Avec un nombre d’inscrits historiquement bas, la Draft NBA subit de plein fouet une nouvelle règle NCAA

AJ Dybantsa sera bien présent à la draft mais ce ne sera pas le cas de beaucoup de prospects.
La Draft NBA 2026 marque un tournant révélateur. Avec 71 joueurs seulement déclarés en tant que candidats anticipés, la ligue enregistre son plus faible total depuis plus de deux décennies. Un contraste saisissant avec la draft 2021, où 363 joueurs avaient tenté leur chance, représentant un record historique.
En l’espace de cinq ans, la tendance s’est inversée brutalement, jusqu’à rejoindre les totaux de 2003, une époque où les joueurs pouvaient sauter la case NCAA pour rallier la grande ligue.
The NIL era is flipping the NBA Draft on its head.
Only 71 players entered the 2026 NBA Draft, per the NBA. Down from 106 last year and a peak of 363 in 2021.
That's the lowest early-entrant total since 2003.
College basketball stars are staying in school, overwhelmingly. pic.twitter.com/sGoHkBuVU5
— Jonathan Givony (@DraftExpress) April 27, 2026
Une révolution en trois lettres
Le principal facteur derrière cette chute porte un nom : le NIL (Name, Image and Likeness), un dispositif mis en place voila 5 ans permettant notamment à un élève-athlète de monnayer son image ou son nom. Et d’encaisser des sommes colossales pour certains ! Des émoluments pouvant dépasser ceux d’un contrat rookie. Un changement de paradigme pour des étudiants qui ne pouvaient espérer davantage qu’une bourse avant cela.
Le cas de AJ Dybantsa illustre parfaitement cette mutation. Le prospect a rejoint Brigham Young University (BYU) pour un contrat estimé à 7 millions de dollars, dont cinq millions proviennent directement de l’université situé dans l’Utah.
Le NIL change la donne pour les prospects
Dans ce nouveau contexte, le calcul a changé. Pour de nombreux jeunes, notamment ceux qui ne sont pas assurés d’être sélectionnés au premier tour, rester à l’université devient une option plus intéressante financièrement.
En NBA, les écarts de salaire sont très marqués. Auparavant, le moindre salaire était attractif pour les prospects mais désormais, des joueurs peuvent gagner bien plus en restant à la fac.
It’s pretty wild that before NIL, players were straight broke before that first NBA paycheck hit. pic.twitter.com/GK1X6LLjiX
— The Lead (@TheLeadSM) April 27, 2026
Le premier choix de la draft garantit un contrat de 62 millions de dollars sur quatre ans. Le 30e choix, quant à lui, permet de gagner environ 14 millions sur la même période. Néanmoins, dès le second tour, les garanties disparaissent et les contrats deviennent bien plus précaires, certains joueurs n’intégrant même pas la NBA.
Le cas de Thomas Haugh, ailier des Florida Gators, est particulièrement révélateur. Annoncé comme un potentiel choix de loterie, le natif de Pennsylvanie a pourtant décidé de rester une saison supplémentaire en NCAA. Selon plusieurs projections, Haugh pourrait gagner autant via le NIL sur une seule saison que sur ses deux premières années en NBA s’il était drafté dans le top 20.
Thomas Haugh will earn over $4 million during his senior season at Florida after forgoing the 2026 NBA Draft.
Haugh and Braylon Mullins, two potential lottery picks, stayed put with schools now able to match their projected NBA salary slot.
NIL has completely changed the game. pic.twitter.com/L9T8rR8jFB
— Evan Sidery (@esidery) April 21, 2026
Dans son sillage, d’autres prospects annoncés au premier tour ont également choisi de rester en NCAA, comme Braylon Mullins à UConn ou Patrick Ngongba II du côté des Blue Devils de Duke.
La disparition de la classe moyenne ?
Ce phénomène ne touche toutefois pas les têtes d’affiche. Les meilleurs freshman du pays continuent de se présenter dès leur première année. Des profils comme Darryn Peterson ou Kingston Flemings devraient figurer en bonne place lors de la Draft 2026.
En revanche, les joueurs les plus impactés sont les profils intermédiaires. Pour ces jeunes qui ne se situent pas dans l’élite de la NCAA, il est plus intéressant de rester à l’université pour gagner plus. Les projections pour la prochaine cuvée semblent confirmer cette tendance, douze des quatorze joueurs sélectionnés dans la loterie pouvant être des freshmen.
La draft perd progressivement sa “classe moyenne”, ces joueurs autrefois nombreux à tenter leur chance sans garantie. La tendance actuelle dessine un basculement silencieux qui pourrait changer le visage du basket mondial alors que pléthore de jeunes basketteurs formés sur le vieux continent optent pour la NCAA au détriment des championnats nationaux et de leurs clubs formateurs.




















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