2h28 et 83 lancers-francs plus tard, l’Élan Chalon remporte un derby électrique contre la JL Bourg

Après un match interminable, l’Élan Chalon de Yohan Choupas a fini par mater la JL
Bientôt, il faudra prévenir les gens venant assister à un match de basket qu’ils devront prendre une demi-journée off. Et que s’ils ont de la chance, ils pourront peut-être voir un peu de basket entre les lancers-francs, les palabres et les incessants arrêts de jeu. 2h28, 67 fautes et 83 tirs de réparations plus tard, le derby entre Chalon-sur-Saône et Bourg-en-Bresse s’est donc (enfin) terminé sur une victoire de l’Élan (100-84).
Une revanche méritée pour l’équipe bourguignonne, qui avait eu le temps de laisser macérer sa frustration de sa défaite sur le fil à Ékinox en décembre. Et de s’en nourrir pour pousser très loin le curseur de l’agressivité, à l’image d’un Clarence Nadolny invraisemblable dans l’intensité défensive, au cœur d’une rencontre digne des playoffs en ce qui concerne ce secteur.
« Un match de guerriers »
« C’était un match de guerriers », tranche Mathéo Leray. « Au vu des circonstances de l’aller, avec la tension qu’il y a eu, on savait que ce serait une grosse rencontre, qui se jouerait au mental. Il fallait être l’équipe qui en voudrait le plus. »

Et visiblement, c’était Chalon. Peut-être logique, vu l’immense échéance européenne qui attend la JL Bourg mercredi à Besiktas en finale d’EuroCup. Même si les Bressans auraient eu tort de sous-estimer l’importance de cette rencontre, cruciale pour rester dans le Top 4 de Betclic ÉLITE.
« Est-ce qu’on peut siffler plus de fautes que ça ?! »
D’ailleurs, ils ne l’ont pas fait, répondant largement présent dans l’engagement. Mais ils sont passés à côté collectivement, poussifs sur certaines séquences, bien payés de n’être qu’à -4 à la pause (ah, sans Both Gach…). Avant de « perdre leurs nerfs », dixit Elric Delord, à l’image d’un Kevin Kokila, invité surprise de la partie (5 contres !), suite à un recours suspensif devant le CNOSF, mais qui s’est éparpillé avec des émotions un peu trop présentes, pour finalement être expulsé, comme Adam Mokoka quelques instants plus tard… De quoi assurer les officiels burgiens d’un nouvel aller-retour devant la Commission de Discipline de la LNB, qu’ils ont déjà un peu trop fréquenté cette saison, avec un énième rapport évitable.
Mais revenons-en aux lancers-francs. Si l’on veut synthétiser grossièrement le dénouement du soir, au-delà du nombre total de tentatives, les 17 échecs de la Jeu pèsent forcément lourd (33/50) dans une défaite de…. 16 points (100-84)… « Si on avait marqué tous les lancers-francs, on aurait gagné d’un point », relève un Frédéric Fauthoux désabusé sur cet aspect, largement plus remonté sur d’autres. « Mais est-ce qu’on peut siffler plus de fautes que ça ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais vu ça dans ma carrière. C’est un vrai questionnement dans notre LNB afin de savoir ce qui est autorisé pour jouer au basket. »

L’Élan a presque validé le play-in
83 lancers-francs, et quasiment 150 minutes de match, c’est aussi beaucoup trop pour intéresser le grand public en haleine, dans la salle d’une part, et encore pire devant la télévision. « Oui, c’est frustrant que ce soit aussi long », admet Elric Delord. « Mais de l’autre côté, c’est très difficile à arbitrer. On avait une intensité playoffs, Bourg a perdu ses nerfs. Les arbitres doivent être capables de tenir ça et c’est compliqué. Avec le contexte, c’était bien que ça siffle un peu trop plutôt que pas assez. »
Après avoir produit une bouillie de basket la semaine dernière à Boulazac, qui aurait pu s’avérer particulièrement coûteuse dans la course au play-in, l’Élan s’est donc rattrapé en assurant quasiment, a minima, un Top 10. « Mais nos objectifs sont bien plus hauts que ça », précise Elric Delord. Et ceux de la JL aussi, et c’est toujours le technicien chalonnais qui en parle le mieux. « Ça leur a fait une très bonne préparation de finale d’EuroCup car ça va être l’enfer à Besiktas. J’espère que ça leur aura servi à ça, afin qu’ils ramènent le titre européen sur le sol français. »
À Chalon-sur-Saône,





























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