SLUC Nancy : entre série noire et projection, Sylvain Lautié garde le cap

Sylvain Lautié prône la résilience avant le sprint final
De retour à l’entraînement après une semaine de break, le SLUC Nancy aborde la dernière ligne droite de sa saison dans un contexte tendu. Avec huit revers sur les neuf dernières rencontres, plongeant le club à la 11e place de la Betclic ELITE (7V/13D), la dynamique est clairement défavorable. Mais pour Sylvain Lautié, il n’est pas question de s’affoler ni de dévier du projet initial.
« Il serait indécent de parler de ma situation contractuelle, alors que nous sommes dans une mauvaise passe », estime l’entraîneur nancéien dans les colonnes de l’Est Républicain, dont l’avenir reste en suspens. L’heure est au terrain, pas aux discussions personnelles.
Une équipe qu’il juge capable de résilience
Malgré la série noire, Sylvain Lautié assure que son groupe ne lâche pas mentalement. « Je pense sincèrement que l’équipe a une réelle capacité à ne pas céder et à faire preuve de résilience dans les moments difficiles. Maintenant, nous allons voir dans les matchs qui arrivent et qui seront très importants… ».
Le SLUC Nancy entre dans un moment charnière de sa saison. Les prochaines semaines diront si cette résilience affichée peut se traduire concrètement au classement.
Une exigence qu’il relativise
Pour égaler les 14 victoires de la saison passée où le SLUC avait terminé son exercice à la 9e place (14 victoires et 16 défaites), Nancy devrait remporter sept de ses dix derniers matches. Une perspective qui semble compliquée au vu de la dynamique actuelle. Mais le coach remet les choses en perspective.
« Nous allons avoir beaucoup de matchs à notre portée… Mais c’est quand même bizarre, cette exigence que vous avez… D’ailleurs, je n’ai jamais dit que nous allions gagner quatorze matchs. »
Il rappelle le contexte structurel du club : « La saison dernière, nous avons obtenu quatorze victoires avec six joueurs majeurs qui étaient restés. Là, nous sommes repartis d’une feuille blanche, avec une équipe de jeunes, avec les blessures en début de saison de Mohammad Amini, d’Enzo Goudou-Sinha, de Stéphane Gombauld… Il faut raison garder ! »
Dans son esprit, une fin de saison entre 12 et 14 succès constituerait déjà une performance solide : « Si nous terminons entre douze et quatorze victoires, ce sera très bien ! »
Un changement de cycle assumé
Au-delà des résultats bruts, le technicien lorrain insiste sur le travail de fond engagé cette année. « Mettre des joueurs à niveau, comme nous l’avons fait avec Clément Frisch, Antony Labanca ou Caleb Walker, ça prend du temps. Ça ne prend pas que six mois… ».
L’ancien coach du BBD se projette déjà sur la suite, évoquant une base prometteuse pour la saison prochaine : « Lorsque je vois l’équipe que nous pourrions avoir la saison prochaine, avec Enzo (Goudou-Sinha), Stéphane (Gombauld), Mohammad (Amini), Marco (Fodzo Dada), Kévin (Marsillon-Noléo)… Là, il y a une bonne ossature. Une ossature qui a dominé Villeurbanne pendant un peu plus de vingt minutes. Changer de cycle, c’est un gros travail. »
Entre série noire et volonté de construire dans la durée, le SLUC Nancy avance sur une ligne de crête. Les résultats à venir diront si la projection défendue par Sylvain Lautié peut survivre à l’urgence du présent.
Prochain rendez-vous pour Sylvain Lautié et ses hommes le 7 mars prochain pour la réception de Chalon-sur-Saône. Un match qui marquera le retour Phlandrous Fleming Jr à la compétition après plus d’un mois d’absence.


























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