Officiellement promu en ÉLITE 2, le STB Le Havre en a fini avec ses huit ans de pénitence en NM1 !

Steven Cayol et le STB Le Havre sont enfin en ÉLITE 2 !
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À partir de 5€Essai gratuitOn se souvient encore de cette soirée du 18 mai 2018, où l’on informait Fabien Causeur, tout juste qualifié pour la finale de l’EuroLeague dont il allait devenir le héros deux jours après, de la relégation du Havre, son club formateur, en Nationale 1. Dans les couloirs de la Stark Arena de Belgrade, l’enfant du STB avait alors laissé échapper une grimace avant d’indiquer que Saint-Thomas serait bientôt de retour en LNB.
Le bal des désillusions en NM1
Force est de constater que le néo-retraité, qui a si souvent visé juste lors de sa carrière, avait eu tort. Tort sur toute la ligne, même. Suite à cette funeste soirée de mai 2018, où Le Havre avait perdu une finale pour le maintien aux Docks Océane contre Quimper (71-77), le club normand s’est complètement égaré en Nationale 1, s’enlisant dans un terrible bourbier, loin du quotidien d’un club qui avait fait inlassablement fait partie du paysage de la Pro A entre 2000 et 2016, s’invitant même en Coupe d’Europe à trois reprises.

Au cours de ses huit ans de purgatoire à l’ombre de la NM1, le STB a connu toutes les désillusions imaginables, gaspillant toutes les opportunités possibles de remonter en Pro B. La perte d’une finale à domicile pour un petit point en 2019 contre Saint-Quentin (57-58), l’annulation de la saison à cause du Covid, le changement de formule en mars 2021 pour supprimer la phase 2, les effondrements printaniers, une élimination en playoffs contre une équipe ne pouvant pas monter, même l’anonymat de la poule intermédiaire, avec un obscur statut de tête de série n°15 en 1/8e de finale en 2024… Le calice jusqu’à la lie quand on se rappelle de l’an dernier, et de ce 0/2 dans le sprint final qui a privé le STB d’une nouvelle opportunité en or.
Quand l’administratif se développe bien plus vite que le sportif…
Pendant ce temps, les structures et les finances du club se sont développées bien plus vite que le sportif. Des 20 partenaires lors de l’année de la descente, le STB en décomptait environ 215 en début de saison. Le club s’est profondément restructuré avec l’entrée à l’organigramme de plusieurs notables locaux, de prestigieux ambassadeurs (Benjamin Bourigeaud, Adrien Moerman, Mam’ Jaiteh) sont un temps venus booster les capitaux en injectant plusieurs centaines de milliers d’euros, des joueurs surdimensionnées sont arrivés au fil des années (Romain Duport, Valentin Bigote, etc) tandis que les Docks Océane ont subi un petit lifting.

Reste qu’il manquait toujours le principal : cette saison sportive où toutes les planètes s’alignent… Et nul doute que les dirigeants de Saint-Thomas, le président Rudy Sévi en tête, ont dû revoir leurs vieux fantômes danser sous leurs yeux ces deux derniers jours, depuis cette défaite à Fougères dans un match qu’il avait déjà gagné…
Mais ce mardi, le STB a composté son billet retour pour la Pro B, huit ans après sa descente aux enfers, de la Pro A à la NM1 en seize mois… Facilement victorieux aux Sables d’Olonne (68-90), Saint-Thomas a profité de la défaite de Fos-Provence à Tours (79-69) pour définitivement verrouiller sa première place. Avec une longueur d’avance sur les BYers, ainsi que le panier-average, à une journée de la fin (-4, +8), l’équipe normande ne peut plus être rejointe en tête.
Lauriane Dolt, pas qu’une pionnière…
Une montée qui est notamment celle de Lauriane Dolt, la coach débarquée en 2024, et qui mérite d’être regardée autrement que par le simple prisme de son genre. Oui, elle est la pionnière féminine sur des bancs masculins, ce qui lui vaut régulièrement l’attention de bon nombre de médias, et cela ne va pas s’atténuer avec cette accession en ÉLITE 2. Mais l’Alsacienne est surtout l’une des techniciennes les plus qualifiées du basket français, digne héritière de son mentor Vincent Collet, et ses compétences méritaient bien d’être testées à l’étage supérieur.

Alors qu’elle était déjà passée tout près de réussir en une saison ce que tous ses prédécesseurs avaient échoué en six ans, l’ancienne entraîneure de Mulhouse ne s’est pas laissée décourager par l’échec de 2025, qui aurait pu acter une forme de fatalité au Havre. Alors qu’elle avait façonné un collectif remarquable et solidaire, sans star (neuf joueurs entre 7 et 12,5 points de moyenne !), avec Thibault Desseignet en parfait chef d’orchestre, le STB a eu le nez fin quand il a fallu remplacer Jordan Robertson, blessé, lors de la trêve hivernale. Saint-Thomas est allé chercher un illustre inconnu à Düsseldorf : Ajare Sanni, qui aurait fait un joli MVP s’il avait participé à toute la saison (17,6 points à 47%).
Et quand un tel talent offensif se fond à merveilel dans la deuxième meilleure défense du championnat, cela donne le sésame pour l’étage supérieur. Huit ans après, Le Havre est de retour à la lumière. Quelque part à Madrid, Fabien Causeur peut sourire…






















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