Kevin Kokila, recruté en NM1, capitaine de la JL Bourg victorieuse de l’EuroCup : « Je suis le plus heureux du monde ! »

Kevin Kokila a fait chavirer Ékinox mardi soir
Kevin, deux ans après la médaille de finaliste, vous voici avec une toute autre médaille cette fois…
Je suis un peu déçu, je pensais que ce serait une médaille d’or… (il sourit) Mais bon, il y a écrit « champions ». En 2024, c’était marqué « vice-champions ». Donc celle-là a un plus de poids. Elle est particulière. Pour moi qui suis là depuis quatre ans, depuis le début du projet et du nouveau cycle, elle représente beaucoup. Ce trophée récompense toutes les années de travail, tous les joueurs qui sont passés par là comme Hugo Benitez, Maxime Courby, Pierre Pelos, Isiaha Mike, Zacch (Risacher)… Je peux tous les citer, ils ont tous permis à ce que le club en arrive là aujourd’hui. C’est la récompense d’un travail acharné, humble, en silence. Petit à petit, on a gravi les échelons et on est sur le toit de l’Europe maintenant… (il se reprend) Le toit de l’EuroCup. On va profiter, le club et la ville le méritent.
« Je suis à la maison ici ! »
Qu’avez-vous ressenti au moment où vous avez soulevé le trophée au milieu d’Ékinox ?
Une émotion incroyable. J’ai repensé à mes débuts, au jour où j’ai signé ici, à mes années d’apprentissage. Je suis arrivé par la petite porte : j’ai été back-up, titulaire, capitaine cette saison. C’est l’accomplissement, l’aboutissement d’un cycle. Je suis le plus heureux du monde.

Pour en revenir au match, vous avez livré une deuxième mi-temps remarquable, en tenant le Besiktas à seulement 31 points…
C’est ça. Comme on dit, l’attaque gagne des matchs et la défense gagne des titres. On l’a encore prouvé sur cette finale, avec deux gros matchs défensifs, face à une très belle équipe. Mais on a été meilleurs. Quand on défend comme ça, quand on est concentré comme ça, on est très difficiles à battre. Je savais que le Besiktas allait craquer au bout d’un moment. Ils ont eu leur run mais on est resté serein. C’est la force de caractère de cette équipe-là, qui s’est construite dans le dur, avec des défaites rocambolesques. Mais on a appris.
Personnellement, vous avez eu un impact phénoménal en deuxième mi-temps (27 d’évaluation), sans jamais prendre votre quatrième faute qui aurait fait le plus grand mal à l’équipe…
Je suis resté concentré sur l’objectif collectif, qui était de gagner. Il fallait les limiter, essayer de contenir Ante Zizic, qui est un très fort joueur, très difficile à défendre. J’ai réussi à ne pas faire de fautes. En attaque, j’étais en confiance : j’ai eu de bons ballons de mes coéquipiers, j’ai réussi à finir, j’ai mis mes lancers-francs. La salle m’a aidé : je suis à la maison ici ! Rien ne pouvait m’arriver aujourd’hui, rien ne pouvait nous arriver aujourd’hui. C’est parfait !
« Si Adam passait l’épaule, c’était fini »
Racontez-nous cette dernière possession après l’égalisation de Jonah Mathews…
Le plan, c’était de donner la balle à Adam. Au temps-mort, Freddy nous a dit de finir le boulot de la meilleure manière possible. On connait les capacités d’Adam. On savait que très peu de joueurs pouvaient l’arrêter s’il allait au panier. J’étais prêt au cas où mais je savais que s’il passait l’épaule, c’était fini. C’est ce qu’il a fait. Il a mis le panier et on est champions. (il sourit)

À titre individuel, avez-vous pu vous servir de votre défaite de 2024 ?
Oui. Je savais tout l’engouement qu’il y allait avec, les médias, les supporters, que tout le monde allait nous pousser. Il ne fallait pas que ça rentre dans nos têtes, qu’on reste tranquilles, concentrés. Il fallait qu’on reste entre nous, du début à la fin, car chaque défense, chaque attaque allait être la clef pour gagner. J’ai dit au groupe de ne pas trop se projeter, de prendre action par action.






















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