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NBA Finals : La réaction des Spurs de Wembanyama a enfin eu lieu, l’écart réduit à 2-1 !

NBA Finals - Les Spurs étaient dos au mur : ils ont réagi avec brio, s'imposant 115-111 dans un Madison Square Garden absolument bouillant, avec un Victor Wembanyama taille patron (32 points). Les Knicks n'ont plus qu'une victoire d'avance (2-1), avant un Game 4 qui s'annonce décisif dans deux jours.
NBA Finals : La réaction des Spurs de Wembanyama a enfin eu lieu, l’écart réduit à 2-1 !

Wembanyama sur le parquet du Madison Square Garden

Crédit photo : © Wendell Cruz-Imagn Images
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On a vu des scènes étonnantes ces derniers jours à New-York. Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) en train de s’amuser au mythique Rucker Park, ou de… dessiner une statue d’un parc new-yorkais, au milieu de tout le monde. Aux antipodes de l’agitation autour du Madison Square Garden, où un dispositif de sécurité extraordinaire se mettait en place pour préparer la venue du Président Trump.

Des scènes qui soulignent encore une fois le côté unique du Français, qui fascine les foules. Mais il avait besoin de ça, après avoir perdu les deux premiers matchs de ses premières finales NBA à domicile. « J’ai essayé de me relaxer. Les playoffs sont un rouleau-compresseur, c’est dur de sortir la tête de l’eau parfois. Il faut récupérer au maximum, autant pour le corps que pour l’esprit » a-t-il expliqué en conférence de presse. Et cela a fonctionné.

Ambiance électrique

Il avait donné le ton dès la toute première action du match : ouvert à 3-points, Wembanyama a préféré attaquer le panier. Même s’il avait raté cette attaque, le pivot français l’avait confirmé sur les trois prochaines actions (deux dunks et un contre) : il était là pour en découdre… dans la raquette.

Toujours aussi bien défendu par Karl-Anthony Towns (11 points), il a cette fois trouvé des lignes et des espaces pour faire mal. Quant à son impact défensif, il est toujours aussi délirant. Sur les deux premiers matchs, les Knicks tiraient à 38% quand il était sur le parquet, et à… 56% quand il en sortait.

« Wemby » termine ce Game 3 avec 32 points à 11/18 aux tirs (dont 2/4 à 3-points), 8 rebonds, 6 passes décisives, 2 interceptions et 3 contres en 39 minutes. Il devient le plus jeune joueur à marquer plus de 30 points dans un match de finale NBA depuis… Magic Johnson en 1980.

Le prodige de 22 ans n’était absolument pas gêné par les huées qui l’ont accompagné toute la journée à New-York, de sa sortie de l’hôtel à ses passages sur la ligne des lancers-francs, en passant par son annonce au Madison Square Garden. « La haine des fans des Knicks ? J’imagine que c’est un compliment. Mais je suis loin d’être au niveau de Trae Young » a-t-il rigolé en conférence de presse.

Les huées ? Stephon Castle (23 points) les a aussi connues à 7 secondes du terme, au moment de marquer peut-être les 2 lancers-francs les plus importants de sa carrière. À 113-111, avec des Knicks qui enchaînaient les tirs miraculeux pour revenir, il ne fallait pas se rater. Mais les assauts d’un duo Brunson-Anunoby à 60 points cumulés (32 et 28) auront été vains.

Grâce à un dernier tir clutch d’un De’Aaron Fox pourtant à l’envers sur ce match (12 points à 4/14) et quatre contres dans les quatre dernières minutes, les Spurs sont allés chercher ce Game 3 sous très haute tension. L’ambiance était électrique, que ce soit dans le Madison Square Garden ou en dehors, avec une ville qui n’attendait qu’une troisième victoire — qui aurait été quasi synonyme de titre — pour exploser. Il faudra finalement attendre.

Communication et contrôle

Wembanyama l’a dit : dans ce Game 3, c’est la communication qui a fait la différence pour les Spurs. « On connaissait nos couvertures en défense, et nos systèmes en attaque. Et quand on voyait quelque chose, on disait à nos coéquipiers ce qu’il fallait faire. » L’énorme niveau sonore qui sortait des tribunes du Madison Square Garden ne les ont pas perturbés à ce niveau-là.

Quant au plan de jeu, il était simple, comme l’a expliqué le Français : « Notre plan de jeu est toujours de me chercher. Mais souvent les équipes font en sorte que ce ne soit pas possible, et souvent mes coéquipiers en profitent. C’est toujours la première option. » Cela s’est notamment vu dans les 7 premières minutes, pendant lesquelles les Spurs ont marqué… 24 points à 10/13 aux tirs.

Jalen Brunson (New York Knicks) - Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) · NBA 2025-2026

Jalen BrunsonVictor Wembanyama
MJ55
PTS32,626
REB4,211,2
PD4,62,6
IN21
CO03,6

Wembanyama a marqué 8 points rapides, et sa gravité a libéré des tirs ouverts pour ses coéquipiers pour le reste. C’est notamment Stephon Castle qui a mis son équipe sur les rails, pendant qu’en face les Knicks résistaient grâce à un Josh Hart anormalement adroit à 3-points (16 points à 4/7 de loin). Ces derniers sont même passés devant à la mi-temps (64-57), et on les voyait se diriger vers un 3-0.

C’était sans compter sur l’esprit de réaction des Spurs, qui étaient « beaucoup plus dans le contrôle » que lors des matchs précédents. Ces derniers resserrent l’écart, avec une série désormais à 2-1 en faveur des Knicks. Les New-Yorkais vont tenter de se remobiliser au Game 4, toujours au Madison Square Garden (dans la nuit de mercredi à jeudi, toujours à 2h30).

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Un must-win pour les Spurs, qui ne veulent pas que le score passe à 3-1. Dans l’histoire des finales NBA, seule une équipe a réussi à remonter un tel déficit : les fameux Cavaliers de LeBron James face aux Warriors en 2016. Wembanyama est conscient que rien n’est fait, comme il l’a dit à Amazon Prime : « Le travail n’est absolument pas fini. On est même pas à mi-chemin, le plus dur est encore à venir. »

Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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