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On a vu Pat Beverley jouer à Bordeaux : « Il est dur dans l’intensité »

Betclic ÉLITE - C'est l'une des nouvelles attractions du championnat de France cette saison : Pat Beverley, figure populaire et médiatique en NBA, a surpris tout le monde en débarquant à Boulazac. BeBasket était présent lors de son 2e match de pré-saison contre Poitiers.
On a vu Pat Beverley jouer à Bordeaux : « Il est dur dans l’intensité »

« Pat Bev » avec un maillot de Boulazac : qui aurait pu le prévoir il y a quelques années ?

Crédit photo : Boulazac Basket Dordogne
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Il est arrivé discrètement dans l’un des mini-vans affrétés par le Boulazac Basket Dordogne pour faire ce (court) déplacement à Bordeaux samedi soir, à 1h30 de route. Pas de bus-couchette cette fois, qui l’avait tant amusé quelques jours plus tôt. Match de préparation oblige, l’équipe a limité le temps sur place. Arrivée deux heures avant le match, départ une heure après le coup de sifflet final.

Pas le temps donc pour des photos ou dédicaces pour Patrick Beverley (1,85 m, 38 ans), joueur aux 12 saisons NBA, surtout connu pour son tempérament, son rôle de chien de garde défensif (entre autres de James Harden ou Paul George) ou ses frasques. Pas le temps non plus pour une interview, pour celui qui sera sûrement très sollicité cette saison.

« C’est lunaire de le voir ici »

Pas grand-monde n’était au courant de sa venue à Bordeaux, où se déroulait un festival de basket “LR9” en hommage à Lorenzo Renou, jeune Espoir de l’AS Monaco tragiquement décédé l’année dernière dans un accident de minibus. Le Palais des Sports de Bordeaux n’était rempli qu’à environ un tiers voire un quart de sa capacité (2700 places), pour ce match amical entre Boulazac et Poitiers. En sachant qu’une bonne partie de ces spectateurs était composée des différentes équipes participant à ce festival, comme les U18 et Espoirs de Monaco et Boulazac, ou encore les équipes jeunes de Bordeaux et Dax.

Un public de connaisseur donc, qui a réservé la meilleure ovation de la présentation des équipes à “Pat Bev”. Avant cela, certains avaient pu l’apercevoir arriver à la salle les écouteurs dans les oreilles, ou encore s’échauffer au dribble… dans les couloirs du Palais. « C’est lunaire de le voir ici » nous glissait un jeune spectateur. Il faut dire que voir Pat Beverley jouer pour Boulazac était une phrase inimaginable il y a encore quelques années.

Le natif de Chicago s’est aussi montré très cordial avec tous les acteurs sur le parquet. Il était même le seul à aller serrer la main des arbitres et du coach adverse — Andy Thornton-Jones — avant l’entre-deux. Mais une fois la rencontre débutée, la teigne d’1,85 m a pris son rôle à cœur.

« Il est dur dans l’intensité »

Le jeune arrière poitevin Matthys Mahop — qui s’est retrouvé en match-up avec Beverley quasiment toute la soirée — l’a décrit à notre micro : « Il est dur dans l’intensité… Mais franchement, il ne trashtalk pas comme on a pu le voir en NBA. Il ne m’a pas parlé. Mais par contre, il défend fort ». En effet, le nouveau n°11 de Boulazac est resté très calme dans ses paroles, se bornant à communiquer des consignes défensives et conseiller ses jeunes coéquipiers. En revanche, il a privilégié les actes aux paroles.

On a pu s’en rendre compte en attrapant une feuille de score après le coup de sifflet final. Malgré la défaite de 12 points (79-67) de Boulazac face à une équipe d’une division inférieure (Poitiers, finaliste d’ÉLITE 2), Beverley est le seul qui s’en sort avec un plus/minus positif (+5).

En 26 minutes sur le parquet, l’extérieur de 38 ans a cumulé 13 points à 3/6 aux tirs (dont 1/3 à 3-points), 5 rebonds, 6 passes décisives et 1 interception, pour 17 d’évaluation. Il a aussi défendu le fer sur les extérieurs adverses, et été volontaire sur les switchs. Digne d’un joueur été élu dans la All-Defensive First Team de NBA en 2017.

Un relais du coach idéal

Celui qui débarque du championnat grec (PAOK Salonique) — où il a tourné à 16 points et 11 passes décisives de moyenne en playoffs — va donc apporter son professionnalisme, sa défense, sa communication et son QI basket au BBD cette saison. Des qualités similaires à Antoine Eïto, avec qui il va former un duo dur à affronter sur les lignes extérieures.

« Moi, le caractère, je trouve que c’est intéressant ! On ne performe pas qu’avec des gentils garçons. Il faut un peu de relief, des étincelles, et là, on en aura ! » nous résumait bien son nouveau coach Alexandre Ménard, qui a trouvé un relais de luxe sur le parquet. Il n’y a pas non plus à douter qu’il sera une attraction médiatique sur laquelle la Betclic ÉLITE va miser cette saison. Que tout le monde se tienne prêt.

Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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