Le « couteau suisse » Juhann Begarin à la rescousse de Monaco, au gré des blessures et aléas

Juhann Begarin a apporté sa contribution au succès monégasque à Nanterre, en sortie de banc.
Passé par les rangs nanterriens lors de la saison 2023-2024, Juhann Begarin (1,96 m, 23 ans) fait désormais les beaux jours de Monaco, où le coach Vassilis Spanoulis lui offre un temps de jeu fluctuent. De huit petites minutes en EuroLeague face à Baskonia le 13 février, l’arrière en a disputées plus du double deux jours plus tard face à son ancien club, dimanche 15 février, pour soulager une équipe qui en a eu besoin pour s’imposer.
En 20 minutes, Begarin a participé à l’effort de la Roca Team avec 5 points, 5 rebond, 1 passe, 1 contre et 1 interception. Une tendance qui se confirme au fil des semaines, engrangeant de plus en plus de temps de jeu, parfois même à un poste qui n’est pas le sien près de la raquette. Sa présence dans tous les secteurs a été cultivée avec l’acceptation de son rôle, très peu défini, comme il l’évoquait après le succès face à Nanterre à la Défense Arena.
« Je prends toutes les minutes qui sont bonnes à prendre »
Lui-même le reconnaît, Juhann Begarin est « un peu le couteau suisse » de la Roca Team. « Celui qui va colmater les brèches. Sur les postes où on est en difficulté. » Et cela lui va à ravir : « Je prends toutes les minutes qui sont bonnes à prendre, tout ce qui va permettre d’être sur le terrain, je vais essayer de le faire du mieux que je peux. Tant que ça me permet d’être sur le terrain… Moi, je suis un joueur de basket, pour le reste, je sais me débrouiller ».
Si les « patrons de l’équipe » Alpha Diallo ou encore Élie Okobo restent très importants sur comme en dehors du parquet, la mentalité qu’insuffle Begarin et ses collègues du banc symbolise finalement très bien celle de l’équipe au global. Toujours saisir sa chance, au moment opportun. « Avec notre effectif, on sait que les équipes adverses feront une erreur à un moment donné ; il faut juste se tenir prêt à saisir cette opportunité, quel que soit ce moment. Sans s’affoler. Et s’il y a un jour sans pour les capitaines, c’est à nous d’endosser leur rôle. Toujours en se tenant prêt ». Une chose qu’il arrive visiblement à faire, dans un environnement crispé depuis quelques semaines.
« On ne lâchera pas un seul match »
Sa contribution pourrait être précieuse alors que Monaco aborde une semaine importante : d’abord un match couperet face à l’ASVEL en Coupe de France, puis la Leaders Cup du 20 au 22 février. « Je ne vois pas ce qui nous empêcherait d’enchaîner, d’aller au bout », assure-t-il. « On aborde chaque match avec l’envie de gagner, on n’en lâchera pas un seul. » La concurrence est prévenue.
Depuis Paris, la Défense Arena…
























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