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Un an après, où en est Loïs Grasshoff, le facteur X de la finale de la Leaders Cup 2025 ?

Un an après avoir crevé l'écran en finale de la Leaders Cup 2025 entre Le Mans Sarthe Basket et l'AS Monaco, Loïs Grasshoff va suivre les retrouvailles entre les deux clubs devant sa télévision. Le facteur X du dernier sacre manceau retrace ses souvenirs de Caen et raconte son évolution depuis.
Un an après, où en est Loïs Grasshoff, le facteur X de la finale de la Leaders Cup 2025 ?

28e minute de la finale de la Leaders Cup 2025 : Loïs Grasshoff plante son premier 3-points en LNB

Crédit photo : Julie Dumélié

Même un an après, la Leaders Cup 2025 continue de poursuivre Loïs Grasshoff. Ainsi, mardi soir, un jeune garçon attendait le Marseillais devant l’entrée des vestiaires de la Halle Marlioz, un papier à la main.

Pour un autographe ? Non, pour lui donner le fruit de son travail : un dessin, où il s’est appliqué à reproduire du mieux possible le cliché de notre photographe Julie Dumélié, représentant Grasshoff en train de défendre sur Mike James en finale l’an dernier à Caen. « C’est trop mignon », s’émeut l’ailier d’Aix-Maurienne.

Alors que Monaco et Le Mans se retrouveront  ce dimanche à l’Arena Futuroscope en finale, Loïs Grasshoff avait été le facteur X de l’édition 2025, remportée par le MSB. Avant de débarquer en Normandie, il cumulait cinq minuscules minutes de jeu en Betclic ÉLITE, réparties sur trois apparitions. Avant d’être lancé dans le grand bain, avec 11 minutes de moyenne sur la compétition.

« J’ai eu la petite émotion en revoyant les photos ! » 

« C’est clair que ça a changé ma carrière », sourit-il, un an après. « J’en reparlais récemment avec Ahmad Dekaki (désormais Espoir à Bourg, ndlr), qui faisait partie du groupe. Je n’ai même pas les mots pour exprimer ce qu’on a fait ce week-end là… J’ai eu la petite émotion en regardant le récap’ des photos sur mon téléphone pour la date anniversaire (le 16 février). C’était magique ! »

Surtout qu’en plus de soulever le trophée, l’enfant du SMUC avait été l’un des protagonistes majeurs de la finale, largement responsabilisé par Guillaume Vizade (18 minutes) et loin d’être ridicule en défense sur celui qui était le MVP de l’EuroLeague. « J’ai plus appris en quasiment 20 minutes que sur plusieurs semaines d’entraînements, c’était exceptionnel ! »

Cerise sur le gâteau, il s’est offert l’un des tirs bascules de la finale, au cœur du troisième quart-temps. Alors que Monaco menaçait de revenir, avec un premier rapproché à -6, il a contraint Mike James à un tir difficile, avant de sanctionner dans le corner de l’autre côté (74-62, 28e minute). « Ce tir est inoubliable », s’exclame… Williams Narace« Quand il le met, on éclate tous de joie. ! Ce sont des beaux moments pour nous et surtout pour lui. Loïs est un gros bosseur et je savais qu’il aurait son moment un jour. Ça venait récompenser tout son travail ! » 

« Ce shoot était assez naturel », enchaîne le Phocéen. « Je prends ce que le jeu m’amène. Guillaume Vizade nous reprenait à l’entraînement quand on ne prenait pas les shoots ouverts. Là, j’étais tout seul et même si j’en avais raté un juste avant, je l’ai senti. J’ai mis dedans, c’est tant mieux ! » 

Désormais un joueur important en ÉLITE 2

Plus important, encore, cette finale n’était pas qu’un one-shot. « Elle m’a permis de gagner en confiance », apprécie Grasshoff. Inséré un peu plus régulièrement dans la rotation du MSB par la suite (11 d’évaluation en 9 minutes contre l’ASVEL), le champion du monde juniors de 3×3 est désormais devenu un vrai joueur professionnel en ÉLITE 2. « Je travaille énormément, que ce soit physiquement ou mentalement », clame-t-il. « J’essaye de faire au mieux pour être le plus constant possible. Ce que j’aime, c’est envoyer sur le terrain, mettre de l’énergie, de l’intensité, partager avec les autres. » 

Au sein de son équipe d’Aix-Maurienne, Loïs Grasshoff est servi, avec une vraie cohésion qui se dégage du groupe savoyard, dont il est l’un des symboles (9,6 points à 50% et 4,1 rebonds de moyenne). « S’il y a bien un joueur qui colle sa saison individuelle à celle collective, c’est lui« , indique son coach, Julien Cros. « Il a très bien démarré, avant de connaître un petit creux en octobre – novembre, puis de nouveau une progression quotidienne qui se superpose à notre série de victoire. Ce n’est pas le fruit du hasard. C’est un mec qui a besoin du collectif mais qui lui apporte aussi tellement. Au quotidien, il est drôle, jovial, il amène une super énergie et une notion de plaisir au quotidien. Il ne met pas son projet individuel en avant, reste tourné vers la réussite du groupe avant tout. Je suis ravi de ce qu’il fait. »

De la Sarthe à la Savoie, Loïs Grasshoff reste épanoui (photo : Cécile Thomas)

Le MSB apprécie ses progrès en Savoie 

De quoi lui permettre de réintégrer les rangs du Mans Sarthe Basket dès cet été, lui qui n’est que prêté à Aix-Maurienne, pourquoi pas pour former un duo de Grasshoff avec son jeune frère Bastien ? « On verra après, je suis concentré sur notre fin de saison », botte en touche le principal intéressé. Mais le MSB ne rate pas une miette de ses progrès, à l’image de Guillaume Vizade, capable de citer précisément ses statistiques.

« Il vient de faire un très bon match contre Roanne, avec 23 d’évaluation en 23 minutes », applaudit le technicien clermontois. « Il a eu beaucoup d’impact : quand il était sur le terrain, Aix-Maurienne était largement devant la Chorale (+25). Loïs est un joueur qui connait bien son rôle, qui a réussi à transférer en ÉLITE 2 ce qu’il faisait en Betclic ÉLITE, tout en étant plus performant. On est hyper heureux de le voir épanoui dans une équipe qui joue bien, avec beaucoup de jeunes, d’enthousiasme et un jeune coach qui fait un très bon travail avec lui. Il continue d’avancer et on évoluera à la fin de l’année s’il a suffisamment avancé pour réintégrer l’équipe. Il y a beaucoup de questions autour de ça. » 

Loïs Grasshoff vainqueur d’un trophée dès son sixième match LNB (photo : Loic Wacziak)

Que l’AS Monaco se rassure : Loïs Grasshoff ne sera pas à Poitiers ce dimanche. « Je pense que le MSB est capable de refaire le coup« , clamait le néo-savoyard dès mardi dernier, quatre jours avant la qualification sarthoise pour la finale. « Je serai devant ma télé pour suivre ça de près et soutenir mon frère. » Car il n’aura échappé à personne qu’il y a un autre Grasshoff au sein de l’effectif manceau. Facteur X, version 2 ?

À Aix-les-Bains et à l’Arena Futuroscope,

Commentaires


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lefree74
Les Gadoux du 21eme s!!
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lulutoutvert
je leur souhaite la même carrière aux 2 Grasshoff, ça serait déjà très bien. après s'ils peuvent faire mieux, don't hesitate
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ninolenoir
Ils ont l'air quand même un peu plus gentils ;)))
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Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.