Valérie Garnier bientôt directrice sportive d’un club d’ÉLITE 2 ?

Valérie Garnier bientôt aux manettes du CBC ?
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitLe Caen BC tient peut-être sa future architecte. Alors que la rumeur court depuis plusieurs jours, elle a été rendue publique par Théo Quintard : Valérie Garnier, figure majeure du basket français intronisée au FIBA Hall of Fame en 2023, devrait prochainement rejoindre le club normand en qualité de directrice sportive.
Une reconversion inédite pour celle qui a passé l’essentiel de sa carrière sur les bancs d’équipes féminines, à l’exception de son passage à Tours (NM1), mais aussi un signal fort envoyé par une direction qui a visiblement décidé de passer à l’action.
🚨 INFO. Ancienne sélectionneuse de l’équipe de France féminine, Valérie Garnier devrait prendre le poste de directrice sportive du Caen Basket Calvados (CBC), en #ProB.
— Théo Quintard (@TheoQuintard) April 29, 2026
Le paradoxe caennais
Le décalage entre les moyens investis et les résultats obtenus cristallise depuis plusieurs mois les interrogations sur l’organisation sportive interne. Le diagnostic est posé depuis longtemps : depuis le départ d’Éric Fleury à l’été 2022, le poste de directeur sportif est resté vacant. Un choix qui avait pu sembler tenable dans un premier temps, mais qui apparaît aujourd’hui comme un frein structurel dans un championnat de plus en plus exigeant.
Lecrosnier, premier défenseur du poste
C’est l’entraîneur principal lui-même, Jean-Baptiste Lecrosnier, qui a ouvert publiquement le débat. Dans les colonnes d’Ouest-France, le technicien a longuement plaidé pour la création d’un tel poste, insistant sur son rôle central : non pas simplement recruter, mais construire une vision globale, de la formation jusqu’à l’équipe professionnelle, en passant par une veille permanente sur les marchés et les profils.
Jean-Baptiste Lecrosnier sait de quoi il parle. À Bourg ces dernières saisons, où il a travaillé aux côtés de François Lamy, il a pu mesurer concrètement l’impact que peut avoir une telle fonction sur la cohérence et la performance d’un club. « Il est tout simplement le meilleur dans son domaine », nous disait-il récemment. Ce référentiel nourrit sans doute sa conviction que le Caen BC ne peut pas continuer à fonctionner sans ce pilier.
Garnier, un profil inédit
Pour occuper ce rôle, le Caen BC aurait donc jeté son dévolu sur Valérie Garnier. À 61 ans, la native de Cholet incarne une carrière d’exception. Sélectionneuse de l’équipe de France féminine de 2013 à 2021, elle a conduit les Bleues à cinq médailles européennes et à la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo.
Sur le plan des clubs, elle a notamment remporté l’EuroLeague avec Fenerbahce en 2024, avant d’être remerciée par le club stambouliote au printemps 2025 à l’issue d’une demi-finale d’EuroLeague perdue.
Depuis, Garnier n’avait pas rebondi sur un banc, mais passait ses diplômes pour pouvoir décrocher ce poste. La perspective d’un poste de directrice sportive en ÉLITE 2 représenterait donc un virage inédit dans sa trajectoire, de la conduite des équipes à la construction des projets. Un changement de registre audacieux, surtout quand on ne compte que six mois d’expérience dans le basket masculin, à Tours, en 2023. Mais un passage qui l’avait profondément marqué, comme elle nous l’avait confié lors de son mandat à la tête du Fenerbahçe.
« Ces six mois à Tours ont représenté une bouffée d’oxygène incroyable. Il y a aussi eu le plaisir d’accomplir ce que j’ai toujours rêvé de faire dans le basket féminin. C’est à dire jouer à très haute intensité, avec tout qui va plus vite, tout qui va plus haut, tout qui est plus fort, tout qui est plus puissant. En fait, j’ai adoré… Si ce n’avait pas été le Fenerbahçe, je serais toujours à Tours aujourd’hui. »





















Commentaires