La loterie élargie à 18 équipes, une réalité dès la saison prochaine ?

Adam Silver pourrait annoncer un changement imminent du système de loterie.
Adam Silver n’a jamais caché son combat contre le tanking depuis son arrivée à la tête de la NBA en 2014. Sam Hinkie, ancien GM des 76ers en a fait les frais en 2016 pour clore le projet du « Process ».
Pour arriver à ses fins, le successeur de David Stern vise donc le système de la draft, avec l’objectif assumé de dissuader les franchises à perdre volontairement. Ce mardi, une réunion entre les propriétaires et le commissionner devrait permettre de trancher sur la réforme prévue concernant la loterie.
Une solution privilégiée : l’ouverture de la loterie à 18 équipes
Parmi les pistes évoquées ces derniers mois, une semble désormais tenir la corde : l’élargissement de la loterie à 18 équipes, contre 14 actuellement. Selon les informations de Sam Amick de The Athletic, cette option serait même devenue la priorité de la NBA et pourrait entrer en vigueur dès 2027.
Concrètement, les dix pires bilan de NBA auraient exactement le même pourcentage de chance d’obtenir le premier choix de la draft, soit 8%. Les 20% restants seraient ensuite répartis entre les huit autres équipes. Actuellement, seuls les trois pires bilans ont le même pourcentage d’accéder au first pick.
A “heavy front runner” has emerged in draft lottery reform to end tanking, per @sam_amick
– Change the lottery to 18 teams instead of current 14
– Bottom 10 teams have 8% chance of top pick
– Remaining 20% would be divided among the remaining 8 teams(https://t.co/QATL5O1fVB) pic.twitter.com/yJT1V0lfUK
— Fullcourtpass (@Fullcourtpass) April 27, 2026
L’objectif est clair. Par ce changement drastique, Adam Silver veut dissuader les équipes de perdre de façon volontaire en lissant les pourcentages. Il l’a d’ailleurs résumé sans détour lors d’un échange avec Sean Marks, General Manager des Nets : « Tu devrais partir du principe que, pour la saison prochaine, ta seule motivation sera de gagner des matchs ».
Une solution de repli mais une solution réellement efficace ?
Si la logique est compréhensible, elle soulève déjà de nombreuses interrogations en interne. Avec ce nouveau modèle, le 18e pire bilan de la ligue pourrait décrocher le premier choix. Autrement dit, la 12e meilleure équipe de la saison régulière pourrait récupérer un joueur générationnel. Transposé à cette saison, cela reviendrait à offrir autant de chances aux Bucks qu’aux Wizards de sélectionner un joueur comme AJ Dybantsa.
Même si les probabilités sont faibles, ce scénario n’a rien d’impossible. Sam Amick rappelle que les deux dernières franchises à obtenir ce graal n’étaient pas initialement bien placées. En 2024, les Hawks ont obtenu le premier choix avec uniquement 3% de chance au départ. Même constat en 2025, les Mavericks n’ayant que 1,8% de chance de choisir Cooper Flagg. Par ailleurs, cinq des vingt derniers gagnants de la loterie avaient moins de 5% de probabilités d’y arriver.
La remise en cause du principe de la draft
Si ce changement a bien lieu, ce serait un tremblement de terre pour toute la NBA. Adam Silver assume ce virage. Pour lui, le tanking nuit à l’attractivité globale de la NBA, que ce soit en salle ou à la télévision. Derrière cette réforme, il y a donc surtout un enjeu économique majeur.
Mais au final, va-t-elle réellement avoir un effet ? Pour faire partie des dix pires bilans de la ligue et avoir 8% de chance d’obtenir Tyran Stokes ou Caleb Holt, prétendant au premier pick de la draft 2027, les franchises devront tout de même perdre des matchs. La course au tanking pourrait être moins effrénée que cette année, pour autant, toutes les équipes ne vont pas se mettre à bien jouer.
No. 1 Player in the country Tyran Stokes just put on a show at the Jordan Brand Classic😮💨
29 PTS | 9 REBS | 7 AST | 3 BLK pic.twitter.com/go8JysPfjh
— B/R Hoops (@brhoops) April 18, 2026
Plus important, cette réforme remet directement en cause le principe même de la draft. Historiquement, elle sert à rééquilibrer la ligue en offrant les meilleurs jeunes talents aux franchises les plus en difficulté. Un principe qui a permis à de nombreuses équipes de se reconstruire et de redevenir compétitives.
Désormais, la méthode de sélection des jeunes semble être un fardeau pour la NBA d’Adam Silver, dont la volonté de modifier la loterie ne date pas d’hier. Serpent de mer par excellence, cette question pourrait bientôt être réglée. Reste à savoir si cette révolution atteindra réellement son objectif… ou si elle ne fera que déplacer le problème.
























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