« 40 bonnes minutes » : Frédéric Fauthoux savoure le sérieux des Bleus face à la Slovénie

Frédéric Fauthoux s’est satisfait de la performance française, tout en soulignant les axes d’amélioration
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitAlors que l’orage arrosait la capitale, les fans français ont inondé l’Accor Arena pour assister à une victoire écrasante de leur sélection. Dominants de bout en bout, les Bleus ont fait rugir les 16 000 spectateurs parisiens au rythme de leur match, beaucoup plus satisfaisant que les deux précédents aux yeux du coach Frédéric Fauthoux.
« Le début de match que l’on voulait »
Le sélectionneur a entamé sa conférence par un point très général, teinté de satisfaction : « C’était un bon match. Nous sommes venus avec le bon état d’esprit. […] C’est vraiment difficile de faire 40 bonnes minutes quand on mène de 25 points à la mi-temps. Mais ce soir, nous les avons faites, ces 40 bonnes minutes. Nous sommes restés concentrés, avons fait du bon travail défensivement d’abord, puis offensivement bien sûr. La prochaine fois, on pourra marquer plus [de tirs], mais c’était un bon match. »
Pour aborder cette rencontre officielle, Frédéric Fauthoux a fait le choix de la continuité, en alignant le même cinq de départ que face à la Serbie à Orléans (Sylvain Francisco, Evan Fournier, Terry Tarpey, Jaylen Hoard et Victor Wembanyama). Interrogé sur ce choix et l’excellent début de match des Tricolores, le sélectionneur a corrélé cette réussite avec la connexion plus fine entre chaque individualité. « Plus ils vont jouer ensemble, plus ces joueurs trouveront des automatismes. On a fait vraiment le début de match que l’on voulait, c’est-à-dire qu’on voulait être agressifs défensivement, courir avec le ballon et trouver des tirs ouverts. »
Si tout n’a pas été parfait, Fauthoux retient le positif, malgré une terrible maladresse derrière l’arc, : un famélique 7/34 aux tirs de loin (20,6%). « On a eu des périodes un peu passives, mais le début de match a été très intense et nous sommes restés durs des deux côtés du terrain. On a trouvé énormément de tirs ouverts, on a été aussi agressifs vers le panier avec beaucoup de lancers francs, surtout pour nos postes 5. On ne peut pas être adroit à tous les matchs, mais si on garde cette agressivité et cette envie de se partager la balle, on aura de nouveau des tirs ouverts. Quand on a déjà marqué 92 points, c’est déjà très bien. »
10 minutes de promesses pour le duo Wembanyama – Gobert
Très attendue après les tâtonnements des matchs de préparation, l’association des deux tours de contrôle, Rudy Gobert et Victor Wembanyama, a été testée de manière plus conséquente face aux Slovènes. Les deux intérieurs ont partagé une dizaine de minutes sur le parquet. Une nouvelle expérimentation, mais utile aux yeux du coach : « C’était d’abord stratégique parce que on s’imaginait que contre une équipe comme ça, ça pourrait être très impactant. Et puis c’est l’occasion encore de les associer sur différentes choses qu’on a travaillées entre les deux matchs de Serbie et celui de ce soir [jeudi 27 août]. »
Victor Wembanyama (France) - Rudy Gobert (France)
| Victor Wembanyama | Rudy Gobert | |
|---|---|---|
| PTS | 22 | 9 |
| REB | 9 | 7 |
| PD | 0 | 1 |
| IN | 0 | 0 |
| CO | 1 | 2 |
Face à un secteur intérieur slovène amoindri et manquant de répondant physique, c’est surtout le capitaine des Bleus Victor Wembanyama (22 points, 9 rebonds) qui s’est régalé. L’importance de la jeune superstar a de nouveau été appuyé par Frédéric Fauthoux. « Victor est le leader de l’équipe. Et comme pour chaque grand leader, donner le momentum du match est très important. La consigne n’était pas forcément de dire ‘Victor, tu joues tel système pour être agressif’ ; mais que chacun ait son rôle pour exploiter nos forces. Là, ils avaient un secteur intérieur moins fourni que nous. »
La Suède en ligne de mire
Avec six victoires en sept rencontres de qualification, la route vers le Mondial 2027 se dégage petit à petit. S’il n’en sait « absolument rien » quant au timing de la qualification française – « le plus tôt possible » – il se projette en revanche sur le match de dimanche en Suède, qu’il refuse de sous-estimer.
« C’est une équipe qui a battu la Finlande en Finlande, c’est jamais simple. J’attends que l’on continue à être sérieux dans ce que l’on fait depuis qu’on est réunis en août. C’est important de rester connecté et concentré parce que cette équipe-là, on ne pourra plus la voir jusqu’à potentiellement l’été prochain. » Chaque minute vaut donc de l’or pour les Bleus, qui peuvent continuer de travailler vers leurs grands objectifs en compétition dimanche.
Depuis l’Accor Arena, Bercy…

































Commentaires (0)