Décryptage tactique : comment la JL Bourg a dominé le Besiktas Istanbul en finale de l’EuroCup ?

À l’image d’Adam Mokoka, les Bressans ont mené la vie très dure au Besiktas pendant la finale
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À partir de 5€Essai gratuitLa JL Bourg vient de réaliser l’exploit le plus retentissant de son histoire en remportant l’EuroCup face au club turc de Besiktas Istanbul. Pour comprendre comment Bourg-en-Bresse a construit ce sacre, Process Corporation a réalisé une vidéo décryptage du dernier match de la finale.
Une défense qui étouffe la meilleure attaque d’EuroCup
Besiktas arrivait en finale avec le statut de meilleure attaque de la compétition : 90 points marqués en moyenne. La JL leur en a concédé 60 au match 1, 71 au match 2. Soit une vingtaine de points en dessous de leurs standards. Ce n’est pas un hasard. C’est un système. La philosophie de Fauthoux repose sur l’intensité du contest : contester chaque déplacement, interdire la mise en place des systèmes adverses, forcer le porteur de balle à attaquer à la fin des 24 secondes. Le but : dérégler le timing. Et ça a fonctionné, les Turcs se sont retrouvés à chercher des espaces de passe qui n’existaient plus, à hésiter, à perdre des ballons sur des situations pourtant favorables.
La défense bressane était aussi agressive que calculée. Les joueurs prenaient des risques, sortaient fort en close-out confiants dans les rotations derrière eux. L’exemple le plus emblématique : Tajuan Agee qui chipe la balle à Devon Dotson alors que le meneur avait un mismatch favorable. Un geste qui résume toute l’identité défensive de Bourg.
Cette pression en périphérie était soutenue par un travail de dissuasion en protection de cercle. Les postes 4 athlétiques de Bourg, Ricky Lindo en tête, ont réalisé un énorme travail de dissuasion, permettant des rotations défensives propres après chaque close-out.
La bataille du rebond offensif : 18 prises
En finale, la réussite au tir n’est jamais garantie. Ce qui ne peut pas manquer, en revanche, c’est l’abnégation. Bourg a pris 18 rebonds offensifs sur ce match 2, soit cinq de plus que son adversaire. Autant de secondes chances, autant de points faciles qui s’accumulent. Sur plusieurs séquences, Ricky Lindo, Tre Mitchell et Kevin Kokila se sont battus pour capter deux, voire trois rebonds offensifs sur la même action. Sur chaque tir, un ou deux joueurs bressans se jetaient à la lutte pour gratter le ballon qui traînait ou parfois leur propre rebond. Sans se précipiter pour autant : la JL a su être patiente, faire circuler le ballon, et trouver le bon tir après un rebond offensif. Notamment une belle connexion entre Kokila et Adam Mokoka pour finir sur un gros dunk !
La dernière action, rien n’était laissé au hasard
La dernière action de la rencontre, celle qui a scellé le titre, n’avait rien d’improvisé. Elle avait été préparée. Adam Mokoka est connu pour sa capacité de drive main droite et ses qualités physiques hors norme. Assemian Moularé l’a servi avec un main-à-main pour que le futur MVP arrive à pleine vitesse côté droit, avec un champ d’attaque large et un spacing maximal, avec des shooteurs prêts à punir toute mauvaise décision adverse. Mokoka a drivé fort, fait la différence et inscrit le layup décisif pour crucifier Besiktas.
En attaque : coupes, pick-and-roll et spacing
Sur le plan offensif, la JL a tourné autour de plusieurs outils bien huilés. Les coupes sans ballon, exécutées proprement, ont créé des décalages simples et efficaces tout au long de la rencontre. Le pick-and-roll a également été ciblé comme arme principale. La consigne pour le porteur de balle : attaquer large, multiplier les options ! Pour pouvoir rejouer le pick-and-roll, faire sortir le poste 5 loin en forçant la défense en protection de cercle à sortir, contre-attaquer sur le côté faible ou libérer la raquette grâce à des « Gortat screens » des écrans posés par les intérieurs pour dégager l’axe. Une attaque construite, lisible pour ses joueurs, illisible pour Besiktas.























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