Phoenix prolonge sa révélation Monique Akoa-Makani, la « french connection » prend forme dans l’Arizona

Monique Akoa-Makani reste à Phoenix après une saison rookie étincelante.
C’est une juste récompense pour celle qui a été l’une des plus grandes révélations de la saison 2025. Le Phoenix Mercury a officiellement verrouillé Monique Akoa-Makani (1,79 m, 25 ans) avec un nouveau contrat de deux ans (2026-2027).
Les modalités seraient celles d’un bail non-protégé, avec un salaire avoisinant les 300 000 dollars pour la première année.
The Phoenix Mercury have re-signed Monique Akoa-Makani on a 2 year contract, first reported by @seanahurd. pic.twitter.com/bATacBm4nT
— PHNX Mercury (@PHNX_Mercury) April 14, 2026
Une ascension fulgurante, et des records
Arrivée initialement pour un simple camp d’entraînement de deux semaines, l’ancienne joueuse de Charnay a connu une trajectoire unique. En l’espace de quelques mois, elle est passée de la Ligue 2 Féminine à une place de titulaire indiscutable en finales WNBA, face aux Las Vegas Aces. En 2025, elle a débuté 40 des 41 matchs de son équipe, compilant des moyennes solides de 7,7 points, 2,7 passes décisives et 2,2 rebonds.
Plus qu’un simple élément de rotation, Akoa-Makani a marqué l’histoire de la ligue par son adresse. Elle a intégré le cercle très fermé des joueuses ayant réussi une saison en 40/39/90 (pourcentage au tir, à 3-points et aux lancers francs), devenant seulement la cinquième rookie de l’histoire à réaliser cette prouesse aux côtés de légendes comme Sue Bird ou Elena Delle Donne. Elle a également terminé sa saison avec la deuxième meilleure marque de paniers primés pour une rookie de la franchise (49), juste derrière Diana Taurasi. Rien que ça.
C’est toutefois son impact défensif qui a fini de convaincre le staff de Phoenix. Capable de limiter des stars comme Sabrina Ionescu lors des playoffs, la Franco-Camerounaise estime elle-même que ses qualités athlétiques et sa défense ont été ses meilleurs atouts pour s’imposer durablement.
Phoenix, le nouveau bastion du basket français
La prolongation d’Akoa-Makani s’inscrit dans une stratégie claire du Mercury de capitaliser sur la continuité de son effectif finaliste, tout en y ajoutant une forte dose d’expérience internationale. Phoenix est en train de devenir une véritable terre d’accueil pour les joueuses françaises.
Outre Akoa-Makani, le club a frappé fort en signant la cadre de l’équipe de France Valériane Ayayi, médaillée d’argent aux JO de Paris 2024, qui fera son retour dans la ligue américaine. Elle sera accompagnée durant le camp d’entraînement par l’ailière de Charleville-Mézières Noémie Brochant, signée sous un contrat de « training camp ». Enfin, la jeune garde pointe aussi le bout de son nez puisque Inès Pitarch-Granel, l’ailière de Bourges, a été draftée en 27e position lors de la Draft 2026.
Entre une titulaire établie et des renforts de poids, l’accent sera résolument français cette saison du côté de l’Arizona.























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