Recherche
Recherche
  • À la une
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Pro Basketball Manager
  • Mes joueurs
  • Scouting
  • Records
  • Équipe de France
  • Interviews
  • CONTACTEZ-NOUS

« Un allez-hop de Victor Wembanyama à la sirène » : le ministère de la Culture veut franciser le basket

Le ministère de la Culture propose 22 nouveaux termes pour limiter "l’invasion" des anglicismes dans le basketball français. Une initiative qui voudrait faciliter la compréhension du jeu pour les néophytes, à travers des traductions parfois surprenantes. Voire très saugrenues. On fait le point sur BeBasket (ou SoisPanier).
« Un allez-hop de Victor Wembanyama à la sirène » : le ministère de la Culture veut franciser le basket

Victor Wembanyama, en plein « allez-hop » avec San Antonio

Crédit photo : Scott Wachter-Imagn Images
MARRE DES PUBS ?

Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.

À partir de 5€Essai gratuit

Voilà une réforme des règles que nous n’avions pas vu venir. Alors que la FIBA a officialisé plusieurs changements majeurs dans son règlement d’arbitrage, c’est au tour… du ministère de la Culture français d’y aller de sa proposition. Dans un long texte publié sur le site France Terme, relié au ministère, l’instance prône un évitement des anglicismes « qui ne facilitent pas la compréhension du jeu pour les spectateurs ou téléspectateurs néophytes », au profit de termes français, parfois littéralement traduits de façon brute.

Ainsi, un groupe d’« experts du sport » a « élaboré une liste de 22 termes et définitions en français, publiée par la Commission d’enrichissement de la langue française au Journal officiel du 6 juin 2026 ».

« Un smash pour conclure le allez-hop »

En parcourant cette liste, on découvre que le spectaculaire « alley-oop » doit désormais s’effacer devant le très phonétique « allez-hop ». Si ce terme peut prêter à sourire, il est peut-être l’une des propositions les plus audibles. En fait, l’expression avait été empruntée au français par les Américains, pour annoncer un lancer vers le haut. C’est après que cela risque de se corser.

Le célèbre « dunk », lui, serait officiellement rebaptisé « smash ». Utilisé dans les sports de raquette ou encore le volleyball, il n’en reste pas moins un anglicisme également… Le terme « smash » figure même dans le dictionnaire de l’Académie Française en tant que « Mot anglais, signifiant proprement « coup violent qui écrase », dérivé de to smash, « frapper, écraser » »

Certaines propositions s’avèrent toutefois plus complexes, voire franchement farfelues dans un contexte de direct. Le « time out » devient une « interruption réglementaire ou stratégique » (lorsqu’il est demandé par l’entraîneur), une formulation qui risque de poser quelques problèmes de débit aux commentateurs lors des fins de matchs serrées. Alors que le terme « temps mort » existe, et est le plus fréquemment employé…

De même, le « trashtalking » est traduit par « provocation verbale », rendant très administratives voire judiciaires ces joutes oratoires pendant les rencontres. Les fins de matchs, justement, ne se joueront plus dans le « money time » mais durant les « minutes en or », où les « joueurs décisifs » (au lieu de « clutch ») tenteront d’inscrire le « panier à la sirène » (pour « buzzer beater ») qui assommerait l’adversaire.

D’autres termes sont plus intuitifs : le « spacing » devient l’« espacement », le « corner » devient le « coin » et le « All-Star Game » se transforme en « match des étoiles ». Notons que ces recommandations ne s’imposent qu’aux agents des services publics de l’État, et non aux joueurs ou aux journalistes.

Cette proposition de réforme des termes du basket :

Mais que deviendrait un article de BeBasket
à la « sauce France Terme » ?

Pour le savoir, replongeons-nous dans l‘un des matchs mémorables de Victor Wembanyama cette saison, avant le All-Star Weekend. Enfin, avant la trêve du match des étoiles. L’intérieur des Éperons de San Antonio avait alors inscrit 26 points face à Golden State (dont on vous passera la traduction) au lendemain de ses 40 unités face à Los Angeles.

Victor Wembanyama encore chaud avant le match des étoiles,
les Spurs enchaînent une 6e victoire de suite

Victor Wembanyama a encore brillé avec 26 points face aux Warriors, au lendemain de ses 40 unités contre les Lakers. Avant le match des étoiles, le Français emmène San Antonio vers une sixième victoire consécutive.

Au lendemain de ses 40 points inscrits sur le parquet des Lakers, Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) a remis ça. L’intérieur des Spurs a largement contribué au succès de San Antonio à Golden State (126-113), validant une sixième victoire consécutive juste avant la trêve du match des étoiles. Victor Wembanyama confirme ainsi sa montée en puissance et installe un peu plus les Spurs parmi les ténors de la Conférence Ouest.

Pourtant, tout n’a pas été simple en Californie. Les Spurs ont compté jusqu’à 16 points de retard en troisième quart-temps (86-70), face à des Warriors adroits derrière l’arc malgré l’absence de Stephen Curry, toujours blessé au genou. Mais sous l’impulsion de De’Aaron Fox (27 points) et de Keldon Johnson (21 points), San Antonio a terminé le troisième quart-temps sur un impressionnant 24-8 pour revenir à égalité (94-94). Victor Wembanyama, malgré la provocation verbale et la défense rugueuse de Draymond Green, a tenu son rang dans les moments décisifs.

Dans le dernier acte, le Français a définitivement pris le contrôle. Allez-hop smash, contre autoritaire puis tir à trois points en l’espace de quelques secondes : Victor Wembanyama a permis aux Spurs de creuser un écart de points décisif.

Il termine la rencontre avec 26 points à 8/17 aux tirs, 9 rebonds et 4 passes décisives en 33 minutes, s’offrant aussi un allez-hop à la sirène. San Antonio boucle ainsi la première partie de saison avec un bilan de 38 victoires pour 16 défaites, soit la deuxième meilleure marque à l’Ouest. Après six saisons sans phase finale, la franchise texane s’affirme désormais comme un sérieux prétendant.

Victor Wembanyama va désormais prendre la direction de Los Angeles pour le match des étoiles. À 22 ans, il honorera sa deuxième sélection, la première dans le cinq majeur. Une récompense logique au regard de son impact grandissant et de la dynamique des Spurs.

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

À partir de 5€Essai gratuit
« Un allez-hop de Victor Wembanyama à la sirène » : le ministère de la Culture veut franciser le basket - BeBasket