Avant un nouveau derby, T.J. Parker refuse qu'on réduise la SuperCoupe à une ASVEL « pas prête »

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À partir de 5€Essai gratuitLa Chorale de Roanne retrouve l'ASVEL dimanche 11 octobre à 19 heures, à l'Astroballe, pour la troisième journée de Betclic ELITE. Victorieux à Boulazac (81-79) le 26 septembre dernier, puis face à Nanterre (93-83) le 2 octobre, les hommes de T.J. Parker ont démarré leur saison par deux succès, alors que leur pivot titulaire, Darius Hannah, est absent pour le reste de la saison.
Trois semaines après la demi-finale de SuperCoupe remportée 73-71 le 19 septembre à Roland-Garros, l'entraîneur ne veut pas que cette victoire soit mise sur le compte des seules difficultés adverses. Il distingue pourtant ce précédent du rendez-vous de dimanche. « On va à l'ASVEL sans pression », a-t-il lancé en visioconférence de presse.
Roanne – ASVEL : T.J. Parker défend la valeur du succès en SuperCoupe
Interrogé sur les différences entre les deux confrontations, T.J. Parker a d'abord tenu à corriger le récit dominant sur la préparation villeurbannaise de septembre. « Ça m'embête un peu à chaque fois qu'on dit aux matchs de SuperCoupe qu'ils n'étaient pas prêts », a-t-il déclaré. « Ce n'est pas juste que l'ASVEL n'était pas prête. »
À Roland-Garros, Roanne avait mené de bout en bout et provoqué dix pertes de balle villeurbannaises dès le premier quart-temps. Darius Johnson avait terminé avec 19 points pour offrir la qualification en finale à la Chorale, battue le lendemain par Paris (81-59) sans Hannah, blessé dans la rencontre précédente.
Depuis, l'ASVEL a lancé sa campagne européenne par une victoire en EuroLeague contre le Maccabi Tel-Aviv (84-74), le 24 septembre, cinq jours après la demi-finale. Parker reconnaît que son adversaire retrouve dimanche davantage de joueurs et a bénéficié de plus de temps de travail qu'en septembre.
Deux victoires sans le pivot titulaire, mais le maintien reste la priorité
À Boulazac, Roanne avait compté vingt points d'avance à la pause avant de devoir s'accrocher jusqu'au bout. Darius Johnson avait signé 21 points et 12 rebonds. Contre Nanterre, l'arrière a monté la barre à 26 points, épaulé par Derek Needham (20 points) et Aaron Levarity (15).
Ces deux succès ont permis à la Chorale de lancer sa saison sans trembler, en dépit de la blessure de Hannah. « Le groupe a réussi à rester soudé pour aller prendre ses deux premières victoires en attendant un pigiste médical », souligne T.J. Parker.
Maxime Roos refuse lui aussi de s'emballer. « On est contents d'être à 2-0. C'est un bon début de championnat pour nous », explique-t-il. « De là à dire que ça joue la première place du championnat, c'est beaucoup trop tôt. »
Le tableau n'est pas sans ombre : Roanne a été éliminée au deuxième tour de la Coupe de France à Antibes (80-78), mardi 6 octobre. C'est donc avec ce revers récent dans les jambes que la Chorale se déplace à Villeurbanne.
Filip Stanic doit trouver sa place dans une raquette remaniée
Entre temps, le club a annoncé que Darius Hannah souffrait d'une rupture des ligaments croisés. Sa saison 2026-2027 est terminée. Pour combler ce vide, Roanne a officialisé l'arrivée de Filip Stanic le 4 octobre dernier, pour le reste de la saison régulière.
L'intérieur allemand était libre après une saison à Oldenbourg, où il tournait à 5 points et 4 rebonds en près de quinze minutes par match en Bundesliga. Il est également passé par Bamberg et a porté le maillot de l'Allemagne chez les U20. Son profil diffère de celui de Hannah, ce qui oblige ses partenaires à ajuster certains automatismes.
Au moment de la conférence de presse, Stanic n'avait effectué que deux entraînements avec le groupe. « Il va falloir s'adapter, ça va prendre du temps », prévient l'ailier Maxime Roos, qui juge néanmoins ses premières séances « très positives ».
Un derby entre deux équipes à 2-0
L'ASVEL aborde elle aussi la rencontre avec deux victoires en championnat, à Cholet (97-85), puis à Gravelines-Dunkerque (70-65). Un détail donne au duel une saveur particulière : Tony Parker est désormais l'entraîneur villeurbannais, quand son frère TJ dirige la Chorale.
Pour Maxime Roos, la proximité géographique des deux clubs pèse sur l'ambiance. « Il y a cette rivalité entre les deux clubs », glisse-t-il, en évoquant un engouement supérieur autour de ces confrontations.
Strasbourg puis Paris après l'Astroballe
Roanne se déplacera à Strasbourg vendredi 16 octobre. Elle recevra ensuite Paris dimanche 25 octobre, puis se rendra à Gravelines-Dunkerque le samedi 31 octobre.
Cette séquence s'annonce d'autant plus exigeante que les conditions de préparation sont perturbées. Privée de sa salle, l'équipe sépare actuellement ses séances de musculation et ses entraînements sur des sites différents, explique T.J. Parker. « Ce ne sont pas les conditions idéales, mais on fait avec et on fait au mieux », dit-il. « On ne va pas trouver ça comme excuse pour ne pas performer sur le terrain. »



























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