Maxim Klitschko, grandir loin de sa famille : la guerre comme toile de fond de son début de carrière

Grandir loin de sa famille à cause de la guerre, le parcours à part de Maxim Klitschko.
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À partir de 5€Essai gratuitMaxim Klitschko (2,16 m) n’est pas un prospect comme les autres. À 21 ans, le pivot de l’AS Monaco profite d’un contexte d’effectif décimé au sein de la Roca Team pour grappiller des minutes en Betclic ELITE sur cette fin de saison avec, en toile de fond, une réalité bien plus lourde que le simple apprentissage du haut niveau : la guerre en Ukraine, qui le prive d’une partie de sa famille depuis 2022.
Né à Los Angeles mais profondément attaché à ses racines ukrainiennes, le fils de Vitali Klitschko grandit aujourd’hui loin des siens, tout en tentant de se construire un avenir dans le basket professionnel.
Une distance familiale imposée par la guerre
Depuis le début du conflit russo-ukrainien, Maxim Klitschko vit une situation personnelle particulière. Son père, Vitali Klitschko, maire de Kiev et figure majeure de la résistance ukrainienne, est resté au pays. Les retrouvailles sont rares.
« J’ai vu mon père deux ou trois fois depuis le début de la guerre. Évidemment, il doit être là-bas et il fait de son mieux pour défendre le pays », confie-t-il à travers un entretien à RMC Sport.
Un quotidien forcément à part pour un jeune joueur en pleine construction. Loin de se plaindre, il garde une certaine distance émotionnelle face à sa propre situation.
« Ce n’est vraiment pas simple d’être loin de ma famille, de mon pays. J’essaie de rester concentré sur ce que je peux contrôler. Il y a des gens en Ukraine qui souffrent bien davantage que moi ».
Une maturité saluée en interne par le staff monégasque, qui adapte son accompagnement.
Une maturité forgée par le contexte
Au centre de formation de l’ASM, le jeune international ukrainien ne suit pas un parcours classique. Son vécu personnel influe directement sur son développement.
« Je ne le gère pas comme tout le monde, mais il a beaucoup plus de maturité que les autres avec son expérience de vie », explique son entraîneur en Espoirs Mickaël Pivaud.
Le club a d’ailleurs mis en place un suivi spécifique, notamment avec un préparateur mental, pour accompagner un joueur confronté à des problématiques extra-sportives rares à cet âge.
Cette maturité se retrouve aussi dans son discours, toujours mesuré, réfléchi, et déjà tourné vers des sujets bien au-delà du terrain.
Nos Espoirs à l'honneur ce soir 🇲🇨
✨️ Kyllian Michee : 8 pts, 2 passes en 25 minutes
💥 David Paindepice : 3 pts, 2 rebonds en 18 minutes
💪 Yssam Moungala : 3 pts, 1 rebond en 10 minutes
🥊 Maxim Klitschko : 2 pts, 3 rebonds en 6 minutes #RocaTeam #BetclicELITE pic.twitter.com/NdrZWjPCkL
— AS Monaco Basket 🇲🇨 (@ASMonaco_Basket) April 12, 2026
Le basket comme échappatoire et construction
Dans ce contexte lourd, le basket occupe une place essentielle. Commencé tardivement, à 16 ans, il est devenu en quelques années un véritable projet de vie.
Passé par l’Angleterre puis les États-Unis avant de rejoindre Monaco en 2024, Maxim Klitschko progresse rapidement. Cette saison, il tourne à 14,9 points et 7,3 rebonds en Espoirs ELITE, avec déjà des apparitions prometteuses avec l’équipe première leader de la Betclic ELITE.
Un avenir encore en construction
En fin de cursus au centre de formation monégasque, Maxim Klitschko devrait prochainement franchir une nouvelle étape. Mais pas forcément à Monaco. Le club privilégie un environnement propice à sa progression, avec notamment une possible orientation vers la NCAA.
» La priorité est désormais de choisir l’environnement qui favorisera sa progression à long terme explique le manager général de l’ASM, Oleksiy Yefimov. La prochaine étape logique pourrait être la NCAA. »
Quoi qu’il en soit, son parcours ne pourra jamais être dissocié de son histoire personnelle. À seulement 21 ans, l’intérieur monégasque avance déjà avec un bagage humain hors norme.





















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