
La niaque choletaise comme passeport, avec pour ambition future : l’EuroLeague
Ce qui a séduit le staff des Bulldogs, c’est son leadership et le profil défensif de l’ancien du SQBB. Une éthique de travail forgée dans la difficulté lors de ses premières années dans les Mauges.
« Quand je suis revenu de prêt sans garantie, il a fallu bosser dur. J’ai passé des heures dans la salle avec des coachs comme Gaëtan Douet ou Julien Zoa pour corriger mon tir et mon agressivité », se remémore-t-il. « Là-bas, les infrastructures sont ouvertes 24h/24. C’est le paradis pour un bosseur. Je veux exploiter ça à 100 %. »
Car le projet va bien au-delà de cette parenthèse universitaire. Nathan De Sousa voit plus loin et ne cache pas ses ambitions à long terme : « Cette étape américaine, c’est un accélérateur. Mon objectif ultime reste de revenir armé pour m’imposer au plus haut niveau européen et décrocher un vrai rôle en EuroLeague. »
Reste plus qu’à lui souhaiter, une validation de son éligibilité avant le lancement de la saison NCAA, qui aura lieu début novembre.



























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